ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

Peter Gabriel : Le Magicien

Peter Gabriel : Le Magicien

Il est l’une des figures les plus marquantes de la scène musicale internationale. Depuis plus de 40 ans qu’il compose, Peter Gabriel a produit un nombre impressionnant de joyaux, dans sa veine absolument inimitable. Il a travaillé avec et pour quelques-uns des plus grands artistes de la fin du 20è siècle. Alors qu’il poursuit actuellement sa tournée du Growing Up Live en Europe, avec trois dates en France prévues à Paris, Lyon et Nice (le 28 Mai), retour sur l’histoire de cet artiste précurseur dont l’imagination n’a d’égal que le talent…

C’est le 13 Février 1950, dans une clinique de Cobham, dans le Surrey, non loin de Londres, que le petit Peter voit le jour sous le signe du Verseau. Ce dernier détail n’a peut-être aucune importance (surtout pour ceux qui ne croient pas en l’Astrologie), mais il est tout de même intéressant de regarder le profil de ce signe astral, car dans le cas de Peter Gabriel, il semble que cette « science inexacte » ne se soit pas trompée : « très sociable ; non-conformiste ; n'aime pas les conventions ; grande imagination ; original et plein d'idées ; grand besoin de liberté ; aime tenter des choses nouvelles ; aime communiquer avec les autres »…

Fils de Ralph et Irene Gabriel, il commence très tôt la musique, sous l’impulsion de sa pianiste concertiste de mère qui tient absolument à ce qu’il apprenne le piano. Mais c’est un peu plus tard vers le hautbois, la flûte et la batterie qu’il se dirigera. Peter commence à écrire mélodies et chansons dès l'age de 12 ans ; c’est seulement quelques années plus tard, à l’âge de 15 ans, qu’il fonde son premier groupe, The Anon, avec le pianiste Tony Banks. Et c’est l’année suivante, en 1966, alors qu'il étudie au collège de Charterhouse, qu’il rencontre Mike Rutherford et Anthony Phillips. Le nom de la nouvelle formation passe de The Anon à The New Anon, pour devenir finalement The Garden Wall.


Après un certain nombre de concerts et spectacles dans leur région du Surrey, un producteur, Jonathan King, les remarque et décide de les prendre en main. L’un de ses principaux apports est de demander au groupe de se trouver, une fois encore, un autre nom : c’est sur ses conseils que la formation prend le nom de Genesis, juste avant d’être signée par le label Decca pour l’enregistrement de leurs deux premiers singles, « The Silent Sun » et « A Winter's Tale ». On est en 1968, et Genesis est alors constitué de cinq musiciens : Peter au chant, Tony Banks aux claviers, Mike Rutherford à la basse, Anthony Phillips à la guitare et Chris Stewart à la batterie. Ce dernier quittera rapidement le groupe et sera remplacé par John Silver. Ce ne sera pas le premier changement au sein de Genesis, pour le meilleur, comme chacun sait…

L’épisode Genesis est capital pour la carrière de Peter Gabriel, mais c’est bien à ce dernier que cet article est consacré et non au mythique groupe. Bref, en passant sur les détails, de nombreux départs et remplacements surviennent, voyant l’arrivée d’un autre batteur, John Mayhew, le départ d’Anthony Phillips en 1970, puis le recrutement d’un autre batteur (eh oui, encore un, mais celui-là sera le bon !), un certain Phil Collins. Les succès commencent et se succèdent, jusqu’à la sortie de The Lamb Lies Down On Broadway en 1975, qui réjouit le public. Genesis fait partie, avec Yes, King Crimson et Pink Floyd, des inventeurs du rock dit « progressif », et les prestations du groupe sur scène sont mémorables. Peter Gabriel n’y est pas pour peu de chose : ses déguisements, ses maquillages et ses mises en scènes fascinent le public, et révèlent le talent polyvalent de l’artiste et son goût pour les innovations.

Certains estiment, avec le recul, que le départ de Peter était inévitable, et souhaitable pour lui comme pour le groupe, car ses prestations de « frontman », excellentes, déroutantes, subjugantes, avaient tendance à effacer quelque peu celles de la formation dans son ensemble, alors que lui en faisait et en voulait toujours plus. C’est sans doute à cause d’un besoin de liberté et d’explorations personnelles que Peter Gabriel, après le dernier concert de la tournée de The Lamb Lies Down On Broadway en 1975, à Saint-Étienne, décide d’informer médias et public qu’il quitte Genesis pour se consacrer à une carrière solo.

