ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

Harry Connick Jr

Harry Connick Jr

Trop facilement catégorisé comme "crooner" ou "chanteur guimauve", Harry Connick Jr n’en est pas moins un musicien hors pair : pianiste, chanteur, compositeur, arrangeur, chef de chœur, chef d’orchestre, il assume chacun de ces rôles avec le bonheur que l’on sait, et reste l’un des rares jazzmen de la "jeune génération" à fédérer un large public, non seulement grâce à son talent, mais aussi grâce à son charisme et à son aisance sur scène.

Cette courte chronique d’un succès annoncé retrace le parcours de ce musicien exceptionnel…

Harry Connick, deuxième du nom, est né le 11 Septembre 1967 à la Nouvelle-Orléans (Louisiane), une ville encore baignée de culture française et de nostalgie francophile (qui transparaîtra dans le titre de l’un de ses albums, « France, I Wish You Love »), un des berceaux du Jazz, véritable creuset où toutes les influences ne savent se marier qu’avec le plus grand bonheur.


Dans ce lieu pourtant propice à l’amour de la musique et à la création artistique, le jeune Harry aurait très bien pu ne jamais connaître la vie qui est la sienne aujourd’hui : durant toute son enfance, son père, Harry Connick Sr, District Attorney de Louisiane (l’équivalant d’un Procureur de la République mâtiné de Juge d’Instruction en France), organise sans relâche des descentes de police dans les quartiers chauds de New-Orleans en vue de démanteler toutes sortes de trafics et autres réseaux de prostitution, et sa mère, Anita Connick, siège elle comme juge dans un tribunal fédéral. On aurait donc légitimement pu penser qu’Harry finirait lui aussi par épouser une carrière juridique.

C’est sans compter sur la passion de ses parents pour la musique et le Jazz : les Connick détiennent en effet un magasin de disques, et n’hésitent pas à bercer leur enfant de musique dès son plus jeune âge : il a son premier contact avec un piano à l’âge de trois ans, et à cinq, il fait sa première "exhibition publique", pour la nomination de son père comme District Attorney. Dès neuf ans, il côtoie les musiciens du Quartier Français, du côté de Bourbon Street, et rencontre des figures aussi marquantes qu’Al Hirst, James Booker, Buddy Rich ou encore Eubie Blake. Il s’investit à tel point qu’il sort un premier album, accompagné des musiciens professionnels qu’il connaît si bien, alors qu’il n’a que onze ans : « Eleven » !

Cette motivation, cette manière qu’il a malgré son jeune âge de se jeter à corps perdu dans la musique, ne sont malheureusement pas le seul fait de son amour pour le Jazz, et cachent mal sa souffrance dans une situation pénible qui trouvera son inévitable issue alors qu’il a tout juste 13 ans : après plusieurs années de lutte acharnée, sa mère succombe au cancer qui la ronge. Cette difficile étape n’altère en rien les rêves de Junior, et il intègre à quatorze ans un premier groupe avec Delfeayo Marsalis (frère des Branford-le-saxophoniste et de Wynton-le-trompettiste), Dr Death and the Killer Groove. Harry ne songe qu’à une seule chose : quitter New-Orleans, direction New York, pour faire sa place parmi les plus grands…

Mûrissant son projet, il joue encore et toujours, sans relâche, dès qu’il le peut, dans les arrière-salles sombres et enfumées de Storyville, LE quartier chaud de la ville. Si les jam-sessions sont une bonne école, ses études classiques au piano ne le sont pas moins, de même que l’écoute de ses idoles, dans le désordre : Duke Ellington, Erroll Gardner, Frank Sinatra, Thelonius Monk, Fats Waller, Louis Armstrong, Art Tatum, Nat "King" cole… À quinze ans, il intègre pour trois ans le célèbre N.O.C.C.A. (« New-Orleans Center For The Creative Arts », Centre pour les Arts de la Création de la Nouvelle-Orléans), où il a comme professeur un certain Monsieur Ellis Marsalis (dans la famille Marsalis, je voudrais le père !)…

En 1985, premier grand tournant de sa vie d’artiste : Harry part s'installer à New York. Il a dix-huit ans. Seulement voilà : malgré son talent, malgré sa petite renommée dans le cercle des jazzmen de la ville (on a bien entendu son nom quelque part, mais on ne sait plus où, ni de la bouche de qui…), il ne semble pas que New York attende après lui... En véritable "état de manque", il bat le pavé new-yorkais à la recherche de n'importe quel endroit pour jouer.

Sa première expérience rémunérée se résume à un cachet de 25 $ dans une église de la 90ème avenue, Puis il trouve un poste de chef de chœur dans une église du Bronx. Parallèlement, Harry le Preux propose ses services partout où il peut y avoir un piano, et trime dans ce contexte difficile durant deux ans, jouant dans quasiment tous les clubs de Greenwich Village. Cette expérience l’endurcit pas mal, et commence de le faire connaître et reconnaître dans la place du Jazz new-yorkais.

Sur la fin, il décide de donner un bon coup de collier et de forcer sa chance, initiant ainsi le deuxième grand tournant de sa carrière : après au moins six longs mois de tentatives, de coups de téléphone, de messages épistolaires et téléphoniques, il finit enfin par rencontrer George Butler, de la Columbia, le légendaire label d’Armstrong, de Charlie Parker, de Miles Davis et de Duke Ellington. Butler apprécie le talent prometteur du jeune homme, le signe, et décide de lui amener Ron Carter, le bassiste de Bill Evans, de Miles Davis et d’Herbie Hancock (entre autres)… Le premier album d’Harry, sobrement intitulé « Harry Connick, Jr », est enregistré en une seule journée !

En 1987, il enregistre son second album trio, « 20 », sur lequel il use de sa voix, contrairement aux précédents. Entre les deux opus, il est repéré par Ann-Marie Wilkins (manager de Branford Marsalis), qui décide de s’occuper de sa carrière. « 20 » connaît un succès important, devenant disque de platine : la renommée du jeune talent commence de dépasser les limites du milieu du Jazz, le public et les critiques s’intéressent de plus en plus à lui. Régulièrement, l’on peut lire ou entendre à son sujet une comparaison des plus flatteuses, même si elle n’est pas forcément fondée : Harry Connick Jr est « le nouveau Frank Sinatra »…

L’essai « twenty » est transformé grâce à Rob Reiner (réalisateur de « Misery », de « The Princess Bride », de « Sleepless in Seattle », de « A Few Good Men », de « Ed TV », pour ne citer que ses films les plus connus), qu’Harry a rencontré peu de temps auparavant : Reiner lui demande de réaliser la bande originale de son prochain film, « When Harry Met Sally » (avec Billy Crystal et Meg Ryan), qui doit sortir en salles en 1989 ! Harry compose quelques morceaux, réorchestre de grands standards. Résultat : le film est un succès planétaire, et le travail d’Harry est plébiscité par le public comme par la critique. Fort de cette réussite, Harry Connick Jr entame une tournée mondiale, avec des étapes à Paris, à Tokyo, à Amsterdam, à Hambourg… La déferlante est particulièrement impressionnante à Londres : le Royal Albert Hall affiche complet durant une semaine entière !

La carrière musicale du jeune jazzman est définitivement lancée. Il ne se satisfait cependant pas de son seul statut de star du music hall, et entame en 1990 une carrière de comédien, avec un petit rôle dans le film « Memphis Belle », où son personnage est… un pianiste ! L’année suivante, Jodie Foster lui propose de tenir le rôle de son boyfriend dans le film qu’elle réalise, « Little Man Tate ». Dans « Copycat » (1995), Harry incarne un serial killer particulièrement intelligent et pervers, avant de devenir un héros national et planétaire en luttant contre une invasion extraterrestre dans le blockbuster « Independance Day » de Rolland Emmerich… Dernièrement, on a pu le voir dans un drame romantique qui n’a guère eu de succès qu’aux États-Unis, « Hope floats » (1998), aux côtés de Sandra Bullock, dans « Wayneward Son » (1999, son premier rôle principal), et on a pu l’entendre doubler un personnage dans le long métrage animé « Le Géant de Fer » en 1999.

Bien évidemment, il continue d’être un musicien prolifique : à trente-cinq ans, il a à son actif pas moins de dix-sept albums, tous sensiblement différents mais tirés de la même veine et avec la même indéterminable suavité…

Les amateurs de Jazz, les "purs et durs", ont souvent tendance à mépriser Harry Connick Jr : pour eux, il n’est pas un jazzman, mais bel et bien un crooner, seulement un crooner… Ce jugement réducteur et trop catégorique ne résiste pourtant pas à une écoute attentive et dénuée de préjugés de l’ensemble de son travail. Si certains titres, certes, louchent très ouvertement du côté de l’ "easy listening" tendance années 30, 40 ou 50 - avec, il est vrai, un résultat final assez "guimauve", dans l’album « We Are In Love » notamment -, on retrouve chez Harry Connick Jr l’esprit d’un jazz bien particulier, les réminiscences des jam-sessions de Bourbon Street, les alliages sonores si caractéristiques de la Nouvelle-Orléans…

Ceux qui connaissent Harry Connick Jr et l’apprécient à sa juste valeur (indépendamment du fait qu’ils aiment ou n’aiment pas) comprendront ces allusions.
 Ceux qui ne connaissent pas devraient quant à eux s’y mettre d’urgence, quels que soient leurs goûts musicaux : c’est bon pour l’ouverture d’esprit d’une part, et d’autre part ça fait un bien fou !

Discographie :
        

1987    Harry Connick, Jr.
1988    20
1989    B.O.F. « When Harry Met Sally »
1990    Lofty's Roach Soufflé
1990    We Are In Love


1991    Blue Light, Red Light
1992    Swing Time
1992    25      


1992    Eleven (réédition)
1993    The New York Big Band
1993    When My Heart Finds Christmas


1993    France, I Wish You Love
1994    She
1994    When My Heart Finds Christmas


1996    Star Turtle
1997    To See You
1999    Come By Me


Il convient de rajouter à cette discographie le titre « A Wink And A Smile », composé par Marc Shaiman sur un texte de Ramsey McLean, interprété par Harry Connick Jr pour la bande originale du film de Rob Reiner « Sleepless in Seattle », avec Meg Ryan et Tom Hanks.

Cette chanson est un vibrant hommage aux standards des années 40, si bien réussi que j’ai pour ma part longtemps cru que c’était une reprise ! Elle a récemment été reprise pour la publicité télévisée de la Fiat Punto™ en France.

http://www.harryconnickjr.com (officiel)
http://www.connick.com
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 11.03.2002

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés