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Paul McCartney : Back in the world / Back in the US

Paul McCartney : Back in the world / Back in the US (double cd + dvd)
(Capitol / Emi)

Ca y est ! Le premier dvd de Sir Paul McCartney est enfin dispo dans les bacs. Tout d’abord destiné au marché américain (zone 1), le film retraçant la tournée américaine de Paul arrive en France, en même temps que lui. En effet, pour fêter la tournée mondiale de McCartney, qui débute le 25 Mars à Paris, Emi a décidé de sortir plusieurs produits, à première vue similaires :

Back in the US - Double cd live reprenant la tournée américaine. En théorie, ce live n’est pas disponible sur le territoire français. Il est réservé uniquement au marché américain. En théorie seulement, car nous le retrouvons, en pratique, chez tous les bons disquaires.


Back in the US - Dvd live reprenant la tournée américaine + plein de bonus. C'est l’équivalent du double cd live, à quelques exceptions près.

Back in the world - Double cd live « Back in the world » qui reprend la majorité des titres paru sur l’édition américaine, à quelques exceptions près.

Suivant le support choisi, je m’aperçois de quelques différences dans le répertoire. Deux chansons ne figurent que sur l’édition américaine : « Vanilla Sky » et « Freedom »; et quatre chansons ne figurent que sur l’édition européenne : « Calico Skies », « Michelle », « Let’em in » et « She’s leaving home ». Le dvd, quant à lui, reprend l’intégralité du répertoire figurant sur l’édition américaine, dans un ordre différent, à l’exception des chansons « C Moon », « Mother Nature’s son » et « Lonely Road »… En conclusion : on sent le business à trois cent kilomètres à la ronde, et on s’y perd, pas vrai ?

Pour résumer : si vous voulez acheter un cd live de McCartney, vous achèterez « Back in the World ». Et si vous voulez acheter un dvd live de McCartney, vous achèterez « Back in the US ».

Le spectacle…

Pour parler du dvd, je commencerais par un événement qui pourrait paraître anecdotique, mais qui résume à lui seul l’optique de la tournée de McCartney. Dans le public, on aperçoit à plusieurs reprises une interprète en langue des signes qui « traduit » les chansons pour les sourds et malentendants présents dans la salle. C’est alors que l’on s’aperçoit de la réalité du concert : ce n’est pas un simple concert, c’est un spectacle. Ah ! C’est sans doute pour cette raison que la liste des chansons ne figure pas sur la jaquette du dvd : il faut cultiver la surprise. Ce dvd est un vrai show à l’américaine, genre « j’t’en mets plein le vue avec mes fumigènes », avec des écrans gigantesques derrière la scène qui projettent des images des Beatles ou de James Bond, des éclairages psychédéliquement hallucinants (« Live and let die », « The fool on the hill », « Sergent Pepper » ou « The end »), et, en ouverture du show, un spectacle de rue. Une vingtaine de comédiens, habillés façon Carnaval de Venise, exécutent des numéros de cirque et autres divertissements visuels. Dans les années 70, on appelait ce genre de spectacle un « happening ». Andy Wharol ou Yoko Ono en étaient spécialistes. Puis, tous ces comédiens quittent la scène lorsque le premier accord résonne. Sir Paul arrive…

Et ça commence très fort, comprenez par une chanson des Beatles. Lors de sa précédente tournée, en 93, il avait choisi « Drive my car ». Dix ans après, il exhume « Hello Goodbye »…

Une majorité de chansons des Beatles …

Sur 37 chansons, couvrant la carrière de Paul, nous en retrouvons 22 composées à l’époque des Beatles. Du jamais vu ! Paul l'explique à sa manière : "Quand j'ai pensé aux chansons à jouer durant mon show, je me suis mis à la place du public : que voudrait-il entendre ?" (...) "Ca veut donc dire que je vais jouer quelques chansons des Beatles, en fait beaucoup de chansons des Beatles, quelques chansons de Wings, et quelques chansons récentes. Par conséquent, le spectacle de 2 heures et demie couvrira toute ma carrière. En plus, je m'éclate à jouer avec mon nouveau groupe. Leur énergie est phénoménale !". Depuis des années (NDR : en fait depuis 1975), Paul reprend systématiquement des chansons de sa période Beatles. Les fans sont habitués à en entendre certaines : « All my loving », « Blackbird », « Yesterday », « The fool on the hill », « Back in the USSR », « Let it be », « Hey Jude », « Lady Madonna »…

Sur cette tournée, il a clairement décidé de donner la priorité à cette période, et a décidé d’interpréter des chansons qu’il n’a jamais pu chanter sur scène avec les Fab 4 (NDR : Qui ont arrêté les concerts en 1966, donc avant la sortie de « Sergent Pepper »…). Il avouera même, dans le dvd, que c’est la première fois qu’il les interprète en concert. Nous retrouvons donc « Hello Goodbye », « Mother Nature’s son », et surtout, deux chansons figurant sur l’album légendaire des Beatles, « Sergent Pepper ». Il s’agit de « Getting Better » et « She’s leaving home » (NDR : que l’on ne retrouve pas sur le dvd). Les fans apprécieront…

Les hommages …

Au milieu de ce répertoire, choisi judicieusement, nous retrouvons trois hommages. Tout d’abord un hommage à John Lennon, avec la chanson « Here Today » (NDR : qu’il n’avait jamais interprété en concert), que Paul avait composé juste après l’assassinat de John et qui figure sur l’album « Tug of war ».

Puis vient l’hommage à George Harrison avec cette interprétation déroutante de « Something » au ukulélé. Cette chanson, une des plus belles de George, figure sur l’album « Abbey Road ». Les fans auraient sûrement préféré une interprétation plus conventionnelle, mais bon (NDR : J’aurais préféré, personnellement, qu’il reprenne « While my guitar gently weeps » qu’il a interprété, en compagnie d’Eric Clapton, au Jubilé 2002 de la Reine d’Angleterre, dans les jardins de Buckingham Palace…).

Enfin, Paul interprète une des chansons préférées de son ex-femme, Linda : « My love ». Cette chanson figure sur l’album « Red Rose Speedway », et rattrape, à elle seule, la médiocrité de l’opus...

Les musiciens…

Habillé jeune, façon jean-baskets, et arborant fièrement un t-shirt rouge avec le message « No more land mines », Paul McCartney, 61 ans cette année, paraît rajeuni. En 1989 et 1993, lors de ses deux précédentes tournées mondiales, on s’était aperçu qu’il perdait progressivement sa voix. Résultat ? Une catastrophe ! Certains morceaux étaient purement et simplement massacrés. Et là, il nous revient avec dix ans de plus, et avec une voix et une énergie jamais vues. Que s’est-il passé depuis dix ans ? Il a arrêté les tournées mondiales, il a perdu sa femme, Linda. Il en a retrouvé une autre, Heather, qui doit avoir l’âge de sa fille, avec qui il s’est marié. Il a perdu son ami George Harrison, New-York s’est écroulé et W. s’est étouffé avec un bretzel…

Mais aucune de ces raisons ne peuvent être prises en compte pour expliquer cette fougue, même pas son mariage avec Heather. Non, s’il se sent renaître, c’est qu’il a recruté un groupe de jeunes musiciens qu’on appelle volontiers « tueurs » dans le métier.

A la batterie, nous retrouvons Abe Laboriel Jr. Véritable Dieu vivant de la batterie (NDR : Tout comme son père qui est un Dieu vivant de la basse…), il frappe comme un malade sur son instrument, ce qui vaut, d’ailleurs, une crise de rires entre Paul et Wix sur « Maybe I’m amazed ». L’énergie vient sans nul doute de lui. Quand vous avez un sauvage comme lui qui tape comme un sourd, ça vous booooooooste.

Aux guitares, nous retrouvons Brian Ray et Rusty Anderson. Ils font partie des p’tits jeunes qui montent. Ils ont à peine trente ans et ont déjà joué (au moins pour Brian) au Stade de France et à La Tour Eiffel avec Johnny, à Bercy avec Mylène Farmer, et dans des stades remplis à craquer avec McCartney.

Pour encadrer tous ces jeunes en tant que directeur musical, nous retrouvons un vieux de la vieille aux claviers : Paul « Wix » Wickens qui accompagne McCartney depuis presque 15 ans. Sur cette tournée, son travail est doublé car il doit jouer, en plus des siennes, les parties claviers que jouait Linda à l’époque. Pour info, Wix est aussi producteur. On lui doit le fameux « Sleeping Satellite » de Tasmin Arsher.

Les bonus …

Ah ! Voici l’un des principaux intérêts d’un dvd : la partie bonus… Et avec Paul, vous allez être servi. Grâce à ce dvd, vous êtes invité à la balance du son (« Soundcheck »), pendant laquelle vous pourrez entendre 3 titres supplémentaires (« San Francisco Bay », « Bring it to Jerome » et « Midnight Special »). Vous pourrez accéder aux backstages, c’est-à-dire voir ce qu’il se passe en coulisses avant et après le spectacle. Vous serez invité dans la limousine, le bus et le jet de Paul. En plus de tout ça, si vous cherchez bien dans le dvd, vous trouverez trois titres cachés : « Every Night », « Carry that weight » et « Driving rain »…

Et surtout, vous pourrez accéder à un site web secret, uniquement visible par les possesseurs du dvd. Attention la manip est très complexe. Sur le dvd figure un logiciel de lecture pour les dvds qu’il faut absolument installer, sous peine de ne pas pouvoir accéder au secret website. Ensuite, dans le dvd, vous devrez cliquer sur « secret website ». Une fenêtre va s’ouvrir et on vous demandera de vous identifier. Vous devrez alors remplis tous les champs demandés, sous peine de ne pas pouvoir accéder au site.

Une fois cette longue et fastidieuse procédure terminée, vous pourrez savourer un live privé de Paul et son groupe (NDR : Enfin si vous avez un simple modem, ne rêvez pas trop, vous allez tout voir dans une ch’tite fenêtre de 6 cm de côté !), enregistré pendant la balance. Au programme : « Hi Ho Silver », « Blackbird » version bluesy, « Calico Skies », « Honey don’t », des instrumentaux de merde… dans lequels il présente ses musiciens et où vous pourrez apprécier un solo de basse, « Run devil run », « Lady Madonna » avec un saxophoniste fabuleux … Bon, pour être tout à fait franc, je vous conseille de considérer tout cela comme un bœuf plutôt que comme un concert conventionnel, auquel cas, vous serez très déçu.

Vous en voulez encore plus ? Cherchez bien… Vous pourrez aussi voir les performances live de « Lonely Road », « Mother Nature’s son », « C Moon », « Waiting for your train to come in » et « Massage jam », mais aussi les clips de « Lonely road » (director’s cut), « Loving flame » et « Driving rain » (remix), ou encore plein de photos.

Le message …

En plus de soutenir la lutte contre les mines anti-personnel, Paul a voulu, comme l’avait fait en son temps John Lennon avec la chanson « Imagine », écrire un hymne à la paix. La chanson s’appelle « Freedom ». Dans le dvd, Paul explique que le 11 Septembre 2001, il se trouvait sur le tarmac de l’aéroport JFK car il revenait d’un concert, et au loin, il a vu de la fumée venant du quartier de Manhattan. Après avoir appris ce qu’il s’était passé, il réfléchit au meilleur moyen d’aider les familles et écrivit cette chanson. Il l’interpréta lors de la soirée « Tribute to Heroes ».

Les crédits …

Notons que sur les crédits des albums live, édition américaine et européenne, Paul a inversé les noms des auteurs. Pendant la période Beatles, tous les titres composés par Paul ou John étaient signés systématiquement « Lennon - McCartney ». Mais cette répartition était trop arbitraire pour refléter la réalité. Paul a écrit beaucoup de chansons seul (« Yesterday, « Hey Jude… »), tout comme John d’ailleurs (« All you need is love », « Dear Prudence », « I’m only sleeping »…). A l’occasion de la sortie de ces albums, il a jugé qu’inverser l’ordre des noms des auteurs sur les chansons qu’il avait écrites lui semblait logique. Cela donne donc, par exemple : « Yesterday » (McCartney - Lennon).

Mais cette connasse de Yoko Ono, veuve de John Lennon et qui profite bien de la fortune que lui a laissé ce dernier, a jugé bon d’ouvrir sa gueule. On a évité le procès de justesse. Ils ont trouvé un arrangement à l’amiable, et Paul a pu signer ses chansons McCartney - Lennon.

Site officiel : www.paulmccartney.com

 
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Semaine du Lundi 24.03.2003

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