ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

Iron Maiden : Dance of death

Iron Maiden : Dance of death
(Capitol / Emi)

Ne laissons pas de place au suspense: le dernier album du plus grand groupe de heavy-metal est décevant. Pas mauvais, mais bien loin de ce que l’on peut attendre d’une formation qui a engendré un nombre de classiques incalculables depuis un quart de siècle. A qui la faute ? Tout simplement, sans doute, à l’absence de prise de risques. Iron Maiden a fait du Iron Maiden, histoire de ne pas dérouter les fans reconquis par le come-back du chanteur Bruce Dickinson et du guitariste Adrian Smith lors du précédent album, "Brave new world".

Ce dernier, bien que salué par la critique comme le retour du vrai Maiden, ne se distinguait déjà pas par son originalité. Mais il s’agissait avant tout de prouver que le navire voguait encore et était capable de laisser la concurrence loin de son étrave. Cette fois, il faut bien commencer à se poser des questions.

Premier constat: aucun titre ne fait figure d’hymne métallique et ne restera dans les annales. Alors qu’Iron Maiden, en rythme de croisière pépère, en pond au minimum une paire par album.


Deuxième constat: il faut tout de même plusieurs écoutes pour commencer à accrocher sur certains titres. Mais, troisième constat: on s’en lasse relativement vite.

Quatrième constat: s’il démarre honorablement, Dance of death peine sur la longueur, affligé notamment d’un ventre-mou vraiment pas à la hauteur.

Quoique, cinquième constat, le savoir-faire et l’expérience du sextet lui permet d’éviter le naufrage et, même, de surfer avec habileté sur son propre héritage. C’est bien le moins quand on compte dans ses rangs un chanteur aux capacités toujours impressionnantes comme Dicksinson, un bassiste virtuose comme Steve Harris, une triplette de gratteux qui riffent plus vite que leur ombre, avec chacun sa patte, et un batteur pointu, généreux et capable d’enrichir un morceau au-delà de la rythmique. Seulement, cinquième constat-bis, l’ensemble se noie à certains instants dans l’auto-parodie.

D’où ce sixième et dernier constat (ouf!): intrinsèquement, cet album vaut dans les 13/20, mais pour Iron Maiden, la moitié.

Wildest dream démarre pourtant les affaires de façon bien heavy, dans du pur Maiden de tradition. Mais tout se gâte au refrain, plat comme un hérisson passé sous un semi-remorque. Le solo de rigueur, une accalmie, une cavalcade pour finir: rien qui ne puisse dérouter. Mais peut-être ce morceau passera-t-il mieux en live - c’est d’ailleurs une impression récurrente tout au long de l’album.

Suit Rainmaker, qui appelle les mêmes critiques. Un titre assez répétitif, qui enquille les solos (Dave Murray y fait toujours merveille par sa fluidité). No more lies débute par une intro cent fois entendue chez Iron Maiden, à la guitare, suggérant une tension, une ombre, installant l’ambiance. Le refrain donne plus l’impression que Dickinson va puiser dans les capacités lyriques de son organe que d’une véritable recherche mélodique. C’est d’ailleurs la batterie qui vient l’appuyer lourdement, et qui balance le feeling plus rageur, repris dans le couplet par la basse, très en avant (comme toujours chez Maiden). Encore une succession de solos: pour ça, Maiden n’a jamais été avare non plus, sauf que ça devient d’un systématisme qui frise parfois le remplissage. En même temps, quand on possède trois pointures, pourquoi s’en priver?

Une formule qui tourne en rond

Montségur attaque en force, avec encore un très beau boulot de Nico McBrain aux baguettes. C’est sans doute l’un des meilleurs titres. L’osmose entre les membres du groupe est frappante, ce côté qui tient de la formule chimique aussi difficile à percer que le secret de la recette du Coca-burp-Cola, comme si ce n’était pas un groupe mais un seul homme orchestre qui jouait là. Cependant, cinq minutes et demi, pour un titre efficace mais peu original, c’est deux de trop.

On se dit, quand arrive Dance of death, que le morceau titre va forcément arracher. Des cris de désespoir, peut-être… Car enfin, tout cela est loin d’être indigne mais si Maiden voulait bien arrêter cinq minutes de faire du Maiden à tout prix, tout le monde s’en porterait mieux. Bref, trois minutes plutôt narrative, sur un tempo léger, qui laissent entrevoir la facette prog’ du groupe, avant de lancer une charge emphatique. Hélas plombée par un riff qui tourne en rond. Huit minutes et demi? Trois de trop…

Les choses déclinent vraiment avec les deux titres suivant, Gates of tomorrow et New frontier. Un brin plus hard dans l’esprit mais totalement quelconques. Même les solos ont l’air de s’ennuyer, tandis que la voix de Dickinson, si elle semble toujours catalyser d’aigus vents d’orage, ne trouver pas la matière à renverser quoi que ce soit.

Paschandale, qui culmine aussi à huit minutes et demi, offre un côté plus orchestral, voire théâtral, qui met en valeur les ruptures de rythme. Mais ces velléités ne sont pas poussées plus loin. Sans doute l’exemple le plus frappant de cet album, qui a l’air de se contenter d’une bonne idée par titre et de l’enrober pour le reste avec le talent d’exécution.

Face in the sand souffre en revanche d’un défaut majeur: un martèlement continu de quatre minutes proprement abrutissant. Heureusement, le refrain est pour une fois… un vrai refrain.

Sur Age of innocence, on en vient vraiment à se poser la question: ils sont au turbin ou quoi? Rien ne se dégage du couplet et le refrain a des allures de couplet. Amusant, cependant, cet arrière-goût, que procure parfois la batterie, de heavy allemand. Traduisez : qui ne connaît pas l’essence sans plomb. Sauf que les six minutes flirtent au final avec la panne sèche.

Journeyman conclue Dance of death de façon décalée. Une intro light, soutenue par un clavier inaugure ce morceau qui développe une ambiance un rien mélancolique, mise en valeur par la voix de Bruce Dickinson, et son timbre retors, qui peut effleurer en laissant sous-entendre les enfers. Ce titre, bien que pas heavy pour deux perfectos, laisse entendre, comme Paschendale, qu’Iron Maiden pourrait nous faire ressentir bien plus. Si le groupe consentait à sortir des chemins qu’il a lui même tracés, et qui sont devenus des autoroutes. Surtout que, vu la durée moyenne des morceaux, on aurait pu s’attendre à une virée du côté plus progressif et expérimental de Powerslave.

Cette chronique peut sembler bien sévère. Si elle l’est, croyez-moi, ce n’est pas de gaieté de cœur, tant j’ai pu headbanguer sur du Maiden et écouter tous leurs albums. Heureusement, on connaît la capacité du groupe à rebondir. Combien étaient prêts à les enterrer après No prayer for the dying? Cela n’a pas empêché ensuite Fear of the dark de squatter les enceintes de tous les métalleux.

Et cela n’empêchera pas Iron Maiden de blinder une nouvelle fois Bercy ce 22 novembre, avec Helloween en première partie.

 
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 17.11.2003

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés