ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

Fish

Fish

C’est dans un hôtel du Xème arrondissement de Paris que j’ai rendez-vous avec une des légendes du rock progressif. Ancien leader de Marillion, Fish mène une carrière solo chaotique, mais non dénuée d’intérêt. L’occasion d’évoquer la sortie de son nouvel album : « Field of Crows » (Musea).

Eric A : Merci Fish d’être avec nous.

Fish : J’ai profité de l’opportunité d’être à Paris pour cette interview. Je n’avais jamais auparavant joué sur scène dans Paris même. Nous avions un jour libre après ce concert et Musea et moi nous avons décidé de faire la promotion de mon nouvel album…


Tu as joué hier soir au New Morning ?

Oui, et avant cela, plusieurs concerts à Londres. Ce sont des shows importants, avec beaucoup de gens de la presse, donc il faut donner encore plus sur scène. Tu ne peux pas te la jouer relax. Londres puis Paris sans aucun jour entre, je ne te dis pas l’état de ma gorge aujourd’hui !

Tu sors donc ton nouvel album « Field of Crows ». Quelle a été ton approche pour ce disque ?

Je devais faire un nouvel album. Je ne voulais pas avoir une approche traditionnelle : Tu sais, écrire une cinquantaine de chansons comme une fourmi laborieuse… J’ai déclaré aux musiciens que nous allions créer 70 minutes de musique en laissant venir toutes nos idées et voir le résultat. Certains musiciens n’aiment pas cela, mais Bruce et moi -Bruce Watson de Big Country- nous nous sommes compris parfaitement. Quand c’est une bonne chanson tu le sens tout de suite. Quand nous enregistrions, nous faisions une première chanson, nous étions dans le champ (field). Après nous jouions une nouvelle chanson et nous arrivions à un portail, du portail nous prenions une petite route, une autre route, puis un sentier, etc.… Nous plaisantions avec les musiciens « où sommes nous ? nous sommes de retour dans le champ, je sens l’odeur des plumes ! » (rires).

Exactement, d’ailleurs sur la couverture tu marches à travers tes paroles.

Tout à fait. C’est une histoire vieille de plusieurs siècles. Le gars se bat, se fait avoir, trahir, fait des erreurs, sombre dans l’alcool, les femmes ou dans ce que tu veux, il se retrouve en prison et il pleure « Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Ce n’est pas de ma faute » et une voix lui répond « Si, c’est de ta faute et tu en es là parce que tu as fait les mauvais choix » . Alors il réalise que ce qu’il a laissé derrière était le meilleur de lui-même. Il retourne et l’album finit sur la tombe d’un homme au premier plan, cette tombe pourrait être celle de son fils et alors, il comprend le cycle. C’est une très très vieille histoire…

J’ai vu que Bruce Watson de Big Country joue sur ton album. Il y fait un superbe travail.

Oh, Bruce est un super guitariste, je le connais depuis des années. Il habite à une demi-heure de chez moi. Il a joué sur un précédent album, m’a également accompagné sur scène. Nous nous sommes re-rencontrés récemment... Franck Usher est aussi excellent guitariste pour les solos, mais ce n’est pas vraiment un songwriter et il n’est pas toujours à l’aise dans les guitares rythmiques. Je voulais un guitariste rythmique hors pair. J’ai donc dit à Franck et à Steve -mon bassiste-, « Appelons Bruce Watson ».

En fait tu as aussi co-écrit les chansons avec Bruce.

Oui, Franck a participé aux arrangements, mais Bruce a été mon partenaire principal pour la composition. Tony, mon clavier a fait quelques bouts, mais j‘ai surtout écrit avec Bruce. Cela nous a pris du temps pour écrire, toutes ces routes et ces chemins. Mais une fois les chansons écrites, l’enregistrement est allé si vite ! C’était incroyable !

Tu as enregistré ce disque chez toi, dans ton propre studio ?

