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Mister Gang en concert : Ha‑llu‑ci‑nant !

Mister Gang en concert : Ha-llu-ci-nant !
17 Avril 2003. Cagnes-sur-Mer

Le 17 Avril avait lieu l’événement qu’aucun fan de reggae ne pouvait manquer : le concert de Mister Gang à Cagnes-sur-Mer. Organisé par l’association A Capella, ce concert aura définitivement prouvé que la population de cette charmante ville a besoin d’une vraie salle de concert (voir en fin d’article).

Il faisait chaud, très chaud ce soir-là ! Le groupe était au mieux de sa forme. Sur scène, neuf musiciens : Loscar et Timike au chant, Gag à la batterie, Toko à la basse, Marco à la guitare, Capt’n Jp aux claviers, Mols à la trompette, Blz au trombone, et Feal au sax. Et croyez moi, ça déménage. L’album live, « live in Kanaky » sorti le mois dernier, était déjà grandiose, mais le concert fut ha-llu-ci-nant !

Mais attention ! J’en entends déjà certains dirent : « ouais, c’est du reggae. Y’a rien d’extraordinaire… » Et bien non ! Mister Gang, ça n’est pas que du reggae. C’est aussi du funk, du groove, du zouk et de la fusion électro, comme le prouve le morceau que le groupe a répété pendant leur balance. Ils ne se cantonnent pas à un style. Leur secret : le mélange.


C’est comme dans le ti’ponch, le secret c’est la bonne alchimie entre tous les éléments. Les deux chanteurs chantent en français, mais n’en n’oublient pas pour autant leurs origines, avec des passages en créole pour Timike, et en portugais pour Loscar. Tous aiment le reggae et les « good vibrations », mais ils mélangent cela avec de l’electro, du jazz, du hip-hop, du métal… Le résultat est étonnant et détonnant.

Au programme des réjouissances : plus d’une heure et demi de chansons tirées de leurs deux albums : « Liberté Illégale » et « Paris-Lisbonne-Pointre-à-Pitre ». La majorité des titres ont été réarrangés pour sonner live. Tel est le cas, par exemple, pour « Sniper », qui figure sur leur premier album et qui a été boosté façon electro.

Evidemment, les standards du groupe sont présents, avec en tête le single qui les a fait connaître du public : « Tout le monde est là ». Nous retrouvons, en vrac « Liberté Illégale », « Nation contre nation », « Le châtiment du peuple », « Pli Fo », « Les chaînes »… Ainsi que des moments de purs bonheur avec « Combien de larmes » ou « Ecoute ma prière »… Et oui, Mister Gang s’engage, les textes touchent, l’émotion passe. Un thème revient souvent : l’inégalité entre les peuples. Mais à la différence de certains groupes, il n’y a aucune violence dans les paroles, le message passe en finesse… Mais heureusement, certains morceaux sont là pour détendre l’atmosphère, comme « Jamais quittée » dans lequel Timike nous explique sa relation avec une fille rencontrée dans une soirée, ou « Skunky road », dans lequel Loscar se transforme en « rouleur fou ».

Le concert se termine comme il a commencé : sur les chapeaux de roues, avec les titres « J’adore » (chanson écrite pour remercier le public fidèle qui soutient Mister Gang depuis des années) et la reprise de Kassav’ « Zouk la sé sel medikaman nou ni ». Fabuleux.

Grâce à leur bonne humeur communicative, le public est en délire (pour une fois !). Comme le concert se déroule dans un cinéma, les gens ne sont pas restés assis. Ils sont tous à danser devant la scène, sur les côtés, dedans, dehors… L’exploit est d’autant plus remarquable qu’il est interdit de fumer dans la salle…

Vous l’aurez compris, quand Mister Gang passera près de chez vous : ne les manquez pas !

Quelques heures avant le concert, le Gang a accordé une interview exclusive à Amb, partenaire du concert. En direct live depuis leur loge, c’est Capt’n Jp (claviers) et Loscar (chant) qui s’y collent.

Pourquoi un album live ?

Capt’n Jp : Toutes les conditions étaient réunies, en fait, sur ce séjour en Nouvelle-Calédonie. L’organisateur voulait garder une trace de cette soirée, et de tous les groupes qui étaient venus, pour faire une petite compil après. Donc, il avait prévu du bon matos qui venait de Nouvelle-Zélande pour enregistrer la série de concerts. Quand on a appris la nouvelle, on a décidé de faire le live directement là-bas. C’était l’occasion.

