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Plácido Domingo : Sacred Songs

Plácido Domingo : Sacred Songs

On a souvent entendu ou lu que cette rentrée 2002/2003 était un bon cru sur le plan littéraire. C’est certes vrai, mais bien peu ont souligné que du côté musical, cette nouvelle saison était aussi particulièrement prometteuse.

Pas d’inquiétude à avoir : je n’ai pas l’intention de me lancer dans une longue diatribe sur les albums promis pour cette année ou pour la suivante en établissant un comparatif sur la décennie. Non, une belle surprise s’annonce, qui est prévue pour le 10 octobre prochain en France. Une surprise rare, un album inédit, pris dans cette catégorie de la musique que l’on appelle couramment "classique", et qui reflète assez bien la tendance qui s’annonce pour l’ensemble du panel musical.

Cette surprise, c’est le tout dernier album de Plácido Domingo, Sacred Songs. Je dois avant toute chose préciser que je ne suis pas à proprement parler un amateur d’opéra, que la tessiture de ténor n’est pas ma préférée, et que je n’ai pas non plus de prédilection particulière pour la musique sacrée. Précision nécessaire, car le lecteur ne trouvera pas dans cette chronique la critique d’un spécialiste de l’art lyrique ni d’un amateur éclairé, et n’y verra pas non plus le parti pris éventuel d’un fan de Domingo.


Mais pour tout dire, c’est vraiment un très bel album que le ténor ibérique nous offre-là. Inutile de s’étendre sur la voix du Maître, sur la musicalité que l’Artiste sait insuffler à ses interprétations, sur la sincérité de son engagement dans la musique qu’il choisit de servir. Ce qui est remarquable dans cette production, c’est la diversité des œuvres qui la composent : choisies dans le répertoire sacré sur une période de plus de trois cents ans, on y trouve des pièces comme l’ "Ave Maria" de Gounod (sur le premier Prélude du Clavier Bien Tempéré de J.S. Bach), comme le "Frondi tenere e belle – Ombra mai fu" de Handel, comme le "Panis Angelicus" de Franck ou le "Domine Deus" de Rossini, auxquelles s’adjoignent des opus beaucoup plus récents, tels le "Kyrie" de Paolo Rustichelli (que ce collaborateur de géants de la musique comme, entre autres, Carlos Santana, Miles Davis ou Herbie Hancock, a composé spécialement pour l’album) et l’ "Ave Maria" écrit par le fils du Ténor, Plácido Domingo Junior…

Ainsi, c’est à 68 ans que Plácido Domingo sort le premier album de sa carrière consacré à la musique sacré, pourtant si chère à son cœur : " Au fil des ans, la musique sacrée m’a toujours été proche, et j’ai voulu faire cet enregistrement parce que je pense qu’il y a des occasions où les gens veulent écouter chez eux précisément ce genre de musique ". Que l’on ne voie pas d’opportunisme de la part du ténor, même s’il est certain qu’en cette période troublée par des catastrophes en tous genres l’attrait de la sérénité et du recueillement qu’induisent ces œuvres ne peut être que renforcé ; il suffit, pour écarter le doute, de se rappeler l’émoi bien réel d’un Domingo qui, malgré toute son expérience et tout son talent, eut un mal fou à contenir son émotion et à contrôler sa voix lorsqu’il interpréta, à New York, l’ " Ave Maria " de Schubert pour un service à la mémoire de victimes du 11 septembre…

Autant dire que pour cet album, Plácido Domingo a su s’entourer de musiciens de qualité : entre le chef d’orchestre Robert Sadin (qui a notamment travaillé avec le jazzman Wynton Marsalis) pour certains arrangements, et le chef Mercello Viotti (qui a dirigé les plus grandes formations lyriques, comme la Scala de Milan ou le Metropolitan de New York) à la tête du non moins réputé Orchestra Sinfonica Di Milano Giuseppe Verdi, la partie purement musicale est assurée d’une qualité sans faille. Et qui joue la harpe solo dans l’ "Ave Maria" de Plácido Jr ? Une certaine Luisa Domingo, qui n’est elle absolument pas apparentée au ténor : à croire que ce nom est gage de qualité…

L’autre bonne idée de cet album tient à un choix simple mais pas évident, paradoxalement : celui d’introduire au côté du ténor, pour deux duos tout à fait enchanteurs, une voix féminine, angélique. C’est la chanteuse norvégienne Sissel qui a été conviée pour tenir cette partie. La jeune femme, qui avait rencontré la gloire en 1994, lorsqu’elle avait tout d’abord chanté en duo avec Plácido Domingo pour les Jeux Olympiques de Lillehammer, avant d’être "rappelée" par le ténor, avec Charles Aznavour, pour le concert traditionnel de Noël à Vienne la même année, bénéficie véritablement d’une renommée mondiale depuis 1997, pour son travail avec James Horner sur la bande originale du film Titanic de James Cameron. Et elle semble tout à fait dans son élément quand elle interprète avec Domingo l’ " Ave Maria " tiré de l’Intermezzo du Cavalleria Ruticanna de Mascagni (arrangé pour voix par Sadin) ou l’air " Bist du bei mir " de Gottfried Heinrich Stölzel (faussement attribué à J. S. Bach pendant bien longtemps). Elle avoue pourtant, très modestement : " Je me sens toute petite devant la musique classique, mais Plácido donne tellement de lui-même lorsqu'il chante que cela m'inspire et me donne le courage nécessaire. Nous communiquons l'un avec l'autre, et nous voulons communiquer cette complicité à nos auditeurs. La musique vient du cœur et décrit des sentiments ; parfois, il y a une tension spéciale et on se sent disparaître, c'est alors que l'interprétation devient la plus belle : on est comme emporté quelque part – on ne sait pas où, mais c'est vraiment très beau "…

Un album à conseiller à tous, amateurs ou non d’art lyrique ou de musique sacrée. Peut-être pas à écouter en boucle, parce que, bien qu’apaisant, ç’aurait tendance à tirer les larmes, parfois, mais à faire sonner quand un besoin de beau, d’harmonie, se fait sentir…

Site officiel : http://www.placidodomingo.com
Site de l’album : http://www.deutschegrammophon.com/special/?ID=domingo-sacredsongs-amb

 

Tournée – passage en France :
Plácido Domingo sera à l’Opéralia de Paris le 14 février 2003 

Discographie :
Plácido Domingo a enregistré plus d’une centaine d’albums, ce qui fait vraiment beaucoup ! Pour la discographie, jetez un œil au site officiel…

Sacred Songs :
Tracklist :

Tr. 1

Pietro Mascagni (1863–1945)

Ave Maria, d'après l'Intermezzo de: Cavalleria rusticana

Arr.: Robert Sadin ; Sissel, voix

[5‘18]

Tr. 2

Paolo Rustichelli (*1953)

Kyrie

Paolo Rustichelli, piano, guitare & synthétiseurs

[3‘39]

Tr. 3

César Franck


(1822–1890)

Panis Angelicus, Le Pain des Anges

[3‘41]

Tr. 4

Fermín María Álvarez


(1833–1898)

Plegaria (Los Tres Amores), Prière (Les Trois Amours)
Arr.: Jos Cleber

[4‘05]

Tr. 5

Johann Sebastian Bach (1685–1750)


Charles Gounod (1818–1893)

Ave Maria, adaptée au Premier Prélude du Clavier bien tempéré de J. S. Bach

Arr.: Robert Sadin

[2‘45]

Tr. 6

Franz Schubert (1797–1828)

Mille cherubini in coro, A Choir of a Thousand Cherubs, d'après la Berceuse D 498 et la musique de ballet de Rosamunde D 797

Arr.: Steven Mercurio

[3‘59]

Tr. 7

Charles Gounod (1818–1893)

Sanctus, de: Messe solennelle de Sainte Cécile

[5‘11]

Tr. 8

Gottfried Heinrich Stölzel (1690–1749)

Bist du bei mir BWV 508, faussement attribué à: Johann Sebastian Bach, dans Le Petit Livre d'Anna Magdalena Bach (1725)

Arr.: Robert Sadin ; Sissel, voix

[3‘45]

Tr. 9

George Frideric Handel (1685–1759)

Frondi tenere e belle – Ombra mai fu, de Xerxes HWV 40

[3‘47]

Tr. 10

Gioacchino Rossini (1792–1868)

Domine Deus, de Petite Messe solennelle

[5‘01]

Tr. 11

Charles Gounod (1818–1893)

Repentir

[5‘24]

Tr. 12

Richard Rodgers (1902–1979)

Climb Ev’ry Mountain, de The Sound of Music
paroles de: Oscar Hammerstein II (1895–1960)

[2‘30]

Tr. 13

Plácido Domingo Jr. (*1965)

Ave María

Arr.: Steven Mercurio ; Luisa Domingo, harpe

[4‘56]

Tr. 14

Richard Wagner (1813–1883)

Der Engel, L'Ange, Wesendonck-Lieder, No. 1
Arr.: Felix Mottl

[2’53]

Tr. 15

Felix Mendelssohn (1809–1847)

Ye people, rend your hearts – If with all your hearts, de Elias op. 70

[3‘06]

Tr. 16

Francesco Paolo Tosti (1846–1916)

Preghiera, Prière

Arr.: Steven Mercurio

[4’19]

Plácido Domingo : ténor
Sissel : voix
Paolo Rustichelli : piano, guitare & synthesizers
Luisa Domingo : harpe
Coro Sinfonico di Milano Giuseppe Verdi


Romano Gandolfi
, Chorus master
Orchestra Sinfonica di Milano Giuseppe Verdi


Marcello Viotti
, direction
Enregistrement : Auditorium di Milano, 02/2002
Production/Directeur de l'enregistrement : Christopher Alder


Tonmeister : Stephan Flock
Ingénieurs du son : Jürgen Bulgrin, Wolf-Dieter Karwatky

Merci à Universal Classics qui a permis la réalisation de cet article…

 
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Semaine du Lundi 07.10.2002

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