Ouais, j’avais tout le groupe chez moi, on a vécu tous ensemble, même si parfois c’était comme une vraie bande de gosses. Je ne t’en parle pas ! Elliot Ness a produit l’album. Il a fait un super boulot car il comprend parfaitement ce que je veux et ce que ma musique réclame. Tu sais, je ne suis pas toujours facile, je suis très méticuleux, mais Elliot connaît ma manière de bosser et il a produit l’album avec beaucoup de talent. Nous avons enregistré en digital chez moi et nous sommes allés mixer à Glasgow sur SSL avec les compresseurs adéquats. Puis nous l’avons donné à Calum Malcom pour le mastering qui l’a mis sur sa NEVE, c’est la table originale qui était à Abbey Road : Alors là, tu as toute la chaleur et la profondeur de l’enregistrement.

Dans ta chanson « Numbers » tu parles des chiffres qui régissent nos vies aujourd’hui. Que veux-tu dire par là ?

J’aime écrire certaines paroles en suivant des thèmes, comme des exercices. Pour « Zoo Class » par exemple, je me suis dit, je ne vais faire référence qu’à des animaux. L’autre chanson dans ce style est « Numbers ». Aujourd’hui quand tu regardes les nouvelles à la télévision, tout n’est que chiffres et statistiques. Depuis la guerre en Irak, que l’on pourrait appeler la guerre du golfe numéro 2 ou la guerre du pétrole numéro 1, ce ne sont que des chiffres. Ils ont telle et telle quantité de missiles, d’ogives,

d’anthrax . Il y avait aussi les 2 tours de New York, le 11/9, les avions 727. Des chiffres, des chiffres, des chiffres, et en fait, à la fin de tout cela tu ne sais plus qu’est-ce qui est vrai…

Tu es entrain de tourner en Europe. Vas-tu faire des concerts aux Etats-Unis ?

J’aimerais bien, mais premièrement une tournée là-bas me coûterait très très cher, trop sans doute. Sans compter l’argent à rétrocéder aux clubs. Et deuxièmement je ne suis pas toujours d’accord avec la politique menée actuellement aux Etats-Unis et j’aurais du mal à ne pas le dire. Donc je ne sais pas si je serais vraiment le bienvenu là-bas (rires). Mais c’est dommage car il y a des gens fantastiques aux Etats-Unis mais leur gouvernement… Je ne sais pas. Nous devons nous interroger, nous ici à l’Ouest, sur ce que nous sommes en train de faire.

Oui, tout à fait… Et sur une note plus légère maintenant, quels sont tes projets ?

Je vais travailler sur un projet de cinéma. Je suis sur une idée de script en ce moment. J’ai besoin de prendre un peu de recul par rapport au music business : Si tu regardes de près les pop-stars de maintenant, je veux dire des gens comme Britney Spears, tu peux voir les fils au-dessus d’eux qui les animent !

De ton côté, tu es un artiste indépendant, tu as ton propre label.

Je ne veux plus traiter avec les majors. Si tu regardes les Awards anglais décernés cette année, il y en a eu cinq, un pour chacune des principales maisons de disques. Je ne veux plus participer à cela. Tu vois, j’ai adoré jouer hier soir à Paris, c’était vraiment géant. C‘est cela qui est important.

Tu prépares donc un film ?

Oui, il a eu tellement de films superbes récemment, mais il n’y a pas eu beaucoup de films politiques. Au cinéma, tu peux beaucoup plus creuser un sujet que dans une chanson ou même dans un album. Tu peux créer des personnages, faire des retours en arrière. Je travaille en ce moment sur un script qui s’appelle « The Raven ». Cela se passe sur fond de terrorisme. L’histoire débute en Bosnie où un gars est chargé de mettre des mines au hasard, comme un peu les tireurs de Washington. Ces mines sont toutes petites et indétectables. C’est un scénario avec un message bien sûr, mais en même temps c’est un film d’action. Ensuite les deux personnages principaux se poursuivent à travers le monde. Ce sont des gens instruits et intelligents. Tu sais, j’étais en Bosnie, j’y ai fait des recherches et je connais là-bas des gens qui en savent beaucoup sur ce genre d’histoire. Raconter cela est très difficile dans le cadre d’un disque, par contre au cinéma. Je vais y travailler cet été. C’est un projet passionnant !

Super ! On attend le film avec impatience. Encore merci Fish pour cette interview et bonne chance avec cet album.

Merci beaucoup. J’ai été très content de parler avec toi.
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 15.03.2004

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés