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THE DOORS : La Symphonie du Hasard

THE DOORS : La Symphonie du Hasard

  Définition littéraire : Qu’est-ce qu’une symphonie ? « Un ensemble de choses qui concourent à un effet ». Pourquoi amalgamer le terme d’un dessein à celui d’un autre qui nous est inconnu, impalpable et pourtant si doué de poésie. « Un coup de dés jamais n’abolira le hasard », écrivit Mallarmé. « Où veut-elle en venir », pensez-vous, cher lecteur, « avec ses divagations interférentielles ? ». Réponse : Aux Portes. Au seuil textuel des seuls artistes qui ont su, à leur époque, écorcher le système de la pensée, la faire renaître pure, la damner aux yeux du protocole, offrir l’alliage de la musique et du verbe. Aux alchimistes du rock : THE DOORS.  Je ne vais pas, une fois de plus, vous réciter la biographie de Morrison : il y a un film pour ça, celui d’Oliver Stone. Je ne vais pas vous parler de ses abus d’alcool, de sexe et de drogues : contrairement à ce que TOUT LE MONDE PENSE, le génie n’est pas lié à la prise de cocaïne. On naît poète. Et l’illicite arrive à l’instant d’autodestruction. Je vais vous parler de leur musique lascive, brûlante, apocalyptique, de leurs textes annonciateurs de tous nos maux, psychanalytiques, empreints de contemplation, de dévotion…La vie, l’amour, la mort, dans ce qu’ils ont de plus réels : trois entités qui nous poursuivent et que les Doors ont su dévoiler.  « Break on through » est, avec « Light my fire », l’une des chansons les plus célèbres des Doors : un rythme sans retenu qui permet l’électrisation des sens et du corps. Mais cette œuvre est aussi, et surtout, l’une de celles qui expriment le mieux le désir de libération totale de l’être. « You know the day destroys the night, night divides the day, tried to run, tried to hide, break on through to the other side ». Liberté de se situer entre le passage de la lumière à l’obscurité : de l’autre côté du cercle qui se joue de nous faisant apparaître et disparaître le monde, il y a le monde tel qu’il doit être réellement. « We chased our pleasures here, dug our treasures there, but can you still recall, the time we cried, break on through to the other side”. Le jour, le non-dit est souverain. La nuit, nous dissimulons et travestissons nos apparences. Il n’y a donc pas de temps à prendre, avant que ce dernier nous rattrape. De l’autre côté, nous nous retrouvons, tels que nous sommes. « I found an island in your arms, country in your eyes, arms that chains us, eyes that lie, break on through to the other side ». L’Autre, l’être aimé, subit les mêmes humeurs de rotation terrestre : de l’autre côté, nous ne sommes plus de simples mortels.
Alors oui, c’est métaphysique, poussé à l’extrême, mais n’est-ce pas le sens premier de toute poésie : être ailleurs, rêver d’être ailleurs qu’encerclé des systèmes sociaux et temporels qui rythment notre quotidien.  Chaque chanson des Doors reprend le thème de la route, du voyage, du passage de l’inconscient à ses multiples représentations ( écoutez « The end »). Cependant, il ne s’agit jamais d’ « initiation » solitaire : il y a l’autre omniprésent, une fille que l’on prend par la main pour partager d’autres cieux, d’autres couches… « Riders on the storm » devant l’Eternel, des Doors on retient la voix de Jim qui nous appelle à percevoir l’au-delà d’un monde factice. Il est mort comme le « Dormeur du val » de Rimbaud : « (…) jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans le frais cresson bleu (…) pâle dans son lit vert où la lumière pleut ». Il est mort, en nous laissant ses recueils, ses écueils d’harmonie du songe : ses rêves au hasard d’une vie débordante, presque noyée. Il est mort, mais il nous reste « Light my fire » : l’encenser.



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Semaine du Lundi 04.02.2002

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