Ce n’était donc pas un besoin du groupe ou une demande des fans ?

Si c’était un besoin du groupe aussi, depuis le temps. On voulait sortir un live. Le live c’est la consécration. En plus on l’a fait que une prise, sur une seule date, tu mets tes couilles en avant et tu y vas.

Justement, en ce qui concerne l’enregistrement, pourquoi avoir choisi de le faire en une seule prise, alors qu’il est techniquement possible de faire autrement.

Effectivement, on aurait pu se dire : on est sur une tournée française, on a tant de dates, on va prendre les meilleurs moments de chaque date ; mais on préférait prendre un risque, pour qu’il y ait une cohérence, une unité, et puis surtout une vibe qu’il n’y aurait pas eu en métropole, car on a joué devant 25 000 personnes, et on aurait trouvé ça nulle part en métropole. En Nouvelle-Calédonie, le groupe a une autre portée.

C’était dans le cadre d’un festival ?

Oui, le festival Megamiouz qui a lieu pour la deuxième année. Cette année, c’était sur une seule journée.

Sur l’album, il n’y a pas la totalité du concert ?

On a dû enlever des choses, car le concert durait 1h40, et sur un cd, on ne peut mettre que 76 minutes. On a fait des coupes. Mais on n’a pas dû enlever grand-chose qui aurait pu changer la face de ce live.

D’après ce que j’ai entendu pendant la balance, Mister Gang dépasse largement le cadre du reggae ?

Oui, oui. Mais il n’y a qu’en venant au concert qu’on le mesure réellement. C’est vrai que les influences des différentes cultures transparaissent un peu dans les disques : funk, métal, jungle… On s’en aperçoit vraiment quand on vient nous voir en live. Surtout depuis récemment, où on ouvre vraiment le répertoire aux horizons différents.

En ce qui concerne vos influences ?

Je ne pourrais même pas te dire, on écoute de tout… En ce qui concerne le reggae, on nous dit souvent qu’on se rapproche de Steel Pulse. C’est vrai qu’on s’en rapproche, au niveau du son, de l’esprit, des voix. Il y a beaucoup de similitudes. On a un reggae cuivré, avec un son plus anglais que jamaïcain.

Sur l’album live, il y a une reprise de Kassav’. Que représentent-ils pour le groupe ?

Ah ! C’est les papas. On a quelques relations avec eux, par l’intermédiaire de Feal (le sax) qui connaît bien Jocelyne et Jacob qui est venu répéter avec nous au studio, avant de faire le Zénith, au mois de Mars. On avait envie de leur rendre hommage. En fait on a un morceau qui s’appelle « J’adore », qu’on fait en fin de concert, et on y incluait une phrase de cuivres de Kassav’ (NDR : tiré de la chanson « Sye Bwa »). C’était un petit clin d’œil. On a décidé d’enchaîner le morceau de Kassav’, « Zouk la sé sel medikaman nou ni », au titre « J’adore ». Le chanteur étant créole, ça a aidé.

C’est le rappel du concert ?

C’est notre dernier morceau.

Le groupe Mister Gang a monté son propre label, vous vous autoproduisez. Ca a été une nécessité ou une volonté d’indépendance artistique ?

Les deux. On a toujours bricolé dans notre coin, on voulait rester maîtres de nos projets. Ca nous a permis de nous organiser, mais ça été un peu dur au début, surtout dans nos relations avec notre maison de disques. Il a fallu comprendre la promotion d’un groupe. Aujourd’hui, on s’organise un peu mieux. On a monté ce label au moment de la signature avec Epic, pour avoir une structure indépendante. Il a fallu aussi, et ce n’est pas musical, apprendre à gérer, faire de la comptabilité. Maintenant, on est propriétaires de notre maison de prod, et on essaye de se démerder avec ça.

C’est pas trop lourd à gérer ?

Si c’est lourd, mais ça te permet de maîtriser les choses. On n’aurait pas les moyens de faire gérer notre carrière par quelqu’un d’autre. Nous, on la gère bénévolement. On n’a pas encore fait un assez gros carton discographique pour que notre maison de disques ait de la trésorerie pour prendre des risques sur nous.

Mais on commence à produire des groupes, notamment Nomad, qui est un chanteur. On commence à faire des choses. C’est aussi pour ça qu’on voulait monter un label : pour produire d’autres groupes, aider des jeunes, etc.

Est-ce qu’on vous a aidé de la même manière au début de voter carrière ?

On était en association. C’est la mère du batteur qui s’en occupait à l’époque. Ca a commencé par là. Monter une asso, qui existe toujours d’ailleurs, c’est elle qui nous fait tourner. Au départ tous les cachets étaient mis dans l’asso, ça servait à réinvestir.

On va faire un petit retour dans le passé. En 2002, vous avez été nominé aux Victoires de la Musique. Que s’est-il passé ensuite ? Est-ce que ça ouvre des portes ?

Rien du tout (rires). On a appris ça, on n’y croyait pas. On était en tournée. On avait sorti le deuxième album, « Paris-Lisbonne-Pointre-à-Pitre, il y a presque un an. Ca n’avait pas connu le succès de « Liberté Illégale ». On était un peu dans un creux. Et puis là, on apprend ça. Etonnant. Mais bon, il y avait Nuttea en face, on ne se faisait pas trop d’illusions. Il était très médiatisé à l’époque. En tout cas, c’était flatteur. Ce n’était pas une magouille de maisons de disques, donc je suis bien content qu’on nous ait choisi.

Est-ce qu’une partie de votre public actuel vous a découvert à l’occasion de cette soirée ?

On a eu une sensation l’année dernière, arrivés en fin de tournée. On s’est arrêté de tourner en Octobre 2002, et là on reprend, si on exclut le concert de Nouvelle-Calédonie qui a eu lieu en Décembre. Quand on s’est arrêté, on avait l’impression qu’il se passait autre chose avec le public. Que le public nous découvrait enfin autrement qu’avec « Tout le monde est là ». Qu’il se rendait compte de ce qu’on faisait sur scène, que c’était peut-être plus riche que ce à quoi il s’attendait. Ca se passait de mieux en mieux avec le public. Ets-ce à cause de la nomination ? Je ne pense pas. Les gens, à force de venir au concert de Mister Gang, de voir qu’on est toujours là. Il y a eu une vague reggae assez énorme, et aujourd’hui il ne reste plus grand monde. Nous, on est toujours là. On n’en est qu’au début… J’espère que ça va continuer avec l’album live.

Y’a-t-il un avenir pour le reggae en France ?

La question ne se pose pas en ces termes. On fait avant tout de la musique. On a été inspiré par le reggae. C’est vrai que le reggae a été surmédiatisé à une époque, en France. Mais le reggae a toujours été là, par vagues… J’espère qu’il va évoluer, et j’espère qu’on va y contribuer.

Lire la chronique de l’album « Live in Kanaky » (Epic)

Visiter le site officiel du groupe : www.mistergang.com

Mister Gang en tournée :


23/04 : Lyon - Le Transbordeur
26/04 : Magny le Hongre - File 77
30/04 : Notre Dame de Gravenchon - Arcade


07/05 : Lille - Le Splendid
08/05 : Avignon - La gare à Coustellet
09/05 : Ste Croix Volvestre - Chapiteau


10/05 : Biarritz - Salle municipale
15/05 : Rennes - Antipode
16/05 : Brest - Les Hespérides


17/05 : Lorient - Le manège
28/05 : Rambouillet - L’usine à chapeaux
29/05 : Amiens - La lune des pirates


30/05 : Nancy - Festival
19/06 : Paris- La Cigale

Amb France Music soutient A Capella :

A Capella, qui lutte depuis des années pour la construction d’une salle de moyenne capacité est en passe de réussir son pari. En attendant l’ouverture de cette salle tant attendue, la municipalité met à la disposition de l’association, un fois par mois le jeudi soir, le Cinéma Espace Centre qui, comme son nom l’indique, est un cinéma. Grâce à une programmation alliant audace et qualité, le directeur, Philippe Delmas, a eu la joie de constater, en ce soir du 17 Avril, qu’il avait réussi son pari : un concert à guichets fermés. Même Monsieur le Maire, Louis Nègre, voyant de la lumière et un attroupement de jeunes dans la rue, est entré pour « mesurer » l’impact d’un concert reggae. Après être allé saluer le groupe dans leur loge, il a publiquement apporté son soutien à l’association A Capella. A suivre …

Site de l’association A Capella : www.a-capella.org

 
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Semaine du Lundi 21.04.2003

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