Les quatre premiers album de ce nouveau départ seront tous éponymes : il est d’usage de les numéroter, mais ils ont chacun un petit surnom lié à leur pochette qui permet de les identifer. Le premier, Peter Gabriel « 1 » (dit «car » : la pochette représente un Peter Gabriel comme endormi derrière le pare-brise d’une voiture) sort en 1977, avec l’aide du producteur de Bob Erzin. C’est un véritable succès : Peter y mêle les genres avec bonheur, et le titre « Solsbury Hill », que l’on peut toujours entendre de temps en temps sur certaines stations de radios, fait un tabac. En 1978 sort Peter Gabriel « 2 » (dit « scratch » : Peter griffe des deux mains la photo même qui constitue la pochette), produit par Robert Fripp, avec des titres comme « D.I.Y. » et « Mother Of Violence ».

Deux ans plus tard, en 1980, Peter Gabriel sort son troisième album, Peter Gabriel « 3 » (dit « melt » : la partie gauche du visage de Peter semble être une peinture en train de fondre et de se mélanger) : cet album contient deux de ses plus grands succès, à savoir « Games Without Frontiers », sur lequel on peut entendre Kate Bush fredonner répétitivement (et de manière absolument incompréhensible si on ne vous prévient pas avant - ceux qui connaissent la chanson savent bien de quoi il retourne, et ont dû longtemps de demander ce qu’elle racontait) la phrase « Jeux sans frontières », et « Biko », chanson-hommage à l'activiste anti-apartheid Sud-Africain (et Noir, s’il est besoin de le préciser) Steven Biko, mort assassiné en 1977. Peter Gabriel « 3 » fera l’objet d’une sortie en langue allemande (comme plus tard Peter Gabriel « 4 »).

1982 est l’année qui voit la création du WOMAD, le World Of Music, Art and Dance festival, projet de très grande envergure qui a pour but de promouvoir l'art, la culture et l'éducation traditionnelle et contemporaine dans une optique très universaliste : Peter a beau y mettre le meilleur de lui-même, toute son énergie et son inventivité, le WOMAD est largement déficitaire, pécuniairement parlant, avec plusieurs milliers de dollars de pertes (le WOMAD est néanmoins édité chaque année depuis lors, malgré des débuts difficiles). Ce qui n’empêche pas l’artiste, quelques semaines plus tard, de remonter sur scène en compagnie de ses ancien partenaires de Genesis, Banks, Ruttherford et Collins, dans un concert-retrouvailles donné, le temps d’une soirée, à Milton Keynes…

Dans la même période, Peter sort son quatrième album (éponyme comme les trois précédents), Peter Gabriel « 4 », mais auquel il sera contraint de donner un titre pour la vente aux États Unis, qui sera Security (ne cherchez pas de rapport avec la pochette, parce qu’il n’y en a pas !) : il semblerait en effet que la maison de disques qui commercialisait l’album sur le territoire américain, Geffen Records, eût trouvé plus « rassurant » pour le public que ce quatrième opus portât un titre… « Rassurant » a donc été le titre, mais pour ce qui est de l'atmosphère de cet album, on est loin du compte, car c’est sans doute le plus sombre, le plus inquiétant, le plus chargé de tribalisme brut et effrayant de tous les albums de Peter Gabriel. Plus exotique aussi, forcément. Le titre d’introduction de Security, « The Rhythm Of The Heat », est conçu comme une incantation lente, avec un climat pesant et oppressant qui aboutit à un climax de percussions (uniquement des peaux, car Peter a décidé de bannir cymbales et autres pièces métalliques lors de l’enregistrement du disque) et de cris semblant provenir des tréfonds de l’âme humaine. Les titres phares de cet album sont « Shock The Monkey » et « I Have The Touch », qui seront classés parmi les meilleures ventes de 1982, et inspireront bon nombre d’autres artistes. Peter Gabriel - Security est considéré par certains simplement comme LE meilleur album de l’artiste…

Le premier album live de la carrière solo de Peter, « Peter Gabriel plays live » sort un an plus tard, en 1983, mélange d’enregistrements effectués lors de sa tournée aux USA et au Canada. Quelques années plus tard, en 1985, Alan Parker fait appel à lui pour composer la bande originale de son nouveau film, Birdy, un drame psychologique lié à la guerre du Vietnam avec Nicolas Cage et Matthew Modine : le résultat est tout à fait génial, et la musique aux sonorités électroniques de Peter donne au film un cachet très particulier, à la fois conforme à l’esthétique très « années 80 » du film et hypnotisante comme les séquences hallucinées servies par Modine.

