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Léo Ferré, l’insoumis en noir

Léo Ferré, l’insoumis en noir

  Je suis une de ces filles qui tanguent et viennent mourir à l’écoute d’un poète qui ne voit plus le printemps depuis 1993. Les mélodies si fortes à m’en faire chialer, celles d’un fou littéraire ( sans dieu ni maître ) qui libérait ses sens au service des mots, ces mots que j’aurais tant voulu écrire.  Un homme en noir au piano qui a su percevoir une poésie dont personne ne semblait se soucier, cette façon de dire et de laisser gueuler la musique, de peindre les amants qui s’aiment, de dénoncer les autorités qui nous bâillonnent. Oui, Léo, je me sens incapable de formuler mes phrases avec sujet -verbe -complément lorsque ta « Vie d’Artiste » charme mes tympans…  Une rage bakhouninienne : « on ne fait pas la poésie avec des tracts, on la fait avec la gueule bien ouverte, sur les verbes habituels, et de préférence actifs ». Confession publique, déchirement de soi-même, révolte spontanée : la liberté de nous donner accès aux plus grands textes politiques, aux plus belles œuvres fondatrices ( Rimbaud, Baudelaire, Apollinaire, Aragon ). Son « Amour Fou » est plus sensible que celui de Breton, puisqu’il nous entraîne dans sa tourmente, nous retourne le cœur à nous dire ce que l’on rêve d’entendre : « Si t’as seize ans et des poussières, à nous deux ça fait des années, que je prépare ma galère, à te ramer à t’affoler, voilà que tu cherches ton bien, dans les vitrines de ma nuit, achète-moi je ne vaux rien, puisque l’amour n’a pas de prix ». Léo, tu m’embrasses et ne m’embrasses pas, me touches et ne me touches pas, me malmène par ces accords qui ressemblent aux épanchements les plus violents, à la confusion des sentiments. Que penserais-tu du siècle qui s’annonce ? Un siècle gouverné par le silence, la dissimulation ; les voies publiques sont dépourvues de baisers et de rencontres, chacun se piétine sans se regarder, leurs regards sont vides, les pavés à leur place, les femmes sont lasses.  Les « Amants tristes » sont éternels, et je relis tes chansons. La passion me rend plus belle d’émotion. Puis je me dis qu’il reste encore un peu de temps aux hommes pour enrayer notre devenir d’êtres enchaînés.



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Semaine du Lundi 04.02.2002

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