ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

9ème Festival de Blues ‑ 2ème Partie

9ème Festival de Blues
Du 15 au 18 Octobre 2003 - Nice
- Part 2 : 17 et 18 Octobre -

Au fil des ans, le festival de blues organisé par Michel Mazza et l'association Adamas est devenu une véritable institution sur la Côte d'Azur. Les trois premières soirées se sont déroulées au Forum Nice Nord, alors que la dernière voyait le sacre de Buddy Guy, légende du blues, au Palais Nikaïa.

Vendredi 17 Octobre : Magic Buck + Tom Principato & Tino Gonzalès.

Arrivé dix minutes avant le début, j'ai trouvé le parking plein, ce qui laisse présager que le public a encore, pour la troisième soirée consécutive, répondu présent à l'appel du blues.


En première partie ce soir, un artiste français faisant du blues acoustique : Magic Buck. Entre parenthèses, "le blues acoustique est une forme de blues qui est trop rarement programmé en festival", selon Michel Mazza. C'est pour cette raison qu'il a mis un point d'honneur à ce que toutes les premières parties de ce festival soient acoustiques…

Magic Buck a fait un petit séjour à Chicago qui l'a marqué à vie, et c'est cette expérience qu'il a décidé de nous faire partager ce soir. Comme la majorité des artistes jouant en première partie, Magic Buck a des allures d'homme orchestre : jouant du dobro et de l'harmonica, chantant et battant la mesure, du pied, sur un providentiel tambourin. Par conséquent, il n'arrête pas de se dandiner sur sa chaise haute.

Les chansons sont bien (enfin les musiques, car les textes volent quelque peu au ras des pâquerettes…), mais pourquoi diable chanter en imitant la voix d'Elvis ? Le public, alors qu'il avait été enchanté par les premières parties des deux soirs précédents, semble beaucoup plus circonspect (NDR : Il faut dire que Magic Buck a un humour qui ne fait rire que lui et, peut-être, sa guitare). Applaudissant par politesse, ou parce que le voisin le fait, il attend le duo magique de la seconde partie.

Pour la première fois étaient réunies sur la même scène deux pointures du blues : Tino Gonzales et Tom Principato.

On dit souvent qu'on reconnaît un grand guitariste aux trois premières notes qu'il joue. Et croyez-moi, Tino Gonzales fait partie de cette rare race de musicien de génie. Il a un toucher guitaristique extraordinaire, qui rappelle (un peu trop) Carlos Santana. En plus, il a le même son…

Après un magnifique solo d'harmonica exécuté par le claviériste, c'est au tour de Tom Principato de nous enchanter. "Elégance" et "Raffinement"; voici les qualificatifs qui me viennent à l'esprit pour décrire sa prestation. Tom me rappelle étrangement Eric Clapton, non seulement dans sa façon de jouer, mais aussi, et surtout, de chanter. Alors vous vous doutez bien que lorsqu'on a deux pointures comme ça sur la même scène, les fins de morceaux se transforment rapidement en duels guitaristiques…

Donc ça, c'état pour les guitaristes. Mais alors, que dire des musiciens qui les accompagnaient ce soir-là ? Le claviériste, le batteur et le bassiste, qui y sont allés de leurs petits solos, ont prouvé que seuls les grands accompagnent les grands. En clair, ils ont, eux aussi, un niveau excellent.

Très très belle soirée que celle-ci, et très beau préambule à la grande soirée de demain : Buddy Guy au Palais Nikaïa.

Samedi 18 Octobre : Dom Dazin + Buddy Guy

Dernière soirée du festival, et c'est le grand soir : Buddy Guy, une des dernières légendes vivantes du blues est venu spécialement enchanter le Palais Nikaïa.

Ce fut une soirée remplie de surprises plus ou moins bonnes. Certains puristes m'avaient prévenus : "Nikaïa, je n'y vais pas, c'est trop showbiz". Et il est vrai que, malheureusement, le 9ème festival de blues de Nice a vendu son âme au diable, en allant pactiser avec la plus grande salle de la ville, après avoir fièrement gagné ses lettres de noblesse dans une des plus petites… Le Forum Nice Nord était un endroit intimiste, chaleureux, dans lequel les musiciens se produisaient à quelques mètres du public; et où le son était parfait, le mérite en revenant à des techniciens hyper compétents.

Changement d'ambiance à Nikaïa, gigantesque Palais bâti à la gloire de la variété française et internationale. Pour voir les musiciens, selon où vous êtes placé, mieux vaut prévoir des jumelles. Quant au son… Nous allons y revenir.

Dom Dazin et son Drivin' Band ouvrent le show. Le public est très long à adhérer à leur musique. Il faut dire que pour beaucoup, ce groupe représente l'archétype de ce qu'ils n'aiment pas dans le blues : des solos à rallonge sans aucun feeling (ou si peu), de la démonstration guitaristique (il est beau mon "tapping"; regarde, je joue avec les dents...), des mélodies plates et sans aucun intérêt… Mais ce qui a surtout desservi ce groupe, c'est un son pitoyable. La batterie était trop en retrait, à mon goût, et lorsque entre les morceaux Dom ou son bassiste parlaient, on ne comprenait pas un traître mot. Pour résumer, cette première partie fut très décevante. Heureusement, le meilleur restait à venir…

Débarquant sur scène en criant, Buddy Guy accumula les surprises. Très rares sont les gens qui peuvent citer, sans se tromper, la discographie de Buddy. D'ailleurs, on ne souvient plus exactement quand il a commencé à jouer. Et surtout, très rares sont les gens qui peuvent citer un ou plusieurs titres du sieur. En clair, la majorité des personnes composant le public (environ 1800 personnes au total ce soir-là) sont venues assister au concert par curiosité. Car indubitablement, Buddy Guy est une légende. La meilleure preuve ? Jimmy Hendrix le suivait et enregistrait en cachette tous ses concerts, pour lui piquer ses "plans" de guitare; et Eric Clapton dit à qui veut l'entendre qu'il est "le plus grand guitariste vivant".

Et il faut avouer que Buddy Guy sait "driver" une foule. Pendant presque une heure et demie, il alternera des gros blues bien gras à de belles ballades, toute en douceur et nuances. Le public, qui s'est maintenant massé devant la scène, répond présent dès les premières notes, conscient qu'il est en train d'assister à un concert mémorable. A 67 ans, le père Buddy a encore une pêche d'enfer, n'hésitant pas à descendre parmi le public, et à traverser entièrement le Palais Nikaïa, montant par tous les escaliers possibles, s'immisçant dans toutes les rangées de sièges, venant à la rencontre des purs fans de blues…

Le public est conquis, même si le son, là aussi, est assez moyen. Il s'agit en fait d'un cas typique de sonorisation de "guitar hero" : la star est guitariste, alors on pousse la guitare en avant dans le mixage, quitte à oublier les autres instruments. C'est quand même le premier concert auquel j'assiste où l'on n'entend ni la batterie, ni la basse, mais super bien les deux guitaristes et le sax (qui est d'un excellent niveau…)

A 67 ans, l'énergie et la voix émouvante, teintée de souffrance et de joie, sont toujours là. Buddy Guy a prouvé, une fois de plus, qu'il était une légende. Le public est reparti conquis.

Des premières parties acoustiques originales et novatrices, quasiment aucun blues instrumental ennuyeux au possible, et des têtes d'affiches choisies avec une extrême minutie et un bon goût indubitable. Voici donc les ingrédients utilisés par Michel Mazza pour nous concocter cette 9ème édition du Festival de Blues. Durant ces quatre soirées "100% blues", le public a, globalement, répondu présent. Suite à l'année prochaine qui promet d'être explosive. En effet, en 2004, Michel Mazza et l'association Adamas fêteront les 10 ans du festival qui a définitivement acquis ses lettres de noblesse.

 
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 27.10.2003

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés