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Falkirk : Magnus Imperium (Brennus)

Falkirk : Magnus Imperium (Brennus)

Mettez vos armures, vissez votre heaume, c’est à une orgie de heavy-speed épique, guerrier et plein d’emphase, que nous convie ce très bon Magnus Imperium. A croire que n’existent plus, en France, que des groupes de heavy mélodique ou de fusion-néo-métal, en matière de musique à gros décibels. Ne nous plaignons pas: nous avons la quantité et, assez souvent aussi, la qualité. Seulement voilà, nous attendons encore ceux qui feront encore mieux que tailler leur chemin dans un paysage, somme toute, déjà exploré. A quand, en France, le combo qui fera émerger un nouveau style?

Le talent des prétendants, Falkirk en fournit encore une preuve, n’est pas en cause. Plutôt un sentiment qui ressemble fort à celui que laisse un vin qui promet corne d’abondance au nez, opulent en bouche… mais à la finale un peu courte.

Oui, le heavy-metal mélodique, speed ou progressif, tient la forme olympique; oui, de partout surgissent ou confirment des groupes qui maîtrisent leurs atouts tel Omar Sharif à une table de bridge: de l’Europe du nord (Stratovarius, Evergrey, Hammerfall) et du sud (Rhapsody), d’Allemagne (Blind Guardian), d’Amérique du sud (Angra) et du nord (Symphony X)… Pourquoi, dans le même temps, les groupes Français n’explosent-ils pas à l’international? La faute à une déficience de moyens dans la production, dans la promotion?


Sans doute, pour certains, mais pas seulement. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il manque encore ici une espèce de maître-étalon. Si je suis tellement exigeant (qui a dit: "chiant"?), c’est que je suis sûr qu’il ne faudrait vraiment pas grand chose pour que, sans crier gare, surgisse du fond du Calvados, de la Touraine, de l’Alsace, voire même de la région parisienne (hé hé hé), l’équivalent d’un Keeper of the seven keys (Helloween).

Mais je ressens comme une incomplétude, à force de me dire que la prochaine sera la bonne, qu’un ensemble hexagonal va enfin toucher à ce Saint Graal. Falkirk comme tant d’autres, ne fait que s’en approcher.

La tension reste permanente

Ce liminaire coupage de cheveux en quatre passé, penchons-nous avec bienveillance sur le cas Falkirk. La guitare sonne la charge de loin et ça se met à canonner avec un bel ensemble, clavier en sus pour soutenir le moral des troupes. Cela ne s’arrêtera que lorsque, faute de combattants valides, les vents de la gloire balayeront la plaine sombre et désolée, et leur souffle emportera au loin l’écho des exploits des nobles cœurs qui empliront les légendes de lointaines contrées où… Ha-heum… Vous voyez le topo. Ajoutez dans un coin une princesse, un amour valeureux, et le tableau sera complet. Bref, ni la pochette, ni les paroles n’échappent aux tables (rondes) de la loi.

Le style à l’allemande, donc assez lourd et rapide, prédomine (Blind Guardian, Rage, Grave Digger). La voix peut aussi parfois évoquer les derniers Judas Priest avec Rob Halford, Painkiller et Ram It Down. Elle sonne comme un réquisitoire dans un procès en sorcellerie, faisant alterner la rudesse, des sorties dans les aigus, des "effets de manche", avec des dispositions supérieures à la moyenne pour les refrains et, bien entendu, quelques chœurs virils par la-dessus.

La musique à plusieurs plans entremêlés, virevoltante, puissante, grandiose, ne sombre pas dans le ridicule, et ne l’effleure même jamais. Ce que l’on ne peut pas dire de toutes les formations du genre. Les guitares rugissent. La tension (et l’attention requise) reste permanente.

Ainsi du morceau Riot (annoncé comme n°8 au dos de la pochette, mais qui arrive plus tôt en réalité: pas sérieux, ça…) particulièrement efficace, avec un interlude flûtesque moyenâgeux du meilleur effet et un refrain qui se retient dès la première écoute.

Les passages instrumentaux, exercice éminemment casse-gueule et donc épreuve de vérité, touchent parfois au délectable, dans la combinaison guitares/clavier. Avec le talent de compo de ses membres et leur sens de la mise en place, Falkirk devrait vraiment oser se lancer dans des morceaux sans chant (tiens, au passage: pourquoi personne -à ma connaissance, qui n’est pas infinie- ne s’est jamais lancé dans un album de heavy-speed mélodique instrumental?). Falkirk fait partie de ces groupes, aux ambiances très cinématographiques, que l’on verrait bien composer la B.O. d’un film comme Braveheart ou 1492… si c’était du métal.

Un gros potentiel à confirmer

L’outro gaguesque (façon "j’apprends la flûte folk-médiévale en plastique à la récré") ou la photo centrale du livret (parodie d’un cliché ultra connu de Metallica) prouvent que les membres de Falkirk, s’ils prennent la musique au sérieux, ont le sens de l’auto-dérision. Ce qui fait toujours du bien dans le monde du hard.

J’en reviens, au final, à ce que j’écrivais au début, et que j’aurais d’ailleurs pu écrire pour tant d’autres, comme Seyminhol, Sed Lex ou Rest In Peace, pour ne citer que des collègues de l’écurie Brennus. Sorti en 1995, Magnus Imperium aurait mis l’Europe à genoux et aurait valu à Falkirk le titre de découvreur. Aujourd’hui, il a seulement, si je puis dire, le niveau pour jouer des coudes à l’étranger. Entre-temps, le métal traditionnel est revenu au premier plan dans le cœur des hardos. Le nombre de formations en lice connaît une inflation qui galope telle une horde de bourrins à crinière à Longchamps. Et le niveau d’exigence des fans ne fait qu’augmenter.

Falkirk a, jusqu’ici, rempli sa mission. Un premier album pour se faire repérer. Un deuxième pour confirmer son gros potentiel. Pour le troisième, il n’y a aucune illusion à se faire. Soit nos quat’z’amis nous resservent un Magnus Imperium et se condamnent à concourir pour le prix du meilleur second rôle. Soit ils s’arrachent les tripes et pourront prétendre à voir leur nom tout en haut de l’affiche. Le Saint Graal, les gars, le Saint Graal…

Site officiel : http://falkirk.free.fr

 
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Semaine du Lundi 26.05.2003

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