ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

Nice Jazz Festival 2003 ‑ Morceaux choisis…

Nice Jazz Festival 2003 - Morceaux choisis…

Cette année, le Nice Jazz Festival a tenu toutes ses promesses. La programmation, de plus en plus éclectique, était quasiment sans failles, et les 52500 mélomanes réunis lors de ces huit soirées ne s'y sont pas trompés. Revenons sur quelques grands moments du festival…

Joe Jackson (22 Juillet). J'arrive sur "Steppin' Out", son tube le plus commercial. Il a choisit de débuter son spectacle par ce morceau, seul au piano devant presque 5000 personnes. La chanson se termine par une ovation du public… C'est alors que je découvre le vrai Joe Jackson. Tout de noir vêtu, avec le physique british typique, il enchaîne sur de la pop et de la new-wave (toute ma jeunesse !). Le guitariste, Gary Sanford, a le pied dans le plâtre. Ok, pas de problèmes, il va jouer sur une chaise à roulettes. Il s'amuse, et amuse la galerie. A la fin du deuxième morceau, Joe se lève de son siège pour présenter ses musiciens (Graham Maby à la basse et Dave Houghton à la batterie) et enchaîne sur un morceau pop-rock dont il semble avoir le secret. Moi qui m'attendais à une atmosphère jazzy, je suis ravi ! Le sieur Jackson bouge dans tous les sens, se lève, se rassoit le temps d'un solo de piano, se relève, se la jouant rockstar glam-rock, tel un David Bowie ou un Richard Ashcroft.

Dommage que le son ne soit pas top !


Et on en arrive au principal problème du Nice Jazz Festival : la sonorisation. Il y a, en fait, un double problème : le premier est que la sono de la scène des Jardins est beaucoup trop forte, et empiète sur la sonorisation de la scène Matisse… Le deuxième, beaucoup plus grave, est que le sonorisateur de la scène Jardins est un pur incompétent ! Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Joe Jackson en personne. Il fait arrêter ses musiciens sur l'intro du quatrième morceau, et lance à la foule (en français dans le texte) : "C'est presque impossible de continuer comme ça. Il y a un espèce de whou-whou (NDR : imitation de larsen basse…) sur la scène. C'est pareil pour vous ?"… Et la foule de répondre un grand "oui". Et Joe Jackson de rajouter un cinglant :"Sorry, we try to play music here…". Viviane Sicnasi, productrice du festival, qui était en train d'admirer le spectacle en bas de scène, a apprécié. Du coup, les sonorisateurs retours et façade ont dû affiner leurs réglages. Résultat ? Il n'y a plus de fréquences basses du tout ! Il y en a qui ont dû laisser leur paire d'oreilles à la maison. A moins que ce ne soit du sabotage (NDR : et oui, certains sonorisateurs sont rancuniers… Mais ce ne sont pas les meilleurs !)… Le son est devenu tellement pourri que la moitié du public s'enfuit. Bel exploit !

Rita Mitsouko (22 Juillet). Comme vous pouvez le remarquer, dans le Nice Jazz Festival, on ne rencontre pas uniquement des artistes estampillés "jazz"… Personnellement, je préfère ce type de programmation "mélange, découvert, fusion" à une programmation jazz ch***…
Devant la scène, les fans purs et durs sont déjà présents, hurlant le prénom de la star : "Catherine !". La leader des Rita (NDR : Je précise, à ceux qui l'ignorent encore, que Rita Mitsouko n'est pas le nom de la chanteuse, mais du groupe. Car c'est un groupe : Catherine Ringer au chant et Fred Chichin à la guitare) débarque sur scène en… sifflant. Vêtue d'une veste orangée aux larges rayures noires, elle débute le spectacle.
Car les Rita sur scène, c'est un vrai spectacle. Catherine fait vivre les morceaux grâce à sa gestuelle, ou ses changements de voix… Elle a une présence fabuleuse, par contre, je pensais qu'elle communiquerait beaucoup plus avec le public. Hormis le traditionnel "ça va ?", quasiment rien… Fred, quant à lui, tire toujours autant la gueule… Euh, excusez-moi, il est toujours aussi concentré. Le duo electro-varieto-folko-disco est entouré de quatre musiciens : Noël Assolo (basse), Franck Mantegari (batterie), Iso Diop (guitare… Fred se réservant les parties de guitare les plus simples à jouer) et le fidèle Fred Montabord aux claviers, qui ce soir, joue avec ses claviers penchés. Bon, après les musiciens, la musique.

Depuis "La femme trombone", leur dernier opus en date, sortit l'année dernière, le son est devenu (beaucoup) plus electro. Ca fait du bien. Comme il est de tradition, le public est ultra réceptif aux singles : "Les histoires d'A", "Singing in the shower", "Le petit train", "On n'a pas que d'l'amour"… Par contre, pas l'ombre de Marcia. Le répertoire est axé sur le dernier album, et le groupe n'a pas voulu interpréter le méga-tube qui les a fait connaître :"Marcia Baila"…
Par contre, seule ombre au tableau, les cris de Catherine sont franchement difficilement supportables. Ok, elle vit le morceau, mais le bruit me rappelle un peu un cochon qu'on égorge. Lorsqu'elle se contente de chanter aiguë, ça va, mais lorsqu'elle commence à crier… Bref, ça m'a tellement gêné que j'ai dû m'éloigner de la scène, et me réfugier au fond du jardin…
Après le premier rappel, le groupe remonte sur scène le temps d'une dernière chanson. C'est alors que les 5000 personnes présentes commencent à de trémousser sur "Andy". Ca bouge partout autour de moi, même dans les escaliers. Certains s'essayent même au chant ("Chou, Andy, dis-moi oui, Andy"…), sans succès… Après une furieuse version (12 minutes) de ce standard, avec un passage P-Funk à la fin, en hommage à George Clinton, et un passage electro-dub, le groupe quitte la scène. La soirée s'achève…

Jimmy Cliff (23 Juillet). Après un premier morceau instrumental "pot-pourri", qui juxtapose quelques mesures des hits de Jimmy, la star entre en scène. Habillé tout de jaune, et d'une chemise orange, on le remarque de loin… Le répertoire sera composé, en majeure partie, de morceaux de son dernier album, "Fantastic Plastic People", mais aussi, des hits qui ont fait sa gloire…
Sur le premier morceau, "You can get it if you want", on s'aperçoit que Jimmy a toujours la pêche. Celui qui était programmé, l'année dernière, en guest-star de Dave Stewart, revient cette année en star. Le public s'est massé dans les jardins de Cimiez. Jimmy Cliff a commencé son show devant 600 personnes, et l'a fini devant cinq fois plus !
Jimmy est un vrai condensé de bonne humeur. Son énergie est communicative, et le public adhère immédiatement… Ca bouge, ça danse, ça crie, ça fume (chut, il faut pas le dire !)… Il faut dire que le sieur Jimmy, légende du reggae, sait s'y prendre avec son public. A grands coups de questions / réponses entre lui et eux, il les fait participer… Il a même prévu des intermèdes plus calmes, pendant lesquels le public a réellement la parole. Allez, répétez après moi : "save our planet Earth".
Après cette pause écolo, la reprise de Cat Stevens ("Wild world") et le cours de danse magistral de ses choristes, la fin du concert est mémorable. Jimmy Cliff a gardé le meilleur (enfin le plus connu…) pour la fin, et enchaîne ses hits : "Many rivers to cross", "I can see clearly now" et, bien sûr, "Reggae Night". La foule, tout comme le chanteur d'ailleurs, exulte. En rappel, nous avons droit à un étonnant "Rivers of Babylon", popularisé par Boney M…

Bumcello (24 Juillet). On m'avait présenté Bumcello comme un duo batterie / violoncelle. Je m'attendais donc au pire. Mais j'ai été agréablement surpris. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici une brève présentation du duo. D'un côté Vincent Segal au violoncelle et aux chorégraphies, de l'autre Cyril Atef à la batterie, percussions, chant et bruitages en tout genre. "Le double effet Bumcello" peut être résumé en quelques mots : 100% impro. Rien n'est préparé, tout est pensé sur l'instant, sur scène. Pour ce faire, les deux musiciens utilisent un nombre incalculable de pédales et d'effets… La technique est la suivante : Vincent lance un rythme à la batterie, Cyril joue quelques notes qu'il enregistre en temps réel (sampling). A partir de là, ces quelques notes se répètent, et Vincent commence à jouer une autre partie par-dessus… C'est clair ? Donc, ils ne sont que deux sur scène, mais nous pouvons entendre jusqu'à 8 ou 10 parties instrumentales différentes… Fabuleux ! Un conseil : si vous habitez la Côte, réservez votre place pour leur concert du 18 Décembre à Cagnes-sur-Mer, vous ne serez pas déçu…

Noa (25 Juillet). Ah ! Il n'y a plus une seule place disponible dans les Arènes, ni assis, ni debout. La belle Noa, accompagnée d'un quartet à cordes italien, d'un percussionniste et de son guitariste préféré, Gil Dror, fait son entrée sur scène. Autant vous le dire, je ne peux pas être objectif. Je suis tombé sous le charme de Noa il y a 3 ans, lors de son passage à Nice. Dès les premières notes, la paix et la quiétude raisonnent dans sa voix. Osant les notes suraiguës, elle enchante les 1700 personnes venues l'applaudir. Les arrangements du quartet à cordes rajoutent au sublime de la soirée. Le duo percus / guitare en a laissé plus d'un assis. Le répertoire, qui inclus la majorité des titres de son dernier album, "Now" (dans lequel figure son dernier single : "Eye in the sky", reprise d'Alan Parson Project), ne laisse plus beaucoup de place aux anciens titres ("Beautiful that way", "Si je m'abandonne à toi", etc.). Heureusement, en rappel, nous avons droit au subliiiiiime "Babel", chanté en anglais, français et hébreu. Le fin mot de la soirée, repris en choeur par le public présent, résume ce qu'elle est, ce qu'elle fait, et ce vers quoi elle aspire : "Shalom", ce qui signifie "paix" en hébreu.

Robert Plant (26 Juillet). Dès les premières notes, on sent que ça va être bien rock. La sono est poussée (presqu'à fond), les guitares me fracassent les oreilles, mais j'aime ça ! Robert Plant, ex-chanteur du mythique groupe Led Zeppelin, débarque sur scène très décontracté (jean, baskets...), accompagné de son nouveau groupe, Strange Sensation. Après quelques chansons montrant qu'ils ne sont pas venus là pour rigoler, mais pour nous faire "rocker", Robert dédicace la chanson "The morning dew", popularisée par Grateful Dead, au président Blair (non, non, ce n'est pas une erreur...), et de rajouter : "this is a song about the morning after the big mistake". Discret, mais efficace ! Bon, tout ça c'est bien, mais la majorité du public (pas trop nombreux, ça baisse de jours en jours) est venu pour une seule chose : entendre des chansons de Led Zep ! Et Robert, qui n'a rien perdu de sa voix de légende, s'exécute : "Misty mountain hop", extrait de l'album IV, résonne dans les Jardins. La foule est aux anges ! Après une reprise "aérienne" de "Hey Joe", popularisée par Jimmy (Jimmy qui ?), dans laquelle il a changé accords, atmosphère et même quelques paroles, ainsi qu'une chanson dédiée à Elvis, c'est autour de "Baby I'm gonna leave you" d'être exhumée des méandres led zeppeliniens... Grand moment... On se croirait revenu à la grande époque. Le morceau commence, mais on ne sait jamais quand, ni comment il va finir ! En tout cas, Robert a gardé un atout de taille dans sa manche. Pour le rappel, on pousse encore un peu plus la sono dans le rouge, et les guitaristes entament LE riff. Lequel ? Celui de "Whole lotta love", bien sûr. Oh mes amis ! C'est de la foooooooolie dans les Jardins. Je sors de là sourd de l'oreille gauche, mais heureux !

Chic (26 Juillet). Que faire pour rameuter la foule présente, et l'emmener gentiment jusqu'à la scène des Jardins ? Taper fort ! C'est donc à la surprise générale que Nile Rodgers, et le groupe Chic débutent leur concert avec "Le Freak" ! La sono est poussée à fond (cette fois-ci), et rien ni personne ne résiste à la folie disco-funk d'un des maîtres du genre. C'est une vraie groooove party ! La production du festival, les attachées de presse et tous les journalistes du festival sont réunis en bas de scène. Et quelle n'est pas notre surprise de voir débarquer... Késiah Jones, qui veut partager la grand'messe du groove avec nous. Il tape dans ses mains, danse, crie, siffle... Mais bon, revenons à ce qu'il se passe sur scène. Bon, c'et vrai, en ce qui concerne les paroles, ça ne vole pas haut, c'est même au ras des pâquerettes ("everybody dance and clap your hands..."), mais ça groove. Du jamais vu ! Reprenant une phrase de Miles Davis ("la musique sonne mieux quand on sait qui la joue"), Nile Rodgers ses musiciens, qui exécutent, chacun à leur tour, un petit solo. Ce morceau, qui ne sert à rien, dure quand même plus de 15 minutes. Ce qui nous aura permis de découvrir que, derrière la batterie, se cache Omar Hakim (ancien batteur de Madonna, Sting, Bowie...). Après ce morceau "vide", Nile Rodgers et son groupe s'engage dans un medley des plus belles chansons écrites par Nile. On y retrouve donc : "I'm coming out" et "Upside down" (popularisées par Diana Ross and the Supremes), "Greatest Dancer" et "We are family" (popularisées par Sister Sledge)... Et ça continue de plus belle avec le dernier morceau : "Good times", la chanson favorite de Nile, qui contient, évidemment, un passage rap. Histoire de reprendre à Sugar Hill Gang ce qu'ils lui avaient volé (dans la chanson "Rapper's delight", premier morceau de rap au monde...). C'est cool qu'un artiste qu'on a samplé, resample à son tour. C'est fini ? Ben, normalement oui, mais le public est chaud... Alors ? Alors Nile Rodgers fait revenir son groupe sur scène pour rejouer "Le Freak". Même si on sent que c'est calculé, on y reprend goût, tout comme Kesiah, qui danse comme un dingue à côté de moi ! Allez hop, je rentre vite rédiger cette chronique et dormir un peu. Demain, grosse journée : c'est la soirée soul...

Solomon Burke (27 Juillet). Tout comme le show de Wilson Pickett, qui passait avant lui, le groupe a commencé, mais l'artiste n'est pas encore sur scène. Après Robert Plant, venu admirer Wilson Pickett, c'est au tour de Bono de s'arrêter à côté de moi pour admirer Solomon. Dix minutes plus tard, Solomon Burke fait son entrée sur scène. Vêtu d'une longue cape rouge, il vient s'asseoir dans le grand fauteuil rouge qui gît en plein milieu de la scène. Pendant plus d'une heure vingt, Solomon prêche la bonne parole. De la soul à l'état pur... Wilson Pickett lui fait même la surprise de s'inviter sur scène. Il vient dire bonjour à Solomon, considéré par beaucoup comme le roi de la soul, et l'accompagner de sa voix. Un grand moment ! Car Solomon, ce soir, a vraiment mérité son titre de roi de la soul. Contrairement à Wilson Pickett, vieillissant, affaibli et frisant le ridicule, le show est super rodé. Solomon enchaîne tous les morceaux, et les musiciens suivent au quart de tour. Grands moments dans ce spectacle : les reprises de "Georgia on my mind" (morceau mythique de Ray Charles), et "Sitting on the dock of the bay" (en hommage à Otis Redding).

Kool and the Gang (27 Juillet). Cette fin de soirée posait un dilemme à beaucoup de gens : d'un côté les Blues Brothers, de l'autre Kool and the Gang. J'ai choisi mon camp : ce sera Kool et son équipe ! Pour beaucoup de gens, Kool and the Gang c'est "Celebration" ou "Get down on it"... Mais en fait, il y a deux périodes distinctes dans la carrière du groupe, qui sont bien retransmises dans ce show : d'un côté les gros hits fm bien commerciaux, et de l'autre, du groove à l'état pur, la plupart du temps instrumental, qui laisse une large place aux cuivres. C'est cette période que j'apprécie particulièrement, et j'ai été servi ! Attention, c'est parti. Kool and the Gang enchaîne les chansons à la vitesse de l'éclair, il n'y a quasiment jamais de temps morts, les chanteurs se relaient et les musiciens dansent. La première partie est composée de hits qui ont fait connaître le groupe au grand public : "Emergency", "Fresh", "Take my heart", "Joanna", "Too Hot"... La seconde partie nous ramène au coeur des années 70, quand le pantalon patte d'eph était de rigueur : "Hollywood swingin'", "Jungle Boogie", "Open Sesame", "Funky stuff" et "Summer madness". Hallucinant. Comme on m'empêchait de voir ce qu'il se passait sur scène, j'ai dû me reculer, mais j'apprécie tout autant le spectacle. Avant d'aborder la troisième partie, qui verra le retour en force des hits fm, le groupe Kool and the Gang a voulu rendre hommage à Barry White en interprétant un de ses titres : "Come on, come on"... "Une voix comme celle-là, ça vous touche là (en montrant son coeur)" dira un des chanteurs. L'émotion est à son comble, alors le groupe en profite pour glisser leur slow mielleux à souhaits : "Cherish"... Attention, c'est reparti : "Let's go dancing", "Ladies night", "Get down on it", et bien sûr en rappel, "Celebration"... Un vrai best of en live ! Oh what a night !

Jamiroquai (28 Juillet). D'obscures raisons mercantiles, doublées; comme souvent, de favoritisme poussé, ont fait commencer Jamiroquai avec plus de 20 minutes d'avance. Du jamais vu ! Dans le même temps, les dites raisons évoquées plus haut interdisaient aux journalistes de s'approcher de la scène. Je me retrouve donc au fond des Jardins, bloqué par plus de 8000 personnes batifolant gaiement parmi les oliviers qui m'empêche d'entre apercevoir la scène. D'où je suis, je ne vois que des lumières jaunes ou vertes, et un petit bonhomme avec un chapeau bizarre qui bouge sur scène. Il ne me reste plus qu'à faire une chronique "disque"... Le concert commence sur "Canned Heat". Une version tellement parfaite et aseptisée que je soutiens mordicus à mes voisins qu'il s'agit du disque, et que l'artiste n'a pas encore fait son entrée sur scène. Perdu ! A partir de là, les titres, qui font en moyenne 8 minutes chacun, ont de la difficulté à s'enchaîner. Le groupe traîne... Ah, ça continue : "Use the force", "Cosmic girl","Little L", "Blow your mind", "High times", "Travelling without moving", "Butterfly" (très décevant en live"…) , "Just another story", "Mr Moon", "Alright", "Deeper underground", "Love foolosophy". En tant que fan inconditionnel, je regrette que les arrangements de certaines chansons soient statiques. Qu'en est-il de la période où les chansons n'étaient jamais interprétées deux fois de la même façon ? Cette période est révolue. Visiblement Jamiroquai a trouvé son son, et n'en bouge plus. Par contre, j'ai particulièrement apprécié qu'il ressorte des chansons de ses deux premiers albums. C'est la première fois, depuis huit ans, que je pouvais ré-écouter en live des chansons comme "Mr Moon", "Blow your mind" ou "Just another story". A l'époque de ses débuts, en 1993, Jay Kay fréquentait un peu trop Marie-Jeanne pour se souvenir des paroles et terminer le morceau... Grands moments !

Overhead (29 Juillet). La super bonne surprise de la soirée. Des français qui font de la brit-pop. "Aérien" et "Mélodieux" sont les deux adjectifs qui me viennent à l'esprit pour qualifier leur musique. C'est un subtil mélange entre Coldplay, Alan Parson, Pink Floyd et Radiohead. Retenez bien ce nom, car leur deuxième album est en préparation. A découvrir d'urgence !

Si l'on pèse le pour et le contre, le Nice Jazz Festival a toujours le même problème : la sonorisation. Visiblement, depuis l'année dernière, rien n'a été modifié. Dommage ! La nouvelle orientation de la scène Jardins a aussi posé des problèmes a beaucoup de gens (merci Claude !). Par contre, le Nice Jazz Festival est devenu l'événement immanquable de la mi-juillet sur la Côte. Pourquoi ? Car la programmation s'améliore d'année en année. Les soirées thématiques fonctionnent de mieux en mieux. Rendez-vous l'année prochaine, et … bonne chance à Viviane…

 
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 25.08.2003

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés