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Jazz à Juan 2002 ‑ 42ème édition

Jazz à Juan - 42ème édition

Jazz à Juan est un festival que l'on ne présente plus. Les plus grands noms s'y sont côtoyés, de Charles Mingus à Miles Davis, en passant par Luis Amstrong ou encore Ella Fitzgerald. La 42ème édition n'a rien à envier aux précédentes, tant le programme est alléchant pour tout amateur qui se respecte. Impossible donc de choisir un concert en particulier… C'est pour cette raison que l'équipe d'AMB a choisi de présenter les concerts sous forme de journal de bord se focalisant cette semaine sur les quatre premiers jours.

Mardi 16 juillet : Keith Jarrett / Gary Peacock / Jack Dejohnette

Superbe affiche pour débuter ce festival… Qui a failli ne pas avoir lieu ! La pluie s'est en effet mêlée de la partie, laissant planer le doute jusqu'à la dernière minute quant à l'apparition des trois musiciens sur scène. Alors que personne n'y croit plus, le miracle se produit et l'heure de retard prise sur l'horaire prévu est vite oubliée lorsque le trio commence à jouer, captivant le public dès les premières notes. Le génie de Keith Jarrett court littéralement sur un piano qui n'avait jamais du connaître cela de sa vie d'instrument ! Ce jeu si particulier ne brillerait cependant pas avec une si grande intensité sans la présence de Gary Peacock, véritable pilier rythmique et harmonique dont les walkings laissent un liberté totale au pianiste et au batteur, Jack Dejohnette, improvisateur né à la décontraction légendaire.


Tout est prétexte pour servir de matériau aux improvisations des trois musiciens : standards ou morceaux plus contemporains, rien ne leur résiste. Même «Autumn Leaves», sûrement le standard le plus connu de la planète prend une tournure unique. Une heure quarante cinq de pur bonheur qui a fait oublier la pluie, l'attente et les sièges mouillés. Le festival ne pouvait pas mieux commencer.

Mercredi 17 juillet : Maceo Parker - Marcus Miller

Cette seconde soirée s'annonce plutôt bien : le soleil est revenu et deux des musiciens les plus groovy de la planète sont réunis sur la même scène. Maceo entame le premier les hostilités. On ne peut pas parler ici d'une première partie, étant donné qu'on ne pourrait dire lequel de Parker ou de Miller est le plus connu. Le ton est donné dès l'apparition du saxophoniste ; ce sera une soirée « Move and groove » ! Epaulé par un trompettiste et une tromboniste aussi efficaces dans l'accompagnement que dans les solos, Maceo assène des riffs assassins claquant comme des coups de fouet. Soutenu par une section rythmique qui doit groover même en dormant et par son fils, rappeur de son état, le sieur Parker n'a eu aucun mal à enflammer la pinède. Pas un postérieur n'a su rester en place sur sa chaise. Une heure quarante de set et un «Shake everything you've got» pour terminer en beauté, on peut dire que la barre a été placée très haut.

Marcus Miller et son groupe apparaissent vers 23H, décontractés comme s'ils allaient à la plage. Il faut dire que le bassiste est un peu comme chez lui, vu qu'il est régulièrement invité lors du festival. Muni de sa célèbre Fender , de sa clarinette basse et de son saxophone, il entame son concert comme à son habitude, c'est-à-dire en force, à coup de slap et de technique tape-à-l'œil. Car s'il reste un musicien hors pair, il faut avouer que son jeu en slap est éprouvé et n'impressionne plus que les néophytes. Cela en devient même agaçant. On note cependant quelques très bons moments, notamment lorsqu'il laisse de la place pour ses musiciens (le guitariste nous a gratifié d'un superbe chorus en slide sur sa guitare acoustique) ou quand il joue d'une manière beaucoup moins démonstrative mais bien plus sincère et convaincante. La venue de Maceo et de ses acolytes pour un titre aura de plus permis au public de vivre un quart d'heure d'anthologie, sans conteste le climax de cette soirée. Si l'on peut rester sur sa faim au regard de la prestation de Marcus Miller, on ne peut en revanche nier que l'ambiance était définitivement funky !

Jeudi 18 juillet : Maraca - Omara Portuondo

Ce festival décide de marier les genres, puisque après le funk, c'est au tour de la musique latine d'être à l'honneur avec Omara Portuondo en tête d'affiche, mondialement célèbre depuis le succès de « Buena Vista Social Club ».

Une première partie qui débute avec trente minutes de retard à cause de la pluie (je suis bien sur la Côte d'Azur ?), ce qui n'empêche pas les douze musiciens d'être en forme, communiquant leur bonne humeur à qui veut bien l'entendre. La machine est parfaitement huilée, réglée jusqu'aux pas de danse des chanteurs / choristes. Pas de déception mais pas de surprise non plus. Maraca, flûtiste de talent, a chauffé le public à défaut de l'avoir vraiment conquis, ouvrant une voie royale à la diva du Buena Vista .

Accompagnée d'un impressionnant Big Band, Omara Portuondo ménage ses effets en laissant jouer ses musiciens durant quelques minutes avant d'entrer sur scène, triomphante avant d'avoir chanté la moindre note. La diva ses balade allègrement d'un genre à l'autre, passant des morceaux du Social Club à des titres plus jazzy. Les transitions se font en douceur grâce au magnifique jeu du pianiste Rolando Ribero, opérant une vraie synthèse entre musique cubaine et harmonies jazz. Malgré son talent, ce dernier laisse sa place afin de permettre à Roberto Fonseca, jeune pianiste prodige, de se joindre à la fête. Car il s'agit réellement ici d'une fête, sur scène comme dans le public. Omara et Roberto nous livrent en guise de rappel un «Besame Mucho» plus lyrique que jamais, prouvant que la diva n'a pas usurpé son titre. Encore une soirée qui donne envie de revoir le film de Wim Wenders pour la cinquantième fois !

Vendredi 19 juillet : Joe Cocker

Ce concert est l'un des plus surprenants de ce festival en raison du peu de rapport que l'on peut trouver entre le musicien et le jazz. Toujours est-il que le chanteur est bien au rendez-vous, entouré de ses musiciens dont une bassiste (chose assez rare pour être souligné). Rien à dire de spécial sur le show, si ce n'est que le poids des années se fait quelque peu ressentir sur les épaules de monsieur Cocker. Ce dernier possède en effet un jeu de scène réduit au strict minimum, voire quasi-inexistant.

S'il ne bouge pas comme un jeune chanteur de rock énervé, il dispose toujours d'une voix rocailleuse et bluesy, ce qui a semblé suffire aux milliers de personnes présentes (c'est d'ailleurs le concert qui a accueilli le plus de monde depuis le début du festival). Plus q'un chanteur, Joe Cocker est une véritable machine à tubes : de «You're so beautiful» à «Unchained my heart», en passant par «You can leave your hat on». Il gratifie même le public d'une des reprises les plus marquantes de ces trente dernières années, le «With a little help from my friends» des Beatles, chanté pour la première fois à Woodstock. On a d'ailleurs du mal à croire que cet artiste de variété (si bon soit-il) ait été un rebelle, un vrai.

Pour la suite des concerts, il faudra attendre la semaine prochaine…


crédit photographique Office de Tourisme - david Vincendeau 
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Semaine du Lundi 22.07.2002

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