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ALAIN CHAMFORT

ALAIN CHAMFORT

  Alors qu’Alain Chamfort sort sa formule best of des titres incontournables, revisités et remasterisés, et jette un oeil amer (Ce n’est que moi) sur son actualité, revenons donc à notre tour sur la carrière de ce dandy léger, timide et intimidant, également connu pour avoir épaulé et patronné Lio.  Pianiste de formation, c’est la vogue yé-yé, cette heure libératrice de la jeunesse montante en costume noir serré mais déhanché souplement débridé, qui révèle au monde des paillettes son minois ravissant. Sous son nom (Alain Legovic), le jeune homme sage fait donc ses classes à l’orgue et au piano, d’abord parmi le groupe “Jerk les Mods”, puis derrière Jacques Dutronc. Ce faisant qu’il élargit son carnet d’adresses et met son doigté au service des plus grandes vedettes, il commence d’exercer sa plume à la composition et sort en 68 son premier vinyle, comme chanteur, avec Roda-Gil pour les mots. Cet essai, confidentiel, lui permet pour le moins d’être salué par la critique ; mais ce n’est que trois ans plus tard, en 71, que Claude François lui donne la chance d’être connu du grand public : il le signe comme chanteur dans son tout jeune label, “Flèche”, et Legovic devient Chamfort.  Signe de vie, signe d’amour ; L’amour en France ; Madonna ;... procèdent, pour ne citer qu’eux, de cette fructueuse association avec “Monsieur Claudettes”, qui n’aura pas à regretter de lui avoir mis le pied à l’étrier. Cependant, bien que ne reniant pas cette période tubesque de sa carrière, Chamfort décide en 76 de quitter l’équipe “Flèche” afin de se tourner vers une musique plus intime, moins phosphorescente. Une nouvelle ère s’ouvre avec cet affranchissement ; il sort une version française du tube américain Could it be magic (soit : Le temps qui court) et impose sa patte de chanteur sensible et sentimental. Son timbre de voix, aussi fluet que sa silhouette, donne tout son charme à son interprétation, tendrement hésitante. Cependant, son album « Mariage à l’essai » n’aura pas le retentissement populaire escompté.  S’exilant à Los Angeles, il travaille avec les Porcaro (célèbres fondateurs du groupe “Toto”), et prépare « Rock’n rose », avec le concours poétique de Gainsbourg qui lui signe une dizaine de textes, dont Baby Lou, repris avec succès par Jane Birkin. Echec pourtant. Mais Chamfort ne désespère pas ; et c’est tant mieux, car la gloire l’attend en 79 avec « Poses », écrit en collaboration avec Jean-Noël Chaléat, futur compositeur attitré de Françoise Hardy. Serge Gainsbourg ne participe là qu’à trois titres - mais non des moindres -, puisqu’il est l’auteur bienheureux de Manureva, hommage discret au navigateur disparu Alain Colas. La liesse et l’engouement publics qui attendent cette chanson propulsent Alain Chamfort au sommet de l’édifice “variétés françaises”. Plusieurs tubes nationaux, de nature plutôt exotique, s’ensuivront, toujours en association avec Gainsbourg : Bambou, Chasseur d’ivoire, ou Malaise en Malaisie en 81. Mais d’autres paroliers, tels que Jean-Michel Rivat ou Jay Alanski, seront respectivement à l’origine de titres aussi réussis que Géant et Palais-Royal.  L’album qui sort en 81, « Amour, année zéro », représente certainement la consécration du travail de Chamfort. Il co-signe alors ses compositions avec Marc Moulin, qui ne le quittera plus, et commence, pour les paroles, à travailler avec Jacques Duvall, complice de Lio alors plus connu sous le pseudonyme d’“Hagen Dierks”. Entre ses différents albums, Chamfort s’initie à la production et sort triomphalement Lio (Les brunes comptent pas pour des prunes) et le groupe duettiste “A cause des garçons”. Concernant sa propre carrière, il faudra attendre 88 et l’opus « Tendres fièvres » pour qu’un tel succès s’empare de nouveau du fringant jeune homme, toujours aussi svelte mais moins rougissant, simplement élégant peut-être ? Traces de toi marque en quelque sorte un tournant et un palier - Chamfort compte désormais parmi les valeurs sûres de la variété, tel un Michel Berger (son pote), un Jonasz ou un Nougaro ; il a fait ses preuves comme mélodiste populaire et l’heure est arrivée pour lui d’aborder de nouveaux registres.  Il s’essaie donc à divers styles, plus ou moins contrôlés, mais toujours avec ce même signe distinctif et inimitable : sa diction hachurée et sans inflexion quoique nuageuse (si ce n’est franchement mollassonne), et un certain flottement du lead, comme décalé, d’une rigueur plus pianistique que vocale, plaqué au-dessus d’une harmonie simple et efficace aux tempi modérés, sans pointe, sans remous. Les lignes de chant, parfois capricieuses malgré leur évidence, se superposent à l’armature instrumentale plus qu’elles ne l’épousent, donnant au chanteur une sorte de lointain, un recul par rapport au climat musical général.  Dans ce même esprit, il aborde donc des ambiances plus modernes, voire “rapisantes” comme dans Gare de l’est ou Mama gri-gri (« Trouble », 1990, avec deux réussites commerciales, Ce ne sera pas moi, mais surtout Souris puisque c’est grave), ou tout simplement acoustique en 1993 avec « Neuf ». L’album, plus jazz, arrive comme une preuve de mâturité musicale : L’ennemi dans la glace (dont le clip est récompensé aux Victoires de la Musique), Mens, Clara veut la lune, mais aussi les plus méconnues - bien que merveilleuses - J’entends tout ou Les violons n’étant plus ce qu’ils sont. Il entamera dans la foulée une tournée intimiste, accompagné par le seul pianiste britannique Steve Nieve, impressionnant dans J’entends tout. Chamfort ne rompt pas là avec sa vocation de chanteur romantique, mais les arrangements sont plus fins, soignés et détaillés, et l’environnement orchestral plus fouillé. L’ensemble a quelque chose de finalement plus personnel et le chanteur de plus présent - nous semblerait-il consterné et cynique. Aussi, si l’homme se fait plus rare, plus out et moins médiatique, sa musique se rapproche de lui : Alain se découvre dans ses mélopées, comme en filigrane, en écho, en miroir. « Personne n’est parfait », en 97, confirme du moins cette impression...  Mais comment ne pas constater cette certaine résignation qui s’est, dirait-on, installée où pétillaient naguère la fantaisie et l’insouciance ?... L’air espiègle s’est envolé, et c’est le regard mort, voilé, qu’Alain Chamfort aborde son petit demi-siècle, la tête coincée dans les épaules... Puisse son album-souvenirs être couronné de succès et un beau sourire innocent reparaître sur son visage d’ange, toujours aussi frais.



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Semaine du Lundi 04.02.2002

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