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Amon Tobin & Massive Attack

Amon Tobin & Massive Attack Lundi 21 Juillet
Palm Beach Festival 2003 - Cannes

Lorsqu’on parle de festival à Cannes, on pense de suite aux marches, aux stars venues du monde entier pour se montrer ou présenter leur dernier film. Jusqu’à l’année dernière, on pouvait se dire qu’il s’agissait peut-être du festival de la Pantiero qui, malgré une programmation attractive, n’attira pas les foules. Mais non.

Il est vrai que cette ville se trouvait en queue de peloton niveau festival de musique de grande envergure destiné à un public relativement large et éclectique, à l’inverse des ses voisines, Nice et Antibes. Le trou est maintenant comblé, notamment grâce à l’aide de Garance Productions, habituée des grands événements. On retrouve pêle-mêle des artistes venant d’horizons différents qui ont cependant tous un point commun : ils ont la côte ! Mickey 3d, Bénabar ou encore Keren Ann, Amon Tobin pour les fans d’électro, et la tête d’affiche du festival, Massive Attack.


20h00. Une masse se dirige vers la pointe de la croisette afin d’assister à ce qui risque d’être une des soirées les plus chaudes de l’été. Un homme arrive sur scène et se plante derrière son ordinateur, l’air de rien. Premiers sons, premières infra-basses ; pas de doute, c’est Amon Tobin. Ce dernier bénéficie d’une grosse, très grosse sonorisation et il s’en sert à fond. Un sample de jazz par-ci, une grosse rythmique par-là, Amon fait monter la sauce comme un trois étoiles au Gault et Millau, tirant le public petit à petit vers une jungle inspirée et subtile, preuve que le style n’est l’affaire de bourrins. Le set est relativement long pour une première partie : 1h20. On apprendra plus tard qu’il fut rallongé en raison du désistement des Bees. Tant mieux ! Cerise sur le gâteau, monsieur Tobin nous offre en guise de rappel un morceau basé sur « Aquarium », du Carnaval des Animaux de Saint-Saens. Chapeau bas.

21h50. La nuit est tombée sur Cannes. Les spectateurs commencent à se bousculer pour s’approcher de la scène. A partir de cette heure, les places sont chères et bien défendues. L’écran noir situé au fond de la scène laisse apparaître en haut à droite une horloge digitale qui égrène les secondes. Nous sommes à dix minutes des 22h00 qui vont sonner le début des hostilités. L’heure fatidique arrive enfin. La machine est lancée et ne s’arrêtera que deux heures plus tard. Les titres du dernier album défilent et se mélangent aux hymnes du groupe. Opus différents, mais même intensité et même combat. On ressent juste une certains cassure lorsque Massive Attack se plait à jouer des titres issus des premiers albums qui, « Karma Coma » mis à part, ne possèdent pas cette noirceur envoûtante qui plonge le public dans un état second.

Douceur amère et colère contenue. On se garde bien d’asséner des coups brutaux mais l’intention est bien présente. On se souvient que le groupe avait temporairement décidé de rebaptiser le groupe Massive, dans un climat de guerre du golfe relativement tendu. Le contexte n’est plus le même, et cela se sent. En guise de medium, un écran à cristaux liquides, vecteur par excellence du flot d’informations que nous nous prenons sans cesse en pleine figure. Bourse, informations, météo,… tout y passe, presque à la moulinette. Car le message est on ne peut plus clair : où est passée la capacité humaine à réfléchir dans de tels messages ? Pas de recul. On ingurgite les infos sans parfois trop les comprendre, mais qu’importe, l’information, c’est la liberté. Débit incessant, et puis, tout à-coup, des questions. Et pas n’importe lesquelles : "Où sont passées les armes de destruction massive ?", "La guerre était-elle nécessaire ?" On entre dans le vif du sujet. Massive Attack est un groupe politique et il l’assume.

Mais c’est également un groupe de musique, et de bonne. Deux heures durant, on sera plongé dans cet univers si particulier, avec une préférence pour la référence, c’est-à-dire les morceaux issus de Mezzanine. Pas étonnant, ce fut la claque de la fin de siècle. Dernier rappel, le concert se clôture sur « (Exchange) ». Décevant quand on sait que ce morceau terminait déjà la tournée précédente. Tout cela est vite balayé lorsque arrive le bouquet final : on augmente le tempo petit à petit, mesure après mesure, jusqu’au bout, pour le dédoubler soudainement et retomber au tempo originel. Magnifique tour de passe-passe réalisé à la perfection qui laisse pantois. On ressort abasourdi pour un bout de temps. On en redemande. Mais il va falloir attendre…

 
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Semaine du Lundi 11.08.2003

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