C’est en 1986 que Peter Gabriel sort son septième album (si l’on compte son premier live et la BO de Birdy) : So, qui sera un véritable triomphe public (le premier) et un raz de marée commercial, avec plus de trois millions d'exemplaires vendus rien qu’aux États-Unis. Il faut dire que le sieur Gabriel a su s’entourer (c’était vrai pour les albums précédents, cela n’explique pas tout) pour réaliser cet opus particulièrement génial : des pointures telles que les batteurs Manu Katché et Stewart Copeland (l’ancien batteur de The Police), le guitariste Nile Rodgers, le bassiste Tony Levin et le producteur Daniel Lanois. Avec So, il retrouve un peu cette « froideur » - pourrait-on dire - toute particulière qui conférait à ses premiers albums leur atmosphère si inimitable. Le premier extrait, « Sledgehammer » se positionne en première position du Billboard et remporte le prix du meilleur clip vidéo : un grand moment que ce bijou réalisé par Stephen Johnson, où Peter se mêle à différents modelages et paintings dans une hystérie de couleurs animée en mode image par image et qui a nécessité 7400 prises distinctes ! À l’opposé, l’on trouve le sublime « Don’t Give Up », en duo avec Kate Bush, une sorte de complainte lente, obsessionnelle, très harmonieuse et mélancolique.

Le succès commercial de So donne pas mal de latitude financière à Peter Gabriel. Après avoir, en 1989, travaillé à la bande original du film La Dernière Tentation du Christ de Martin Scorcese, d’après le livre de Nikos Kazantsakis (l’album résultant est le fabuleux Passion, dans lequel Peter avoue lui-même avoir dépassé le cadre stricte du film, certains titres n’y étant pas entendus et n’étant présents que sur le disque), il crée la même année son propre label, qu’il nomme judicieusement « Realworld », et dont la vocation avouée est de promouvoir les « musiques du monde ».

Après un Best-Of, Shaking The Tree, sorti en 1990, Peter Gabriel revient en 1992 avec un nouvel opus, Us, un album dans la lignée de So bien que très empreint du travail réalisé sur Passion. Les titres « Steam » (de la veine de « Sledgehammer ») et « Digging In The Dirt » (peut-être à rapprocher de « Game Without Frontiers » croisé avec « In Your Eyes », ce titre remporte deux MTV Awards et un Grammy pour le meilleur clip musical) remporterons un bon nombre de prix, et l’ensemble a une sonorité particulièrement étudiée, très « World Music », mais dans le bon sens du terme. La tournée mondiale qui suivra, en 1993-94, sera absolument époustouflante, avec une mise en scène grandiose et particulièrement technique de Robert Lepage, où Peter apparaît à un endroit, puis disparaît, pour réapparaître encore ailleurs grâce à une scène truffée de trappes diverses et variées. Cette tournée magnifique constituera le contenu du second live de Peter, Secret World Live.

Puis vient le temps des projets « multimédias » et protéiformes : Peter lance deux CD-Roms. Le premier, XPplora 1, paru en 1994, est un CD-Rom interactif qui nous plonge dans l'univers de Peter Gabriel : des éléments de sa biographie, de sa musique, quelques clips avec « making-of’s » des tournages et détails sur leur conception, la possibilité de mixer un morceau de musique, de découvrir WOMAD ou encore d’écouter de la World Music (« made in RealWorld », bien sûr !). Le second, EVE, un autre CD-Rom interactif sorti en 1997, a été salué par la critique. Le thème : « Le Paradis a été perdu. Le monde est couvert de boue. Vous pouvez voyager à travers un paysage changeant et mystérieux, vous lancer dans la composition de morceaux musicaux, vivre des expériences artistiques et résoudre des énigmes, tout cela dans un seul et unique but : trouver EVE et retourner au Paradis ». Vaste programme, pour une réalisation très aboutie bien qu’un peu déroutante par moments.

En 1999, Peter crée un spectacle musical, Ovo, qui sera donné au Millenium Dome de Londres, lieu construit « sur mesure » pour célébrer le nouveau millénaire (pour avoir eu l’occasion de le voir, ce Dome, je peux dire que ça n’était pas franchement beau, vu de dehors… Mais bon, beaucoup ont pensé la même chose de la Tour Eiffel au temps de son édification, et pourtant…). Dans le même temps, il invente puis fonde, avec le gourou anglais des nouvelles technologies Charles Grimsdale, « OD2 »On Demand Distribution » système de distribution musicale à la demande pour l’internet) qui prend de vitesse les majors du disque pour s'imposer comme le premier grossiste numérique de musique en Europe ! Au passage, on remarquera l’amour de Peter Gabriel pour les jeux de mots : « OD2 » est à prononcer « oh-di-tou », ce qui, avec un certain accent anglais et dans la vitesse, rappelle fortement le terme « Oddity », « singularité » en français (il y a fort à parier que si la marque « ODT », carrément prononcé « oh-di-ty », avait été libre, Peter l’aurait choisie, mais un jeu vidéo porte malheureusement déjà ce titre…).

Trois ans plus tard, en 2002, il compose la bande originale du film australien Le chemin de la Liberté (Rabbit-Proof Fence) de Phillip Noyce, qui conte l'histoire vraie de trois petites filles aborigènes enfuies d'une mission pour retourner chez elles à pied, à plus de 2000 kilomètres dans le Bush australien, en suivant l’immense clôture qui coupait l’Australie en deux parties, celle où l’on élevait des moutons et celle où l’on élevait des lapins… La même année, il revient sur le devant de la scène musicale avec son album Up, un opus plus profond, plus noir, dont le thème majeur est la mort. Le titre « The Barry Williams Show » est une critique particulièrement violente portée sur la télé-réalité (le « Jerry Springer Show », particulièrement) et sur ses dangers psychologiques, dont le clip, réalisé par Sean Penn, est un petit bijou. Dommage que le manque de promotion ait été si navrant : le clip n’a pas été diffusé en France, et le single n’est vraiment pas évident à trouver ! Cet album est actuellement l’élément moteur d’une tournée mondiale, le Growing Up Live, mis en scène par Robert Lepage (on ne change pas une équipe qui gagne), et qui va passer par trois fois par notre beau pays (qu’affectionne beaucoup Peter Gabriel, soit dit en passant…).

Un nouvel album, I/O (une allusion technologique, où l’on se rend compte que, quitte à mettre un titre à ses albums, Peter Gabriel préfère faire court, entre So, Us, Ovo, Up et ce petit dernier), est paraît-il en préparation, mais il serait bien difficile de prévoir quand il sortira, surtout si l’on se rappelle les dates perpétuellement repoussées de la sortie de Up ! En tout cas, espérons qu’il est pour très bientôt !!!

Une vie bien remplie, une vie dédiée à la musique et à la création sous toutes ses formes. Une vie loin d’être finie, et une veine loin de se tarir. L’esprit précurseur, le génie visionnaire de Peter Gabriel, son talent et son goût pour l’expérimentation en ont fait pour ainsi dire l’inventeur de la World Music (dans le bon sens du terme, encore une fois : il a été le premier à véritablement utiliser des instruments traditionnels et des « samples » de musiques ethniques sans les formater aux standards occidentaux), et une sacrée alternative à Jean-Michel Jarre pour ce qui est des innovations sonores liées aux technologies. Il est le premier artiste européen à avoir recouru au Fairlight CMI, machine de science-fiction pour l’époque puisqu’elle permettait de dessiner des sons sur un écran, d’y afficher la musique sous forme de partition, et servait dans le même temps de sampler ! Jarre lui aussi acquerra un Fairlight CMI, de même, un peu plus tard, qu’un certain Daniel Balavoine (qui lui bénéficiera d’une version un peu plus moderne d’emblée, le Farlight CMI II X), fortement inspiré par un Peter Gabriel qu’il admirait beaucoup (la réciproque était vraie), notamment pour son « Pour La Femme Veuve Qui S’Éveille »…

Il fait aujourd’hui la nique aux majors en les devançant sur le marché de la distribution de musique en ligne à la demande, et il n’a pas fini de nous étonner ! Quand un magicien s’en mêle…

 

Site officiel : http://www.petergabriel.com

Dates des passages en France, tournée « Growing Up Live » :

Paris : 14/05/2003


Lyon : 27/05/2003
Nice : 28/05/2003

Discographie :

Peter Gabriel « 1 » - 1977
Peter Gabriel « 2 » - 1978
Peter Gabriel « 3 » - 1980 [Ein Deutsches Album (Version Allemande) - 1980]
Peter Gabriel « 4 » (Security) - 1982 [Deutsches Album (Version Allemande) - 1982]
Plays Live (Highlights) - 1983
Plays Live (double album) - 1983
So - 1986
Shaking The Tree (compilation) - 1990
Us - 1992
Revisited (compilation) - 1992
Secret World Live (double album) - 1994
Ovo / The Millenium Show - 2000
Ovo (réédition commerciale) - 2000
Up - 09/2002

BOFs :

Birdy (BOF Birdy, A. Parker) -- 1985
Passion (BOF La Dernière Tentation du Christ, M. Scorcese) - 1989
Long Walk Home (BOF Le Chemin de la Liberté, P. Noyce) - 2002

Multimédia :

XPlora 1 - 1994
Eve - 1997

 
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 12.05.2003

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés