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Qu’est‑ce que le jazz ?

Qu’est-ce que le jazz ?

Qu’est-ce que le jazz ? Voilà une question qui peut paraître déplacée à première vue mais qui, à y regarder de plus près, n’est pas si simpliste. En effet, si tout le monde connaît vaguement ce genre de musique, l’idée que l’on s’en fait, quand elle n’est pas complètement erronée, nage au moins dans un flou qui ici n’a rien d’artistique. Tentons donc d’apporter quelques éclaircissements.

Pour ce faire, procédons tout d’abord avec méthode en regardant ce qu’en dit notre grand ami le Petit Robert : « Jazz (n.m.) : genre musical propre (à l’origine) aux Noirs des Etats-Unis, caractérisé notamment par un très large recours à l’improvisation et une manière particulière de traiter le temps musical. » Franchement, Robert assure car la définition est bonne, ce qui ne doit pas nous empêcher de pousser la réflexion un peu plus loin.

La première caractéristique du jazz naît de sa triste histoire que vous n’êtes pas sans ignorer. La musique africaine importée via les négriers aux Etats-Unis jusqu’à la guerre de Sécession (dont la fin marquera l’abolition de l’esclavage), évolue des work-songs au négro spiritual puis au blues, pour enfin aboutir sur un embryon d’une musique qui deviendra universelle moins d’un demi-siècle plus tard. Je ne m’attarde pas trop sur l’historique, comptant y consacrer un article qui, je l’espère, sera publié dans les semaines à venir et vous apportera de plus amples informations.


Nous pouvons donc en tirer notre premier enseignement : le jazz est issu des musiques ethniques africaines ; il ne reniera jamais cet héritage, bien au contraire il s’attachera à le développer et à y trouver une source d’inspiration constante, une référence.

Le second point, sûrement le plus important, pose les bases du fondement de cette musique : l’improvisation constitue l’essence même du jazz. Sans improvisation, il n’y a pas de jazz. Laisser libre cours à son imagination, transcrire sur un instrument les sentiments individuels et spontanés que nous inspirent un thème tout en respectant les bases théoriques de cette création différencie le véritable musicien du simple interprète. La musique est universelle, bien sûr, mais elle émane de l’exaltation d’un esprit singulier : mettons-le en valeur pour mieux l’apprécier et ainsi le respecter.

Ceci nous amène au troisième point spécifique au jazz : les instruments et formations utilisés. Saxophone, batterie inventés pour l’occasion et bon nombre d’instruments abordés complètement différemment : contrebasse pizzicato uniquement (cordes pincées avec les doigts, sans archet), clarinette, trombone, piano, guitare, chant, etc. détournés de leur usage courant par les nombreux autodidactes qui donnent vie à ce nouveau courant musical dès la fin du XIXème siècle.

Quant aux formations, tout devient possible, envisageable ; le jazz bouscule les règles et s’impose en usant de tout le culot que sa jeunesse peut lui permettre.

S’en suit logiquement un remaniement de la manière de traiter la musique d’une manière générale. Le caractère fortement syncopé (accentuation des temps faibles), balancé du rythme jazz est reconnaissable entre tous : le swing donne le tempo !

Voilà, de simples béotiens vous vous êtes mus en individus qui connaissez avec précision les spécificités du jazz. Bravo !

Mais pensez-vous que le courant musical qui a eu le plus d’influence sur la musique moderne puisse se résumer en quatre caractéristiques ? Et partant de ce principe, quels genres instrumentaux peut-on regrouper sous la grande catégorie du jazz ? Cette musique est-elle réservée à une élite ? Et finalement, en y réfléchissant, le jazz demeure-t-il cantonné dans un simple registre musical ?

En fait, le problème avec cette musique, c’est qu’elle est pratiquement indéfinissable. Bien sûr, nous sommes capables d’énumérer quelques-unes de ses originalités, mais l’aborder dans un sens plus global devient difficile ; une somme de particularismes ne peut amener qu’à effleurer la plénitude d’un ensemble complexe.

Il faut savoir que le jazz couvre tous les styles de musique sans exception, ou presque : classique, blues, musiques du monde, funk, rock et variété mais aussi hip-hop et musiques électroniques.

La difficulté réside dans le fait de déterminer où commence le jazz et où il s’arrête afin de ne pas confondre influences et style propre. Prenons quelques exemples : Keith Jarret, jazz ou classique ? Lucky Peterson, jazz ou blues ? Marcus Miller, rock ? Et les Head Hunters ? Et Saint-Germain ? Et Nougaro ? Ben Harper ? Jazzmataz ? Ruben Gonzalez ? …

Alors ? Et là je n’ai choisi que des artistes contemporains ultra connus !

Nous pouvons affirmer sans trop se mouiller que le jazz englobe tous les styles et qu’il s’insère dans chacun d’eux dès lors que ceux-ci ne s’enferment pas dans un genre réducteur et répétitif.

On place sous la même étiquette « jazz » des musiques qui sont foncièrement différentes, qui s’opposent en tout. Personne ne peut prétendre honnêtement que Louis Armstrong, Miles Davis et Eric Truffaz ont fait la même chose, pourtant se sont tous trois des trompettistes de jazz ! Alors arrêtons de tout mélanger, c’est comme ça que les gens se forgent de fausses représentations sur un genre qu’ils pensent connaître alors qu’ils sont à mille lieux de le cerner.

On dit le jazz réservé à une élite qui passe son temps à se masturber la cervelle pour saisir le sens profond du do majeur septième joué en contretemps par la basse alors que la tonalité requise par le bon usage aurait été le ré mineur.

La lenteur de certains morceaux ainsi que l’absence de chant peut également constituer une entrave pour les plus réticents d’entre nous qui n’y voient qu’un flonflon incompréhensible et redondant vide d’émotion.

Soyons francs, le jazz n’est pas une musique facilement abordable. Il est considéré comme musique savante, au même titre que le classique, et l’hyper intellectualisation de certaines de ses formes lui nuit gravement. C’est l’inconvénient avec les musiques recherchées, quelquefois ça se comprend, ça s’étudie, plus que cela ne s’écoute. Il faut donc faire énormément d’efforts, ou alors être initié par quelqu’un qui connaît parfaitement vos goûts, car je reste persuadé qu’absolument tout le monde puisse retrouver une part de lui-même dans cette musique ; il suffit d’être bien aiguillé et de ne pas brûler les étapes.

Paradoxalement, une autre partie de la population confine le jazz dans le mouvement issu de ses balbutiements, le Nouvelle-Orléans, ou pire, si j’ose dire, le Dixieland. Le sens festif, enjoué d’une fanfare stupide qui nous sert une musique de surface pour bals populaires est une représentation à laquelle nous devons également faire face sans toutefois renier nos racines. C’est en cela que l’on peut dire que Louis Armstrong fut une sorte de génie malfaisant puisqu’il révolutionna le jazz de l’intérieur tout en le cloisonnant dans des normes qu’il a lui-même dépassé par la suite ; produit du racisme médiatique de l'époque…

En définitive, nous dirons que le jazz, et plus généralement la musique, est ce que l’on a envie qu’il soit : élitiste ou populaire, hautement spécialisé ou ouvert à toutes les influences, fin ou puissant, le jazz s’accorde à chaque personnalité, l’étendue de ses capacités lui permet toutes les approches possibles.

Parlons donc plutôt d’univers jazz que de simple musique et déclinons-le à toutes les sauces : danse, littérature, cinéma, peinture, sculpture, etc.

Expression, spontanéité, rigueur, recherche, fête, liberté, évolution, respect des règles, audace, renouvellement, improvisation, partage, communion, manifestation des individualités au profit d’un produit collectif, le jazz c’est tout ça à la fois, et bien plus encore.

C’est sûrement cette richesse qui le dessert, mais qui voudrait désavouer de telles valeurs au profit d’un conformisme marchand dont les radios sont si friandes ?

Un état d’esprit, un art de vivre plus que de simples notes abstraites qui s’enchaînent inlassablement pour s’échapper d’une cave enfumée.

Etes-vous prêts ?

 
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Semaine du Lundi 31.03.2003

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