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Festival du Phare 2003 : Chronique d'un fiasco (mal) programmé…

Festival du Phare 2003 : Chronique d'un fiasco (mal) programmé…

Le week-end dernier se déroulait, au Zénith Oméga de Toulon, le Festival du Phare. Au vue de la programmation annoncée initialement (Morcheeba, Venus, etc.), Amb s'était associé à l'événement. Mais au fur et à mesure des semaines, l'intérêt du festival réduisait comme peau de chagrin, jusqu'à atteindre les abysses de l'inconnu, à savoir : accomplir l'exploit d'organiser un festival sans aucune tête d'affiche. Désolé pour le groupe Watcha, inscrit en gros sur l'affiche, il n'attire pas encore 8000 personnes... Sur le papier, le festival du Phare, qui, initialement s'annonçait très bien, partait assez mal. L'article paru la veille dans "Libération", partenaire du festival, le faisait bien comprendre. Encore fallait-il savoir lire entre les lignes...

Toulon - Festival du Phare. Jour 1 (vendredi 29). Arrivé à Toulon vendredi vers 13h, rien ne semble être prêt. Le festival doit pourtant débuter vers 14 heures. C'est la première année que le festival se déroule au Zénith (sur le parvis, mais aussi dans les deux salles du complexe...). Il se déroulait, jusqu'à présent, sur les plages du Mourillon. Mais des voisins mécontents des nuisances sonores, etc., etc. Il est 14h30, et sur le parvis, le soleil est maintenant ... au Zénith (NDR : Jeu de mot pourri, qui est à l'image de ce qui m'attendait...). En plus, l'équipe technique, Blue Squares Méditerranée, partenaire du festival, qui devait assurer le son et les lumières, a planté l'organisateur au dernier moment. Heureusement, les sympathiques techniciens de Twin System étaient là pour rétablir la situation. Appelés en urgence, ils s'affairent pour que tout soit prêt en temps et en heure.

A mon arrivée, je contacte l'attaché de presse qui m'annonce qu'il arrivera vers... 17 heures. J'entre aperçois alors l'indicible. Ce que je prenais pour du retard inopiné serait-il, en fait, une marque d'incompétence flagrante de la part de l'organisation ? L'avenir me le dira... Alors qu'Amb est partenaire du festival, je suis le seul à ne pas porter de badge. Résultat ? Je me fais refouler par l'équipe de sécurité, qui fait son boulot : "Vous êtes journaliste, partenaire en plus, et vous n'avez pas de badge ? On me la fait pas à moi !". A force de tergiversations de toute sorte, je parviens à accéder au sein des seins, comprenez le parvis du Zénith. Car sans badge, tout le reste du site (l'intérieur du Zénith, l'espace partenaires, etc.) m'est interdit. Je commence à fulminer, mais je ne suis pas au bout des mes surprises.


Une des plus grosse surprise de ce vendredi vient de la programmation. Comment dire ? Le festival du Phare se pose fièrement en découvreur de talents. Or, dans le cas présent, il n'y avait aucun talent ! A l'exception des Escrocs, les plus sympas et professionnels, qui tirent leur épingle du jeu, le reste des groupes (je ne citerai aucun nom…) ne fut que bruit plus ou moins monotone. La palme d'or revenant à ce duo batterie / guitare (Elsa Assa) qui m'a fait péter un plomb... Je n'ai jamais rien entendu d'aussi mauvais... En fin de soirée, heureusement que De La Colline a été efficace, et a sorti les quatre cent personnes présentes de leur torpeur monotone...

Car la deuxième surprise de cette journée, c'est le public. Ou plutôt, l'absence de public. Jusqu'aux alentours de 19h, il y avait seulement 8 personnes (et je suis optimiste) à "admirer" les "artistes". Et oui, messieurs de l'organisation, si les concerts sont gratuits, mais que les artistes ne sont pas connus, ou complètement nuls, les gens ne se déplacent pas ! Le directeur du festival aura beau exposer son opinion ("il ne faut tout de même pas payer les gens pour qu'ils assistent à des concerts gratuits !") dans la presse locale (achetée pour l'occasion), la situation est catastrophique. La meilleure preuve ? Les places du lendemain sont bradées. Alors que la Fnac est partenaire et vend les billets 23 euros, l'organisation décide de les brader à 20 euros. Du jamais vu ! Lorsque je rentre me coucher ce soir-là, je ne peux m'empêcher de m'interroger : la soirée de demain, samedi, sera t'elle maintenue, ou annulée lamentablement ? Dormons, la nuit porte conseil...

Toulon - Festival du Phare. Ultime journée (samedi 30). Cette journée de samedi va définitivement confirmer ce que je pressentais : l'organisation fait preuve d'une incompétence rare. Initialement, trois groupes devaient se produire à l'extérieur. Sur les trois, seulement deux ont joué, perturbés par les conférences du forum associatif. Décidément, ça continue fort ! Le troisième groupe, Karma Sutra, était programmé à 18h, sur le parvis. Ils joueront finalement à 1h15 (puis 1h30, pour finalement attaquer vers 1h50) à l'intérieur. Pas mal la déprogrammation, non ? En plus, ce soir, tout comme hier sur le parvis, les groupes feront la balance juste avant de commencer leur concert. En public, c'est moins pro (on en est plus là...), mais plus sympa ! Alors que quelques personnes (pas plus de 350) commencent à arriver, on nous refuse toujours nos badges... En continuant de demander ce qui m'est dû (je vous rappelle qu'Amb était partenaire. On a donc fait la promo du festival sur notre site, depuis la mi-Juillet...), je commence à me faire une raison :

pas de badge = pas d'accès en backstages = pas d'interviews = qu'est-ce que je viens foutre là, alors ?

Après avoir ameuté toute l'équipe de production, et la moitié de la sécurité (qui se range à ma cause...), le pseudo attaché de presse fait son come-back : "ils se ont trompés, ils ne savaient pas, c'est leur faute, je reviens t'apporter les badges...". Bref, l'excuse bidon : c'est pas moi, c'est les autres... Après 20 minutes, la sanction tombe : "oui, euh, tu comprends, ça va pas être possible... La prod ne veut pas." Devant tant d'incompétence et de foutage de gueule, de copinages (oui, oui, la journaliste de Var Matin circulait comme elle voulait sur le site, badgée, elle...) et d'excuses bidon, je prends le seule décision convenable de tout le week-end : je m'en vais ! Il n'y aura donc aucun reportage sur la soirée de samedi au Zénith. En guise de conclusion, n'oubliez pas de méditer sur la pensée du jour : "L'organisation d'un festival est un métier."

 
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Semaine du Lundi 08.09.2003

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