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Metallica : St. Anger

Metallica : St. Anger

Exhumés, déterrés, réanimés,… Les qualificatifs ne manquent pas pour commenter le retour des Four Horsemen sur le devant de la scène. On n’y croyait tout simplement plus. Arlésienne incarnée, le nouvel album de Metallica s’est tout d’abord fait attendre comme le messie, puis la bulle a quelque peu éclaté à l’annonce de la cure de désintoxication de James Hetfield suivi du départ du bassiste Jason Newsted. On ne donnait alors pas cher de la peau des inventeurs du speed metal lorsque l’on nous annonce la sortie pour juin d’un opus tout frais renouant avec les premières amours du groupe, c’est-à-dire une musique qui arrache.

Un nouvel album, c’est bien beau (je ne parle pas de la pochette, hideuse au demeurant), mais on attend également un nouveau bassiste. Sur ce point-ci, pas de déception. L’heureux élu n’est autre que Robert Trujillo, ancien membre de Suicidal Tendencies et d’Infectious Grooves qui accompagna également Ozzy Osbourne pendant quelque temps. Le choix du personnage laisse donc augurer le meilleur, tant on sait de quoi il est capable.

C’est cependant en ouvrant le digipak et en feuilletant le livret qu’on déchante un peu. On découvre en effet que Monsieur Robert n’est pas présent sur l’album. C’est en effet Bob Rock qui a tenu la basse sur tous les morceaux. Je n’ai rien contre ce producteur, mais il ne faut pas tout mélanger. Que Laurent Voulzy se paie un bassiste de studio ou un musicien-à-tout-faire pour remplir ses compositions, on comprend. Mais considérer le producteur comme un membre du groupe, c’est faire fausse route, surtout chez Metallica. D’autant plus qu’à force d’être au four et au moulin, on finit par tout bâcler.


On en arrive au défaut majeur de ce disque : le son. Déroutant au cours des premières écoutes, il devient rapidement fatiguant. Trop de mediums, des aigus bridés et un sérieux manque de précision finissent à la longue par taper sur les nerfs. Que le groupe ait souhaité avoir un son brut de décoffrage, on peut le concevoir. Après tout, l’originalité vient aussi de la façon dont les idées musicales sont concrètement traduites. Il ne faut cependant pas confondre son roots et son brouillon. Sepultura avait ouvert le bal quelques années auparavant avec un album s’appelant justement « Roots », livrant une galette dans cet esprit, en se débarrassant d’effets inutiles et en laissant résonner la peau de timbre de la caisse claire. Mais la comparaison s’arrête là, puisque Andy Wallace a su à l’époque maîtriser les paramètres pour satisfaire les désirs des musiciens sans sacrifier la production sonore.

Tout cela n’est pas vraiment engageant… Heureusement pour les fans, il n’y aura pas de descente en bonne et due forme. Tout simplement parce que St. Anger ne le mérite pas. On met peut-être plus de temps à reconnaître les titres entre eux, mais une fois l’album écouté plusieurs fois, on ne peut s’empêcher de fredonner un air (c’est vrai qu’ils sont rares) ou de se prendre un retour de riff au hasard d’un détour de mémoire.

Des riffs, on en prend effectivement plein les dents. La plupart des morceaux ne sont que des suites de riffs plus puissants les uns que les autres. Les fans de Kirk Hammett vont sérieusement rester sur leur faim puisqu’on ne dénombre aucun solo sur les soixante quinze minutes de l’album. Ce détail mis à part, on retrouve tout de même tout ce qui a séduit les fans de Metallica. Et quand je parle de fans, je pense plus à ceux qui se sont agenouillés devant « Masters Of Puppets » qu’aux rockers qui ont fondu sur « Nothing Else Matters ».

Pour ceux qui voulaient enterrer des métalleux sur le déclin, on peut affirmer qu’il leur faudra encore attendre quelques années. De l’énergie, cet opus en a à revendre. C’est d’ailleurs sûrement sur scène qu’on pourra vraiment apprécier la valeur des morceaux. Nul doute que « Shoot Me Again » et « St. Anger » en feront bouger plus d’un.

L’esprit Metallica est lui aussi de retour après une période quasi réactionnaire durant laquelle les quatre cavaliers menaient une bataille sans merci contre le grand méchant Napster. On regrettait l’époque où certains chanceux pouvaient pendant les concerts enregistrer dans un espace réservé l’intégralité des morceaux. La surprise est donc plus qu’agréable lorsqu’on découvre qu’un DVD bonus permet d’assister à un filage de tous les morceaux avec Robert Tujillo, soit quatre-vingts minutes en compagnie du groupe. A cela s’ajoute un lien vers Internet permettant de télécharger pas moins d’une cinquantaine de titres issus de concerts plus ou moins récents. Que du bonheur.

N’en déplaise aux adorateurs de Linkin Park et autres émules de Limp Bizkit, Metallica prouvent qu’ils sont plus présents que jamais et qu’ils sont encore capables de donner une leçon de métal aux petits jeunes.

Sites officiels : http://www.metallica.com et http://www.metclub.com

 
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Semaine du Lundi 07.07.2003

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