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Fear Factory : Hate files

Fear Factory : Hate files (Roadrunner)
Deafening Silence : Edge of life (Brennus)

Deux groupes d'un coup pour cette chronique métal: des archives et "raretés" du défunt groupe américain de métal-indus Fear Factory, ainsi que le premier album d'un jeune combo français -et bien vivant!- de heavy à la Hammerfall.

Fear Factory fut un maître du mariage entre les sonorités brutales du métal et la froideur mécanique, martial et oppressante de l'industriel, avec pour témoins toute la grande famille des tripatouillages, loops, samples, et quelques mélodies franchement efficaces pour fêter ça. On ne parle pas ici de testament.


Il s'agit bien, comme précisé dans le livret, d'une galette destinée aux fans. Et, pour qui n'en est pas familier, ce n'est pas le meilleur moyen de découvrir le groupe (pour mémoire: Burton C. Bell au chant, Dino Cazares aux guitares, Christian Olde Webers à la basse, Raymond Herrera à la batterie et Rhys Fulber aux claviers et à la programmation).

Avouons-le, le contenu strictement musical, si l'on fait fi de toute nostalgie, destine effectivement l'objet aux jusqu'au-boutistes. La moitié des morceaux sont déjà parus sur des jeux vidéos, des compilations et autres éditions limitées. Et tous sont soit des versions alternatives ou démo, soit des remix ou du live -pour un seul.

On commence par quatre morceaux composés pour les jeux vidéo Terminator, Frequency et Demolition Racer. Terminate, le tout dernier matériel enregistré par F.F., montre une facette presque radio-friendly (toutes proportions gardées!), que l'on pourrait comparer à du Depeche Mode gravé au marteau-piqueur, tout comme le "Suture mix" de Invisible wounds. On revient vite, ensuite, à des choses beaucoup plus agressives, avec cette combinaison de guitare bestiale et de rythmique rappelant le doux chant du marteau violant une enclume le soir au fond des forges.

Intéressants aussi, les deux morceaux de Demanufacture mixés par Colin Richardson -dont le mix final de l'album fut jugé faiblard (si, c'est possible!) par le groupe et repris à zéro-, Body hammer et Zero signal. On ne crachera pas non plus sur la version de la reprise de Cars chantée par Gary Numan, même si on n'en grimpe pas aux rideaux pour autant. La version démo de Dark bodies, qui allait devenir Invisible wounds, montre une formation qui s'arrache littéralement les tripes. Un des meilleurs moments de l'album.

On n'en dira pas autant des trois remix de Junkie XL, très versés électro, répétitifs et lassants: Descent (falling deeper mix) et deux versions de H-K (Hunter killer). Je m'interroge aussi sur la pertinence de ce Replica live. Pourquoi ce morceau en particulier? Pourquoi de cette date (octobre 1996 à Phoenix)?

Les cinq derniers titres sont tirés des sessions de remix de Remanufacture, et les trois qui concluent le disque donnent dans la techno hardcore. Autant dire que F.F. y est méconnaissable. Rien de vraiment transcendant, même si le Manic cure de DJ Dano et Liza N Eliaz sort du lot, en empruntant à quatre différents morceaux.

Heavydemment...

Le cd est donc bourré à craquer, avec 18 pistes et une heure et quart de musique. Ce qui n'empêche pas de rester sur une impression mitigée. Cette sortie a au moins le mérite de prouver que l'oeuvre de Fear Factory, même vue par le petit bout de la lorgnette, reste très actuelle. Autre façon de dire que, en brisant des barrières et en ouvrant le métal à ce que certains considèrent encore comme ses ennemis jurés, Fear Factory avait un train d'avance.

Pas sûr que l'on puisse en dire autant de Deafening Silence. Mais ce quintette hexagonal livre là son premier longue-durée, après deux démos en 1997 et 2000. Le groupe suit à la lettre les préceptes d'un heavy-speed épico-mélodique qui doit beaucoup à Hammerfall mais aussi, forcément, à Helloween.

C'est d'ailleurs un peu le problème car l'ensemble manque de personnalité. Voix haut perchée, solos obligatoires, rythmique de cavalerie: ce ne sont pas les surprises qui vous colleront un infarctus. Quant aux paroles, il n'y manque aucun cliché du genre, entre forces mystiques, clairs de Lune, royaumes et quêtes gna-gna-gna (voir Terror and despair).

L'avantage est que Deafening Silence, ayant bien appris la leçon, propose un album qui se laisse écouter sans rechigner. Il y a de l'énergie et de la mélodie, et les amateurs du genre y trouveront sans doute leur compte.

Même si, une fois de plus, tous les titres se ressemblent un peu. Il manque un certain relief, aucun passage ne ressort en particulier, bien que tout s'enchaîne de façon pas désagréable. Le groupe a fait le pari (toujours osé et qui se doit d'être salué, même s'il est probable que l'éternelle question financière n'est pas étrangère à cette décision) de produire l'album lui-même. Mais n'est pas Kai Hansen (Gamma Ray) qui veut.

Deafening Silence possède pourtant deux sérieux atouts, son chanteur Julien Milbach, dont l'organe aime l'altitude, et le guitariste Guillaume Corsale. En revanche, l'autre six-cordiste, Michäel Magagna, se montre plus limité, surtout dans les solos, de même que le batteur Romain Silvano, au jeu trop monochrome.

Certes, je suis sans doute sévère sur ce coup. Mais voyons les choses en face. Il sort des groupes de heavy-speed (à la Helloween des années 80, ou mélodico-épique, ou mélodico-symphonique...) de tous les côtés depuis un bon moment. Sans doute est-ce bon signe pour la forme et l'actualité du métal. Seulement, pour se dégager du lot, il faut viser très, très haut.

N'enterrons pas Deafening Silence trop vite. Après tout, ils ont le temps de progresser, des bases assez solides, et sans aucun doute une bonne dose de volonté. Il ne leur reste qu'à suivre le conseil donné sur Northern Star: "It's a sign of the beginning/ The road is long and hard/ Find yourself and you'll be/ Guided through the dark". Allez les gars, au galop!

www.fearfactory.com
www.deafeningsilence.fr.st

 
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Semaine du Lundi 08.09.2003

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