ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

Ginger Ale : Laid Back Galerie

Ginger Ale : Laid Back Galerie
(Virgin)

Galerie (nom féminin): lieu où est exposée une collection artistique ou scientifique; magasin spécialisé dans la vente d'objets d'art; passage, couloir souterrain.

Nous autres français sommes connus à travers le monde pour nos parfums, nos fromages et Gérard Depardieu. Cependant, musicalement parlant, on ne fait pas trop de vagues.


Cet automne était sorti un disque des plus intéressants, mélangeant pop et électro avec délice, à savoir l’album de Trash Palace (Positions, Discograph). On remet le couvert ici avec Ginger Ale, un de ces groupes qui sort du paysage musical français, et dont on n’a pas à avoir honte à l’étranger, bien au contraire…

Car si "galerie" possède différentes significations, cet album les regroupe toutes : on a bien affaire à une collection artistique, loin de la Galerie des glaces avec son vernis et ses dorures, mais plus proche d’un éventail musical underground, pour utiliser un mot à la mode.

Ginger Ale c’est quoi ? Tout simplement un duo composé de Stéphane Bertrand et de Jonathan Chaoul. Le premier est un fan de pop déjantée et de soul, le second d’électro. Le résultat est surprenant: tout comme Trash Palace qui s’était entouré de Brian Molko, John Cale ou Jean-Louis Murat, Ginger Ale fait lui aussi appel à des invités prestigieux, du prodige norvégien Sondre Lerche, à l’intouchable Etienne Daho. Le tout produit par Renaud Letang (Manu Chao, Alain Souchon, Aston Villa, Sergent Garcia, Mathieu Boogaerts ou Gonzales…). Allez hop, on y va, en route pour l’aventure.

Ce qui frappe à l’écoute de cet album, ce sont les références. De toute façon, on nous avait prévenu, c’est une "Laid back galerie" à savoir une galerie que l’on regarde à travers son rétroviseur.

Johan Asherton ouvre le bal avec Laid Back, un morceau que l’on croirait écrit et chanté par Iggy Pop, tellement le timbre de la voix s’y rapproche; nous sommes directement propulsé dans un univers bien spécifique et nous ne sommes pas prêt d’en sortir, pour notre plus grand bonheur. Sur un rythme électro et cuivré, Asherton s’emploie à prendre une voix de crooner, sortie d’outre-tombe.

Puis, au troisième morceau (Someday’s another day), nouvelle griffe : cette fois, la ligne de basse ressemble à s’y méprendre à la touche de Peter Hook (New Order) qu’on aurait croisé avec les Breeders. C’est efficace (on bouge son corps et remue du chef), et comme souvent dans ces cas-là, beaucoup trop courts.

Le jeune Sondre Lerche sort quant à lui de sa folk-pop douce et sentimentale pour dandiner des fesses sur le dance-floor. Ce scandinave de 19 ans qui nous a sorti un album bien prometteur l’année dernière (Faces down, Virgin) est à suivre de très près.

Pour la seule et unique reprise de l’album, le gothique fait son apparition : Happy House, reprise de Siouxie and The Banshees n’est pas un choix hasardeux. Il est de ses artistes dont il est indispensable de faire une place de choix dans toute discographie digne de ce nom. Là encore, on ne boude pas un tel plaisir musical, et si ça peut aider à faire découvrir l’icône gothique, tant mieux.

Daho lui, est un peu l’ambassadeur de la pop française écoutable et exportable. Curieux, ouvert et talentueux, il participe souvent à la découverte de nouveaux artistes. Ce n’est donc pas un hasard si on le retrouve sur cet album, en chantant If, un texte qui n’aurait certainement pas déplu à Gainsbourg. Seul texte en français de l’album (même si le titre peut laisser penser le contraire), c’est un peu au Daho des années 80 auquel on a droit : léger, concis, organique.

Alors que dire ? Que c’est une réussite ? Sûrement. Il n’est pas toujours aisé d’inclure avec autant de facilité des références passées tout en regardant vers l’avenir. Et ce n’est pas un hasard si le magazine "Rolling Stone" a inclus cet album dans les meilleurs albums de 2002.

Cependant, à trop vouloir regarder vers le passé, il peut y avoir le double effet kiss cool, celui de replonger dans les originaux, de New Order à Siouxsie, de Cure aux Smiths… ce qui ne fait jamais de mal.

 
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 10.03.2003

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés