ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

100% HARD ! DU CULTE, DU CULTE, DU CULTE !

100% HARD ! DU CULTE, DU CULTE, DU CULTE !

En faisant appel autant au physique qu'aux émotions, le hard-rock a produit quelques albums cultes, qui méritent l'attention de tout amateur de rock. Agression, technicité et mélodie y jouent à cache-cache. Voici tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur le hard...

Qu'on le veuille ou non, le hard-rock, grâce aux multiples dérivés qu'il a engendré depuis une trentaine d'années, est un des genres musicaux les plus créatifs. Peut-être parce qu'il est resté banni du grand public et des médias. Le hard s'enrichit de tout ce qui lui tombe sous la main: blues, classique, jazz, progressif, hip-hop, techno, gothic, extrême... Des rythmes hypra lents du doom au terrorisme auditif du black-metal, pas facile de s'y retrouver.

Il faut d'abord aller au-delà des clichés qui, s'ils reflètent bel et bien un genre parfois caricatural, oublient l'essentiel: la musique. Revenons donc à la fin des années 60. Le rock ne fait déjà plus très peur. Ses pionniers sont pour la plupart morts. Une nouvelle génération biberonnée à la guitare électrique prend le relais.


Très vite, elle pose ses propres jalons dans deux directions. L'une est l'expérimentation, qui fait sortir le rock des morceaux au format classique pour la radio, joue de la distorsion, déstructure. L'autre ajoute un cran dans l'agressivité: on muscle la base rythmique, on sature les guitares, on n'hésite plus à crier les paroles qui vous sortent des tripes. Sans être affiliés au hard, The Who, The Stooges d'Iggy Pop, les MC5 ou encore Hendrix témoignent de ces évolutions.

"STAIRWAY TO HEAVEN"

L'héritage blues est alors encore très présent chez la plupart des rockers. Les tous premiers groupes de hard-rock en portent la marque. Ainsi de Led Zeppelin, l'un des initiateurs du décollage du genre, dès le début des années 70. Cette décennie est d'une richesse artistique inouïe. En témoignent des albums qui font encore autorité aujourd'hui et restent des "must-have" pour tout amateur de rock.

De Led Zeppelin, qui ne connaît "Stairway to heaven"? Un crescendo qui part en quasi slow et se termine en orgie. Le groupe demeure aujourd'hui une référence absolu. Tout comme les ricains Aerosmith, bien plus "droit au but" que Led Zep'.

Deep Purple, apparu aussi au tournant des 70's, peut se targuer d'une personnalité très marquée, reconnaissable, entre autres, au clavier de John Lord, à la guitare de Richie Blackmore et à des morceaux assez longs et complexes. Leur hit n°1 est "Smoke on the water".

CASSER LA BARAQUE

Black Sabbath relève d'une autre branche. Celle d'un groupe qui, dès ses débuts, fait peur. Ils jouent accordés extrêmement bas, une musique lourde et noire -qui n'a cessé depuis d'inspirer de nombreux groupe.

En Australie, AC/DC (jeu de mots qui désigne à la fois le courant alternatif et... les bisexuels) pousse ses premiers vagissement au milieu des années 1970, toujours sous l'influence du blues. Du très carré, avec un son "sale" et des compos simples. Mais addictives. Le groupe tourne toujours sur le même modèle un quart de siècle plus tard.

Les Allemands de Scorpions connaissent eux aussi le succès dès la seconde moitié des 70's. Leur secret: l'alternance de "chansons douces" et des purs morceaux de rock qui cassent la baraque et s'impriment dans le cerveau.

Jusque là, le hard demeure un "enfant terrible" du rock, pas encore émancipé. L'indépendance vient à la fin des 70's-début des 80's. Led Zep, Black Sabbath, Deep Purple ont du mal à négocier le virage. Des groupes nés juste après ce trio 300% mythique en profitent pour exploser. Comme Judas Priest, qui bénéficie de Rob Halford, alias "the metal god" pour sa voix fabuleuse, capable de tenir des aigus de puceau comme les grognements de moteur GTI, et de deux gratteux spécialistes des riff (enchaînement d'accords) impossibles.

HEAVY-METAL

Tout comme Judas Priest, Iron Maiden symbolise cette catégorie du hard-rock appelée le metal. Celui-ci laisse en chemin le blues et privilégie, comme son nom l'indique, un son beaucoup plus "métallique". Né à la fin des années 70 en Angleterre, Iron Maiden est le groupe à guitares qui tuent, avec deux six-cordes dès les débuts. C'est, avec Saxon et Tygers of Pan Tang, le pilier de la NWOBHM: la new wave of British heavy metal.

Ce mouvement marque un renouveau du hard-rock, au tout début des années 80. Il signifie en fait le vrai décollage du metal qui, avant de se scinder en de nombreuses sous-tendances, se résume encore alors au heavy-metal. Dans le domaine de la musique agressive, il prend le contre-pied du punk, qui vient de tout flamber en trois années (77-79) avant de retomber dans l'underground.

Dans un laps de temps pas beaucoup plus long, le hard, lui, réussi à exploser.

Apparaît le trash-metal, très rapide, musique à pogos par excellence (les trois premiers albums de Metallica, Anthrax...). Le grind, lui, pousse les batteurs aux limites de leurs capacités physiques avec en prime l'utilisation systématique de cris et un esprit gore (Napalm Death...). Le doom-metal, c'est l'inverse: des rythmes de pachydermes sous anti-dépresseurs, une noirceur à effrayer Dracula (Candlemass...).

Le hard-progressif s'appuie sur de longs morceaux aux structures alambiquées, très techniques et mélodiques (Marillion, Queensrÿche...). Du côté de Los Angeles, la mode est au glam: les hardos se maquillent de façon outrancière, portent des perruques blondes. Se côtoient les groupes les plus ridicules de l'histoire de la musique, mais aussi quelques perles de hot rock (Mötley Crüe...). Et bien sûr, toutes ces tendances se mélangent allègrement entre elles.

"STILL LOVING YOU"

Plus mélodiques encore, et taillés pour les radios: c'est le hard-FM. Def Leppard et Bon Jovi en fourgueront des millions d'albums à coup de sirops pour MTV. Car, contre toute logique, les hardos démontrent un don particulier dans la composition des slow pour emballer mieux qu'avec du film alimentaire. Du "Still loving you" de Scorpions au "Nothing else matters" de Metallica.

Seulement voilà... Le hard attire aussi un solide ramassis de bourrins, qui n'en retiennent que l'agressivité. Cohorte fastidieuse de groupes dénués de tout talent, convaincus qu'il n'est pas nécessaire de savoir jouer tant qu'on pousse les amplis à fond, avec un public à l'avenant. Le hard et ses descendants en ont beaucoup souffert.

Heureusement, plus les années 80 passent, plus le niveau technique global monte. C'est que le hard demande une certaine maîtrise. Au moins pour suivre des tempos rapides avec de fréquents breaks. Les mauvais se repèrent vite.

On en arrive au paradoxe d'une formation comme Death, initiatrice du style qui porte désormais son nom, le death-metal. Accélérant encore le tempo de tout ce qui se faisait jusque là, Death y ajoute des voix extrêmement gutturales et caverneuses, ainsi qu'un niveau technique qui démontrait qu'on avait pas simplement à faire à du bruit.

A l'opposé, Venom, avec les mêmes ingrédients moins la maîtrise instrumentale, proposait une musique des plus basiques mais reposant sur une image de bracelets à clous et de pseudo-satanisme.

BLACK-METAL

Les années 90 ont enterré puis exhumé le hard. Au début, le grunge (Nirvana, Pearl Jam, Alice in Chains...) balaie tous les groupes de metal. Le rock festif cède la place à ceux qui étalent leur dépression nerveuse. La hype grunge dure à peine plus que celle du punk. Kurt Cobain y met fin en se faisant sauter le caisson. Vieilles gloires et jeunes loups du metal en profitent pour regagner le terrain laissé en friche.

Pendant ce temps, dans les vents glacés des pays d'Europe du nord, à l'abris des ombres les plus underground, le black-metal fait ses armes. Il allie une philosophie sataniste -et cette fois pas toujours "pseudo"- avec l'héritage du death-metal et de Venom, en remettant encore une couche d'accélérations de batterie et des hurlements. Le black-metal s'auto-définit ainsi comme un mouvement occulte. Il le reste effectivement jusqu'au milieu des années 90.

Emperor, Immortal ou Marduk sortent alors de la nuit. Ou aussi, dans la veine la plus accessible (que les plus intransigeants qualifient de "commerciale", bien qu'une telle musique ne passera jamais sur des ondes de T.V. ou radios nationales), Cradle of Filth ou Dimmu Borgir.

Le black-metal constitue une sorte d'aboutissement. Par sa violence extrême et parce que, à l'image des groupes sus-cités, certains lui ont adjoint une sens mélodique ou des structurations de morceaux parfaitement diaboliques et remarquables d'un strict point de vue musical. Tant pis pour les "metalheads" (fans de metal) qui avaient déjà du mal à supporter les voix du death! Même sorti de l'occulte, le black reste une affaire d'initiés, quoique de plus en plus nombreux.

EN MAL DE RÉBELLION

Le death refait lui aussi surface dans la seconde moitié des 90's. Puis le heavy-metal à la façon des années 80, très mélodique et très guerrier. Stratovarius, Angra, Hammerfall, Rhapsody cartonnent. Machine Head, Pantera et Sepultura, eux, combinent l'énergie venue du trash à des productions très modernes dans le power-metal.

Le néo-metal, lui, tente la fusion avec le hip-hop, comme Mass Hysteria en France ou, aux USA, Rage Against The Machine puis Korn et Limp Bizkit, nouvelles coqueluches des adolescents en mal de rébellion. L'esprit de Black Sabbath resurgit ailleurs et, dans un cocktail de rock lancinant, de psychédélique et de fumette, se mue en stoner-rock: feu Kyuss, Queen of the Stone Age, Spiritual Beggars...

On en oublie. Impossible de citer tous les courants, toutes les innovations. Le hard ne s'est jamais aussi bien porté. Malgré la quasi absence d'accès aux médias. Malgré les cas de censure recensés aux USA, en Europe ou même au Japon pour des pochettes j

Jugées de mauvais goût ou des paroles pas très morales.

PAS DE POLITIQUE?

Restent deux taches. Des rumeurs régulières mettent dans la même boîte hardos et fachos. Ce qui ne peut que faire pleurer de rage n'importe quel connaisseur du mouvement. Tout simplement parce que le hard est, au départ, plus "fun" que politique, même si la plupart des groupes comptent dans leur répertoire quelques titres dénonçant les folies guerrières, "l'horreur économique" et la haine.

Bien sûr, il existe des formations et des individualités d'extrême-droite dans le hard, dans les mêmes proportions que dans le reste de la société. Mais aucune n'a jamais réussi à percer.

On peut quand même reprocher au milieu du hard de souvent préférer ne pas savoir quand un groupe pose problème. Ou de se contenter d'arguments défensifs du genre "mais non, on ne fait pas de politique." Par exemple pour certains combos de black-metal, qui poussent les "philosophies" individualistes à l'extrême et louangent la survie du plus fort. Jusqu'à déclarer qu'un bon coup de balais de la moitié de l'humanité ne serait pas une lourde perte.

Une toute petite minorité, certes, mais qui provoque le malaise. A l'opposé, dans un magazine de hard-rock français, lors du traditionnel "référendum" des lecteurs de fin d'année, on a vu "la montée du FN" figurer spontanément dans le Top 5 des déceptions, alors que la question portait sur les mauvaises surprises musicales! De même, la vague néo-metal affiche une certaine politisation ou, du moins, un engagement sur les problèmes sociaux, comme chez Rage Against The Machine (qui vient de se séparer).

En revanche, le sexisme du milieu hard n'est pas une légende. Les formations féminines restent des exceptions. Et il suffit d'écouter les paroles de bien des groupes pour comprendre qu'un certain machisme et la glorification primaire de la virilité sont loin d'avoir disparu.

SANS LENDEMAIN

Quid de la France dans tout cela? L'Hexagone n'est clairement pas une terre promise du hard. Les groupes étrangers n'y font en général qu'une poignée de dates lors des tournées, voire une seule à Paris. Et ce n'est pas nouveau.

Le hard français a connu un âge d'or au début des années 80. Principaux représentants: Trust et Vulcain. Deux groupes qui avaient choisi le chant en français et et soignaient les textes, avec quelques brûlots sur les prisons, l'armée, la police, les banlieues HLM ou les extrémismes politiques.

Trust, qui fut à Téléphone ce que les Rolling Stones furent au Beatles, est le seul a avoir acquis une réelle renommée internationale (le tube "Antisocial), avec un hard-heavy et un chant assez parlé. Vulcain pratiquait plutôt un rock'n'roll à haute énergie.

Dans la lignée de la NWOBHM, d'autres groupes ont connu un certain succès franco-français, à l'image de Sortilège, Satan Jokers ou Warning. Sans lendemain. Par la suite, personne n'a réussi à s'imposer significativement à l'international, malgré parfois des galettes de première bourre comme celles, par exemples, des trasheurs d'Agressor ou Loudblast.

LE BAL NEO-METAL

Il a fallu attendre ces toutes dernières années pour voir un nouveau souffle, marqué aussi par un net progrès dans la qualité de la production des albums, tare jusque là symptomatique du hard local. Mass Hysteria, Lofofora, Watcha mènent le bal néo-metal avec de très fortes prestations scéniques. Misanthrope met en scène Alceste, le personnage de Molière, dans un death lyrique. Sup aborde les relations humains-machines dans une espèce de cold-metal. Artsonic invente le néo-trash-pop. Les exemples abondent de très bons groupes, mais aucun n'atteint encore la stature d'un Trust. Cette fois, au moins, on a le droit d'y croire!

LE GUIDE DU SOUDARD...

Bref, impossible de citer tout le monde et certains incontournables manquent à ce tableau.

Si désormais vous voulez tester...

Voici une sélection, qui ne se veut pas représentative de la production hard et metal. Il s'agit avant tout de suggérer des albums qui permettent d'ouvrir une porte d'entrée. A vous de voir ensuite si ce que trouvez dans le vestibule vous donne envie d'un tour plus complet du propriétaire.

AC/DC: Let There Be Rock. Besoin d'une autre explication que le titre? Chant de matou en rut, gratte rutilante et pue-la-sueur à la fois: le hard arrache les plates-bandes du blues. L'essence du rock qui refuse d'être propre.

Highway to Hell. La chanson titre est la plus connue du groupe. Nettement plus agressif que "Let there be rock" mais que du bon. Ce fut le dernier album avant le décès du chanteur Bon Scott. Brian Jonhson prit la relève dès l'album suivant, qui contient entre autres "Back in black" et "Hells Bells"

Aerosmith: Toys in the Attic. 25 ans après sa sortie, pas une ride. Hé oui, "Walk this way" a un quart de siècle! Très représentatif de l'époque, quand le rock avait encore le blues, s'énervait et respirait entre deux riff avec un "Sweet emotion" ou "You see me crying".

A Perfect Circle: Mer de noms. Sorti en 2000, cet album s'est imposé comme une révélation. On y trouve la classe, l'ecclectisme, l'intelligence, la sensibilité, la finesse. Un son très actuel qui ne peut que ravir tous les amateurs de rock à l'esprit large. Et ceux d'excellente musique en général.

Bon Jovi: Slippery when Wet. Salut les filles! Le Patrick Bruel du hard cartonne sur les radios. C'est du hard-FM (la tendance "variétés", en somme) et ça s'énerve un peu entre deux slows.

Deep Purple: In rock. Peut-être le disque de hard par excellence. Rien que de l'excellentissime. Voix d'écorché vif, guitare extra-terrestre, clavier fou. Peu de formats couplet/refrain, que de l'inspiration et du talent. Un sommet artistique.

Machine Head: Patron, la même chose! Avec "Smoke on the water" en prime.

Purpendicular. DP prend un nouvel élan dans les mid-90's avec l'arrivée du guitariste Steve Morse. L'inventivité et la pèche sont de nouveaux au rendez-vous. Grande classe.

Def Leppard: Adrenalize: Un sommet de DL en terme de ventes. Un album très "clean", assez commercial, avec les ballades de rigueur et les tubes "Let's get rocked", "Make love like a man" et "Have you ever needed someone so bad.

Dream Theater: Metropolis part II-Scenes from a Memory. Dans la veine du heavy progressif, Dream Theater est aujourd'hui le maître incontesté. Des morceaux pas simples, des envolées instrumentales liquéfiantes de fluidité, une technicité qui a dégoûté plus d'un apprenti instrumentiste. Et la mélodie, toujours la mélodie, encore la mélodie.

Faith No More: Live at Brixton Academy: FNM bouffe a tous les râteliers, rock, jazz, blues, heavy... tout y passe, avec talent, technique et folie. L'un des groupes les plus hétéroclites du hard... L'un des meilleurs, en réalité.

Guns'n'Roses: Appetite for Destruction. Premier album des Guns, joliment brut, très typé américain avec un côté big-rock et quand même un ch'tit slow. Tapeurs de pieds de tous pays...

Use your Illusion I & II: pan, deux albums d'un coup pour le prix de... deux. Le groupe perd en énergie, remet une couche sur ses racines amerloques, plaque quelques slows mémorables et une flopée de hits: "Knock' on heaven's door", "Live and let die", "You could be mine", "November rain", "Don't cry". Ce doublé assied la légende d'un groupe qui voulut rivaliser avec les Rolling Stones mais s'effondra aussi vite qu'il était monté. Le I est plus calme que le II.

Helloween: Keeper of the Seven Keys, part II. Le top du heavy-speed mélodique à l'allemande. Un album minutieusement arrangé, extrêmement inventif avec même, chose assez rare dans le genre, une dose d'humour. Voix irréprochable, alternance de cavalcades guitare/batterie et de passages plus calmes pour relancer la machine. Dans le style, personne n'a fait mieux depuis. Ou même depuis le "part I", disent les puristes.

Iron Maiden: Number of the Beast. "6-6-6! The number of the beast": la refrain ultime d'Iron Maiden, dans un album bourré de solos d'une fluidité parfaite, avec le chant reconnaissable entre tous de Bruce Dickinson, que vous vous surprendrez à imiter sous la douche... en vain. Du heavy mélodique qui n'amuse pas le terrain, au meilleur de sa forme.

Kiss: Alive II. Du gros rock qui tache à l'américaine, alors que le groupe avec maquillage, plateform boots et explosions dans tous les coins de scène n'était pas encore bouffi de fric.

Led Zeppelin: IV. Que des classiques, dont "Stairway to heaven". Le disque à se procurer en priorité dans toute cette liste. Cela dit, en écoutant les autres albums de Led Zep' ou les remarquables "BBC Tapes", mémorable témoignage live, vous prenez peu de risques. Rien à jeter, ou presque.

Metallica: Load. Album controversé chez les fans car Metallica y abandonne définitivement ce qui lui restait de trash. Mais l'important, c'est ce résultat: un pur album de rock inventif et "patator", bien chanté, bien exécuté, bien calibré. Du travail de pros. Écoutez donc "The house that Jack built".

Queensrÿche: Operation Mindcrime. Que voilà un bel objet! Concept-album de référence qui aborde la philosophie du pouvoir. La quintessence du hard progressif et intelligent. Un monde à part, expérimental, passionnant... et pas trop brutal.

Rainbow: Rising. Le guitariste Richie Blackmore et le nain chantant Ronnie James Dio (deux ex Deep Purple), soit une des plus belles paires du hard-rock. Ou du rock-hard? Très teinté 70's, en tous cas. Pas de gros effets de synthétiseur, juste des musiciens qui savent ce qu'une bonne chanson veut dire. 100% efficace.

Patrick Rondat: On the Edge. Le guitariste instrumental français étale son talent et sa technique sans pédanterie. L'absence de chant ne se fait absolument pas sentir, tant la musique est riche. A noter la présence en invités de Didier Lockwood (violon) et Michel Petrucciani (piano).

Joe Satriani: Surfin' with the Alien. La référence quasi absolu de la guitare instrumentale. Du très rock au jazzy et au blues, le "Satch" fait le tour de la question sans que l'on ne s'ennuie jamais, avec deux premiers morceaux énergétiques et une suite toute en finesse. Très accessible.
Savatage: Dead Winter Dead. Concept album sur Sarajevo sous les bombes, par un des groupes les plus intelligents du metal, embranchement progressif.

Scorpions: Blackout. Avant de devenir multimillionnaire grâce à "Still loving you", Scorpions savait déjà alterner les chansons douces et le rentre-dedans basé sur un riff imparable. Tenter aussi le live "Tokyo Tapes", antérieur et plus hard 70's. Ou les albums de la fin des années 80, nettement plus commerciaux mais moins agressifs.

Skyclad: The Answer Machine. Le groupe qui n'a pas attendu la mode celtique pour sortir les violons. Leur album le plus mélodique, le plus accessible, le plus chantant, le plus "on se prend par les coudes et vas-y qu'on saute partout". Très chaleureusement recommandé!

Therapy?: Infernal Love. Cet album a dérouté les fans. Therapy? descend les amplis d'un cran, admet des éléments de pop, cisèle, caresse dans le sens des émotions avant de rouvrir par surprise la boîte à saturation.

Thin Lizzy: Live and Dangerous. Le seul groupe de hard mené par un black délivre un témoignage de scène dédié à la guitare hard-blues-rock. Historique.

Tiamat: Wildhoney. A la frontière des rythmes lents du doom-metal, Tiamat ajoute les ambiances, la mélancolie, le chant sorti du rêve et l'esprit qui plane. Beau. Très beau.

Devin Townsend: Infinity. L'oeuvre très personnelle d'un fou génial, qui libère ses bons démons sans aucune restriction. Écoutez le titre "Bad devil" avant d'acheter: vous battrez ensuite le record du monde de vitesse de passage en caisse, tellement vous aurez hâte d'être chez vous pour écouter la suite.
Trust: Répression. S'il ne devait y avoir qu'un seul album de hard en France, ce serait celui-là. Aucune autre formation hexagonale n'est allée aussi haut que Trust. Paroles engagées, hard taillé pour la scène mais qui mouline comme pas deux en studio. Allez, tous avec moi: "Car tu es... anti-so-cial an-ti-so-cial an-ti-so-cial..."

Type O Negative: The Least Worst Of. Le best-of d'un groupe dépressif, qui ferait passer le mouvement gothic pour l'organisateur de la love-parade. Ambiances, bougies, metal et adrénaline. La B.O. parfaire pour les soirées "ouvrez le gaz".

Van Halen: Van Halen. Quatre petits gars mettent tout le monde à genoux avec leur premier album, grâce à la voix de David Lee Roth et, surtout, surtout, à la guitare d'Eddy Van Halen. Rock et solos killers par paquets de douze. Jouissif.

Vulcain: Compilaction: un best-of garni. Chant en français qui ne prend pas de pincettes ("Faut faire la guerre", sur l'armée et le nucléaire), grosse rythmique carrée. Sans doute pas le groupe le plus finasseur musicalement mais une personnalité indéniable pour un mariage d'amour avec le power rock: "Rock'n'roll secours, celui que vous aurez toujours...", qu'ils disent.

Whitesnake: Slide it in. "Slide it in"? Mais de quoi qu'il cause? Du hard mélodique et entraînant, qui ne déplaît pas aux filles pendant que leur homme joue d'une guitare imaginaire à la façon de Joe Cocker. Très formaté US, Whitesnake fait partie des combos pas trop intellos qui ont une facilité déconcertante pour pondre des hits.

B.O.F. Heavy Metal: sorti en France sous le titre "Metal Hurlant", le dessin animé "Heavy Metal" est un mélange de science-fiction et de comics sur fond de hard-rock. 100% culte, avec une B.O. représentative de l'époque. Une pleine caisse de très beaux morceaux (certains hard dans l'esprit mais pas dans l'interprétation) et deux-trois accélérations ("The Mob Rules" par Black Sabbath et Trust s'essayant au chant en anglais -dur, dur!- sur "Prefabricated").

Pas encore heureux? La dernière solution, ce sont les compilations hard-rock à 20 F que l'on trouve dans les bacs à soldes de tous les disquaires et supermarchés. Elles réunissent souvent des classiques éprouvés des années 70 et 80. Mais certaines restent des daubes monumentales de groupes tombés dans l'oubli qu'ils méritaient! Bref, mieux vaut jeter un coup d'oeil sur le track-listing avant d'acheter. Il est bien rare que Motorhead, Judas Priest, Saxon, Uriah Heep, Deep Purple ou Black Sabbath n'y figure pas!
Et si vraiment le hard vous fait trop peur, vous pouvez toujours l'aborder par la bande. La frontière est parfois ténue avec le rock, ou avec d'autres courants comme le hardcore (plus direct et politique), le progressif, le rock sudiste, le punk, etc. Exemples:
ZZ Top: Afterburner. Blues à ses débuts, ZZ Top devient limite violent sur cet album complètement "carton", tant il contient de chansons irréprochables. Riffs, refrains, rythmes: tout y est simple mais génial.
Nirvana: Nevermind. "Smells Like Teen Spirit" est l'hymne grunge, les autres titres à l'avenant. A la gloire de la saturation et de la rage (post-) ado.

Soundgarden: Superunknown. Entre heavy et grunge, le groupe du chanteur Chris Cornell n'est pas le plus festif mais ça ne l'empêche pas d'être très prenant. Voir le hit "Black Hole Sun".

Neil Young: Mirrorball. S'acoquinant avec les musiciens de Pearl Jam, le père Young mitonne du rock saturé en faisant lever une pâte classique couplet/refrain fourrée à la saturation. Avec toujours cette voix "prise-de-tripes" et des mélodies qu'on n'oublie plus. Essentiel.

Jethro Tull: Crest of a Knave. L'album le plus rentre-dedans de Jethro Tull, qui laisse pour un temps ses bases rock-folk-prog au vestiaire.

Marillion: Misplaced Childhood. Un concept-album de progressif sur le passage de l'enfance à l'âge adulte. Fin, inspiré, sensible. Le genre de disques qui fait naître des images. Mais qui sait aussi manier le martinet à l'occasion.

Queen: euh, bon, là, débrouillez-vous un peu tous seuls, quoi, zut alors! Y'a "Inuendo", par exemple, tiens, ou "A Kind of Magic". Ou "News of the World" (avec "We are the Champions" et "We Will Rock You"), ou...
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 04.02.2002

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés