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Idylik

Idylik

Idylik, composé de Jim et Barbara Cyrille, vient de sortir Woppa Woppa, un album mi-chemin entre rap et R&B. Parisien, le duo préfère éviter les revendications qui sont généralement celles des enfants des cités. Séverine les a rencontré.

Séverine : quelle est l’origine du groupe Idylik?
Jim : ça remonte à 5 ans. On s’est rencontré par hasard. Je faisais déjà de la musique, dans un groupe qui s’appelait Le style Gentlemen. Ce groupe commençait à bien marché, mais quand on est jeune, on pense à autre chose, les femmes... on pense à beaucoup de choses sauf, vraiment, aux objectifs que l’on s’est fixé. J’ai rencontré Barbara et le groupe recherchait justement une chanteuse pour un titre.
Barbara arrive : bonsoir, excusez-moi...
J : à l’ancienne heure. Elle n’est pas toujours facile, ce n’est pas évident : mademoiselle a du caractère. Mais dans ce métier il faut avoir du caractère.
On a la chance de pouvoir chanter tous les week-ends ici (dans le restaurant des parents à Barbara). Venez passer une soirée ici un vendredi au un samedi, vous verrez, il y a une super ambiance, les gens viennent à nous, nous n’allons pas à eux, c’est une autre approche du public. On est vraiment proche du public et le moindre défaut se remarque donc on n’a pas le droit à l’erreur pour un petit cabaret. C’est une chance de pouvoir travailler dans un endroit comme cela et puis de faire ce que l’on aime. C’est presque magique.  

S : qu’est-ce que Woppa Woppa ?
J : on a essayé de faire quelque chose d’assez commercial en fait.
Barbara : oui,ce n’est pas du tout une revendication, comme je dit, je suis une personne en plus, Jim représente le groupe Idylik, il rap, et moi j’ai les voix féminines qui vont à coté. C’est un parallèle, c’est pour cela que je pense que ça peut touché un large public. C’est toujours difficile de placer du rap aujourd’hui. C’est vrai que dès que l’on parle du rap ça va tout de suite dans un petit créneau.


S : pourtant, le rap semble intéresser de plus en plus de monde...
B : oui, mais ça reste quand même pour un public jeune, en général, les gens ont une idée très particulière sur le rap. A coté de ça, on met rap / R&B, je pense ça élargie tout de suite le public.
J : ceux qui n’écoutent pas de rap s’imaginent que qu’on ne travaille pas, qu’il n’y a pas de boulot à faire. C’est complètement faux.
Il faut autant travailler qu’un chanteur, mais différemment : le chanteur doit toujours travailler sa voie et le rapeur travailler au niveau du "flow", comment lâcher les mots, comment de quelle façon il va devoir écrire.

S : quels sont vos cds les plus "usés" ? (rires)
B : je peux écouter du zouk, comme de l’afro, comme du R&B. C’est vrai que j’ai le dernier Maxxwell, c’est un superbe album. J’écoute de tout, ce qui, entre guillemets, me pose problème puisque si on veut avoir un style bien approprié, il faut choisir un créneaux musical, il ne faut pas s’étendre sur plein de styles, mais, pour moi, toutes les musiques peuvent être mélangées.
J : moi je suis "Old School". Je me suis laisser bercer par le premier album de R.kelly, Bbd, New edition, Guy, Naughty by Nature. C’était mon truc au départ. Maintenant, c’est différent, parce que la musique évolue : tout le monde fait des beats très très saccadés, à la Timberland, on entend ça partout. J’aime bien, c’est clair ça a son charme, mais quand j’entends des albums de Bbd...
Là, sur cet album, on a essayé de faire quelque chose qui balance assez, où les gens peuvent s’éclater dessus. On critique, mais tranquille, tout en laissant le "flow" passer.

S : vous faites tout niveau production?
J : non. On a nos arrangeurs. Nous on fait l’arrangement de la musique et des paroles et eux ils font la finalisation. Il faut commencer, nous c’est déjà la composition puis on travaille avec des pro qui peuvent apporter des idées neuves. La musique assistée par ordinateur, c’est quelque chose...
B : on a nos mélodies de base, nos paroles, on arrive avec tout ça en tête et on voie avec on travaille avec les arrangeurs selon ce qu’on a en tête. Il faut prendre les choses progressivement.
J : on essaye toujours d’innover, ce qui n’est pas chose simple. Mais aussi dans cet album, on essaye de parler d’amour.
B : et pour les rapeurs, ce n’est pas le sujet de base...c’est vrai qu’on ne va pas revendiquer des choses qui ne font pas parti de notre vie, on ne vie pas dans une cité, on n’a pas de soucis particulier, il ne faut pas s’en inventer.
J : pour nous cette chanson (Elève-toi) est très très spéciale. C’est un arrangeur qui nous l’a faite.
B : on travaillait vraiment bien avec lui. Il a été tué...une histoire de femme...c’était un homme de talent. C’est quelque chose qui nous a vraiment marqué.

S :  le monde du rap est-il violent ?
J : globalement, ça se casse de partout. Dans le milieu zouk, ça se passe différemment que dans le milieu rap où c’est beaucoup plus violent, beaucoup plus direct. Pourquoi? Parce que le milieu rap c’est déjà un monde de machos, un monde d’hommes. Les rapeurs disent, la plupart du temps, que les femmes n’ont pas leur place là dedans. Heureusement, il y a des femmes qui prouvent qu’elles savent mieux raper que certains hommes. Le milieu zouk, c’est autre chose.   
B : la musique, de toutes façons, c’est très hypocrite parce qu’il y a beaucoup de compétition, on bosse tous pour être au top, mais il faut avoir un esprit positif : on n’avance pas sinon.
J : quand on est vraiment dans le milieu, on se rend compte que ce n’est pas facile. La preuve : la plupart des salles qui faisaient des concerts rap ne veulent plus de manifestations rap. Pourquoi? Parce que quand il y a des groupes de rap, il y a casseurs qui viennent de partout. Les gens ne veulent plus en entendre parler. Mais quand on dit R&B, là, ça va tout de suite mieux.

S : le R&B, c’est presque du rap...
J : c’est chanté.
B : c’est vrai que c’est toujours le même principe mais ce ne sont pas les même personnes qui l’écoutent.

S : C’est parce que c’est plus féminin ?
B : et ça a une meilleure image. Le rap s’ouvre de plus en plus mais reste violent. C’est vrai que nous, on est rap / R&B, on ne va pas chanter des choses qui, dans notre for intérieur, ne nous correspondent pas...
J : certaines revendications sont bonnes. Il faut des rapeurs, des chanteurs qui revendiquent des choses pour faire avancer le monde. Mais quand on n’a pas le truc, qu’on est pas né dans une banlieue, moi je ne suis pas né dans une banlieue, on ne va pas parler de quelque chose qu’on ne connaît pas. Il faut parler de choses qui nous touchent personnellement. Je ne vais pas inventer, je ne vais pas m’inventer une vie qui n’a jamais été la mienne.

S : Et donc vous parlez d’amour? (rires)
J : parce que l’amour, c’est la chose qui peut rallier les hommes.
B : ça correspond à beaucoup de monde. Qui n’a pas besoin d’amour? Tout le monde y pense. Ca n’a pas de frontière, ça n’a pas d’âge. Les paroles sont posées, on les écoutent et on peut danser sur des rythmes un peu plus doux.
J : sur Je conduirai tes nuits, par exemple, j’essaie de parler avec beaucoup de sensualité, "Babe, j’ai envie de toi". Mon rêve est que des couples fassent l’amour dessus.

S : Vous avez déjà pensé à la suite?
B : non, mais tout ce qu’on sait, pour nous, c’est important d’être dans la durée.  Et puis on a la chance d’être bien supportés par la production.
J : sincèrement, j’aimerais écrire pour d’autres artistes.
B : oui, il a un don pour trouver des idées, il a fait des featuring, featuring, vous savez, c’est un accompagnement, alors il a fait un accompagnement sur mon album.
J : c’était mon premier zouk.

Barbara chante aussi en solo et sera le sujet d’un prochain article.

Idilik, tous les soirs sur Génération (88.2) à 18.30, 19.30 et 20.30.
Allez les voir sur scène les vendredi et samedi chez Armelle et Henri (restaurant créole) 3, rue Audran dans le 18 ème. Métro Blanche.
Vous pouvez aussi vous procurer le C.D. Woppa Woppa dans les FNAC de la région parisienne ou via l’Internet à l’adresse :
www.chab-production.com

 
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Semaine du Lundi 04.02.2002

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