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MARILLION

MARILLION

  Ce groupe anglais, formé en 1983 autour du guitariste Steve ROTHERY, du claviériste Brain JELLIMAN auquel succède bientôt Mark KELLY, du bassiste Doug IRVINE puis de Pete TREWAVAS, du batteur Mick POINTER relayé par Ian MOSLEY et du chanteur FISH, apparaît dès sa formation comme l’honorable dauphin de Genesis ou, dit-on encore, de King Crimson ou de Grateful Dead.  Cependant, si la filiation avec Genesis (et le Rock progressif en général) est d’autant plus justifiée que la voix de Fish est une sorte de mixte entre celle, rocailleuse, de Peter Gabriel et celle, nasale, de Phil Collins ; si les thèmes abordés par Fish sont eux aussi de nature psychanalytique ou côtoient tout du moins des univers étranges, fantasques et oniriques, le Marillion des premiers temps n’a pas grand chose du Hard Rock. Aussi, faudrait-il se garder de confondre trop hâtivement « progressif » et « hard », quand bien même le hard des années 80 partagerait avec l’évolutif une thématique louche et une esthétique genre fous du roi, “donjons & dragons” et jeux de rôles... Musicalement, le Rock progressif (en définitive assez inclassable) n’a rien du “dur” : il ne requiert aucune figure systématique - rythmique particulière, riffs lourds, guitar-héros, sons nécessairement saturés. De fait, ne vous fiez pas au classement stylistique des Marillion, souvent erroné dans les bacs... surtout depuis l’arrivée, en 89, de Steve HOGART, qui vient brillamment ‘remplacer’ le phénoménal Mister Fish !  Leur musique conceptuelle, qui n’avait cessé d’évoluer vers quelque chose de plus aérien, passe avec Hogart une nouvelle dimension. Il amène comme un souffle au quatuor Rothery / Kelly / Trewavas / Mosley. Et même s’il n’est certainement qu’un facteur supplémentaire à cette mutation (Marillion s’était déjà tourné à l’occasion du dernier album auquel participe Fish, « Clutching at straws » en 87, vers une recherche mélodique plus élaborée et une meilleure maîtrise de son inspiration compositionelle), son entrée dans le groupe marque pour lui un véritable tournant.  Se chargeant des textes avec John HELMER - comme l’avait fait Fish avant eux -, Hogart laisse éclore une tonalité plus brumeuse, pluvieuse, intérieure. Il mêle son talent et sa petite particularité à l’osmose géniale qui unit déjà les quatre musiciens, tous aussi excellents, exaltés et fascinants, de cette formation qui, contrairement à beaucoup d’autres, n’est pas la simple réunion de très bons instrumentistes mais la recherche fervente d’hommes poursuivant une quête commune : l’approfondissement constant de leur art.  Très ‘haut de l’Europe’, leur musique respire la nostalgie et la mélancolie. Il y est question du sentiment, mais sous sa forme la plus intime, la plus romantique, la plus éprouvée par la conscience. Hogart évoque l’immersion en soi, la perte de soi (dont « Brave », l’histoire d’une jeune fugueuse, est peut-être le plus symbolique), la déchéance, le combat intérieur, ce que cache l’apparence, la poussée vers le beau et la faim d’absolu. L’homme de Marillion se trouve pris dans un face-à-face, naturellement douloureux, à lui-même et au monde ; il s’efforce de se libérer, de transfigurer sa condition vers un idéal auquel il aspire ardemment. Tel est schématiquement le profil thématique des titres, lequel trouve son expression musicale dans des atmosphères évolutives (le propre du rock progressif), qui sont moins un patchwork de tableaux collés qu’un mouvement unique en perpétuelle transformation, brisure, métamorphoses.  Changements de tempi, cassures, ouverture graduelle de l’harmonie vers des couleurs plus claires à la fois que touffues - tels sont les ressors principaux de leur compos’. Mais cela n’aurait aucune envergure réelle sans la solidité et la virtuosité de la section rythmique qui ne se borne pas à planter les clous ; la magie sonore des claviers, aux accords larges et intenses ; le magnifique jeu mélodique du guitariste, lyrique ; et le phrasé de Steve Hogart, dont la voix sablonneuse se met au service inconditionné du texte et de l’argument. Que leurs grandes envolées et leurs montées de tension débouche sur un plus de lumière, une apothéose ou un cri de douleur, on s’acharne, on gravit les marches et on vibre. Mais sans doute l’écoute  de Easter, de Space  (« Seasons End », 1989) ou de Out of this world (« Afraid of sunlight », 1995) suffirait-elle à vous renseigner sur le climat si particulier que savent générer ces bonshommes, de plus en plus doués.  Néanmoins, l’on mentirait à qualifier tous leurs titres de « conceptuels ». Et à vrai dire, s’ils ont gardé de leur époque “Fishéenne” un goût certain pour les morceaux ‘à rallonge’ - notons par exemple Interior Lulu (« Marillion.com », 1999), This strange engine, titre extrait de l’album éponyme de 97, ou plus généralement les albums de 98 « Radiation », de 95 « Afraid of sunlight » et « Brave » de 94, tout particulièrement conceptuel -, la plupart de leurs chansons répondent à présent à la structure classique couplet / refrain. Certainement, le déploiement de ce plan de base est-il chez eux moins couru d’avance que dans des tubes à la Toto ou autre Simple Minds... Mais l’album de 91, « Holidays in Eden » ou même « This strange engine »  (omit le dernier titre), sont de vrais recueils de chansons quasi ‘pures et dures’, et donc abordable par tous...  Aujourd’hui, les Marillion ont trouvé un équilibre entre ce qu’ils visaient (des chansons plus directes) et leur désir viscéral d’espace, de liberté. Pour tout dire, ils savent tout faire, et mêlent avec bonheur les genres musicaux qui les intéressent au moment précis de leur recherche fusionnelle, se renouvelant incessamment sans trahir à leur vocation. Les chansons se suivent et ne se ressemblent pas (ce qui est une vraie prouesse, comparé à la pop et à ses succès sans surprise), et ne s’interdisent aucune digression. Leur dernier album en date, « Marillion.com », fera du moins plaisir à leurs fans internautes : leurs petites photos d’identité ont été soigneusement placardées à l’arrière de la pochette cartonnée, ce qui en dit long sur la relation qui lie ce groupe si particulier à son public. Volontairement peu médiatisé (cf : leur questionnement sur le succès dans « Afraid of sunlight »), ils ont au fil du temps tissé des liens privilégiés et plus personnalisés avec leur auditoire. Et il n’est qu’à se rendre à l’un de leurs concerts (trop rares) pour percevoir toute la magie de cette complicité : un pur instant de paix.  Le « réseau » des Marilloniens se faisant de plus en plus large et le comité de moins en moins petit, pourquoi ne pas rejoindre ‘The Web’ à votre tour ? De toute façon, c’est toujours comme ça qu’on les découvre, ces drôles d’oiseaux : par le bouche à oreille ! Pour plus de renseignements, consultez si vous le souhaitez Marillion on line, http://www.Marillion.com et pour vous initier à eux, procurez-vous le plus accessible « Holidays in Eden ». J’en suis persuadée, vous ne le regretterez pas ! Conseil d’amie...



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Semaine du Lundi 04.02.2002

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