ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

Musicora 2002 : De la musique avant toute chose...

Musicora 2002 : "De la musique avant toute chose" ...

Du 5 au 9 Avril s'est déroulé le Salon de la Musique, baptisé du nom bizarre de "Musicora", à la Grande Halle de la Villette. Cette année, le thème était : "A vous la musique ! De l'éveil à la pratique". Nous avons voulu que tous les rédacteurs d'AMB présents lors du salon donnent leur avis. C'est parti pour la visite guidée...

L'opinion de Patrice B. :

Pour ceux qui n'ont pas eu l'occasion de s'y rendre, le salon de la musique permet de mettre en relation les particuliers mélomanes et les professionnels de la musique. Beaucoup d'activités y sont représentées : des éditeurs (pour acheter des partitions rock, pop, ou classique), des distributeurs, des luthiers (pour se faire fabriquer une guitare "sur-mesure" avec trois manches et huit cordes...), des vendeurs d'instruments de toute sorte (de la flûte contrebasse au didgeridoo, en passant par l'épinette baroque, le saxophone, le pipeau...), des magasins de musique parisiens (si l'envie vous prend d'acheter un synthé ou un banjo avec une réduction "spéciale" pendant la durée du salon...), ainsi que des stands de professionnels présentant, en vrac, une cabine acoustique insonorisée, un système judicieux de déménagement de piano, etc.


A première vue, il y a beaucoup moins de stands que l'année dernière, et surtout, l'accent est clairement mis sur la musique classique... Exit donc le "Musicmania", espace réservé, d'habitude, à la musique d'aujourd'hui. Les seuls synthétiseurs que l'on peut voir ne sont pas sur les stands des fabricants, mais sur celui des magasins de musique. Dommage ! De même, les développeurs de logiciels musicaux ne sont pas représentés, à l'exception de Steinberg qui peine à présenter les deux logiciels phares de la marque : Cubase SX, et Wavelab 4.0.

Pour les musiciens professionnels, ou en passe de le devenir, sont représentés les différents organismes gérants les droits d'auteur (S.A.C.E.M), et les droits voisins (Spedidam, Adami). Dommage que ne soient pas représentées les sociétés civiles gérants les droits des producteurs (SPPF, SCPP). Ah oui, j'oubliais, ce n'est pas un salon professionnel, mais plutôt un salon dans lequel les gens se rendent pour essayer un piano grand queue Steinway, un accordéon midi, ou une flûte des Andes... Et par là même, participer au brouhaha ambiant.

Et j'en arrive au principal problème de ce salon : le bruit. Lorsqu'on rentre dans la Halle de la Villette, c'est environ aussi calme et silencieux qu'une gare, ou que Barbès en heure de pointe. C'est un grand b*** organisé. Les professionnels de la musique évitent de s'y rendre pour ne pas rester sourd une semaine. Plus on s'approche des stands présentant des pianos, plus on est pris par la douce envie de s'enfuir... Les organisateurs ont eu l'intelligence de grouper les instruments présentés par "famille". Ainsi, au fond du salon, on retrouve les instruments à clavier. Ce qui semblait, au départ, être une bonne idée, va s'avérer être une énorme erreur. En effet, lorsqu'un musicien classique veut essayer un clavecin ou une épinette, il a beau appuyer sur les touches comme un malade, il a très peu de chance d'entendre les notes qu'il joue, lorsqu'à moins de 2 mètres de lui, un pianiste révise une étude de Chopin, face à un public amassé là comme s'il n'avait jamais vu de piano de sa vie (NDLR : la télé, ça existe...). Et lorsque l'on monte à l'étage, sur la galerie, pour visiter les autres stands; c'est encore pire. En haut sont regroupés les instruments à cordes et les flûtes. J'avoue avoir eu de la peine pour ce duo de musicien (flûte à bec, clavecin) qui s'évertuait à jouer un morceau baroque, alors qu'en bas, la majorité des gens qui touchait un piano, jouait les quelques notes d'"Au clair de la Lune", sur un piano à 250 000 francs !

Ca c'était pour les instruments. Mais alors que les quelques instrumentistes du dimanche s'étaient décidés à faire une pause, et que je commençais, comme Beethoven, à apprécier le silence... Voilà que des formations de musiciens professionnels se mettent à jouer. Avec ce type de formations pro (orchestre, chorale...), pas de problèmes : ils jouent bien, ils jouent juste... Mais ils jouent tous en même temps (eux aussi) ! Ah, elle avait du courage cette chorale d'enfants qui s'égosillait pour ne plus entendre les rugissements d'une formation de cuivres à quelques mètres d'eux. La musique est, avant tout, l'art d'organiser le silence... Dommage que l'organisation du salon l'ait oublié.

Quoiqu'il en soit, je retiens de ce salon qu'on en fait le tour en environ une heure et demi, en prenant son temps. Par contre, cette visite m'a permis d'apprendre beaucoup de choses lors des conférences (notamment celle sur la perception des droits d'auteur sur le web, par les différentes sociétés civiles), et de découvrir une initiative originale (en partenariat avec l'Etat, la Région Haute-Normandie, et les conseils généraux de l'Eure et de la Seine-Maritime) :  le camion-musique. Garé à l'extérieur du salon, ce camion est équipé de matériel pour répéter, mais aussi, et surtout, pour se familiariser avec la technologie musicale. Nous y retrouvons des ordinateurs, des claviers, des sampleurs, des effets... L'objectif principal de cette initiative est de contribuer au développement des musiques actuelles à travers différentes missions d'information, de coordination, de formation, de conseil et d'expertise réalisées sur toute la région. Grâce à leur action de sensibilisation auprès des politiques, ils ont déjà contribué à l'ouverture de plusieurs locaux de répétitions pour les jeunes groupes. Pour en savoir plus : www.polemusiques.com

L'opinion de Damien P. :

Un espace plus réduit que les années précédentes (plus de chapiteau) , une orientation résolument tournée vers la musique classique et une quasi absence des luthiers dits modernes auront été les principales caractéristiques d'un salon de la musique en demi-teinte qui s'est avéré relativement décevant.

Si la présence des organismes officiels (S.A.C.E.M, SPEDIDAM) et des représentants de nos belles régions est logique, voire nécessaire, on peut vraiment regretter la sous représentation de certains instruments modernes. Car si les pianos numériques et autres synthétiseurs n'attendaient que vos doigts pour être essayés (mes pauvres tympans s'en souviennent encore !), les guitares et les basses faisaient cruellement défaut dans un salon de toute façon sujet à une "cacophonite" aiguë. Je n'ai pu croiser que deux représentants (en l'occurrence KMG Lutherie et Sorrow) qui, même s'ils défendaient bien une lutherie moderne et innovante (notamment une superbe basse moitié frettée, moitié fretless), se sentaient un peu seuls parmi les facteurs d'orgues…

Un effort poussif a tout de même été fait concernant les logiciels de création musicale… Pour les amateurs de Cubase seulement, les autres devant se rendre en Allemagne et remonter le temps afin d'aller au salon de Francfort.

Pour conclure, on pourrait ajouter que le fait que le salon soit orienté "public" ne justifie en aucun cas un certain manque d'éclectisme dans la représentation des styles de musique et des fabricants de matériel musical.

L'opinion d'Isabelle R. :

L'ambiance était là. Ce salon, qui pour moi était une grande première, offrait de nombreuses perspectives. Le choix d'instruments y était varié et ordonné; les fabricants toujours à l'écoute de nos attentes et prêts à nous renseigner. Les objectifs essentiels des visiteurs étaient soit de trouver un instrument à leur mesure, soit de se documenter sur l'histoire de la musique soit, tout simplement, de rencontrer d'autres mélomanes afin d'improviser des duos, trios...

L'animation était là aussi. A l'entrée, durant la journée, de nombreux groupes de musiciens se sont succédés : orchestre jazz, percussionnistes... Le soir, des concerts étaient organisées par la radio France Bleue.

Néanmoins, une petite critique serait à formuler concernant l'organisation : le manque d'insonorisation entre les différents espaces qui rendait difficilement perceptible les sons de chaque instruments et dérivait vers la cacophonie générale.

L'opinion de Jean-Marc F. :

Une demi-heure. Allez, peut-être une heure si l'on est d'un naturel rêveur et contemplatif : c'est à peu près le temps nécessaire pour "faire le tour" de ce Salon de la Musique 2002. Cette petite manifestation française fait pâle figure face à ses grandes sœurs, Musikmesse de Frankfort et Summer NAMM de Nashville en tête…

Il faut dire que, contrairement à ses deux aînées, le Musicora est un salon à vocation grand public qui bénéficie d'une journée réservée aux professionnels. Pourtant, rares sont les musiciens amateurs, les mélomanes, les professionnels de la musique (toutes tendances et toutes fonctions confondues) qui trouvent ce qui peut les intéresser dans cette espèce de "grande" foire par trop bruyante…

Peut-être les organisateurs ont-ils pris le problème à l'envers : n'était-il pas souhaitable de mettre en place un salon professionnel digne de ce nom (le meilleur moyen d'attirer les exposants qui semblent bouder de plus en plus cette manifestation), et d'en permettre l'accès, en fin de session, à un plus large public ? N'aurait-il pas fallu également trouver un "vrai" nom à ce salon : "Musicora", ça fait un peu de peine, non ?

Enfin, toujours est-il que l'un des intérêts majeurs du Musicora ne réside quasiment plus dans le pool d'exposants qu'il est possible de venir questionner directement sur place : trop de "magasins" ayant déjà pignon sur rue, à Paris même qui plus est, sont représentés, au détriment peut-être d'autres professionnels quasi inaccessibles ailleurs, et, surtout, un manque cruel d'homogénéité se fait jour quant à la représentation des divers courants et technologies musicaux…

Non. L'intérêt - à mon sens - de ce salon réside bien plus dans les rencontres et tables rondes mises en place tout au long du salon. La conférence à laquelle j'ai eu le plaisir d'assister, sur le thème de la motivation en musique, était à l'initiative de l'association Médecine de Arts : sortant légèrement de ses préoccupations premières - le "fonctionnement", les pathologies et la santé du musicien -, Médecine des Arts a permis d'engager, en présence d'intervenants de différents horizons (Musicologue, Directeur de Conservatoire, Parent d'élèves de conservatoire…), une réflexion tout à fait intéressante sur le sens même que peut revêtir le terme de motivation dans un contexte aussi subtil, et néanmoins ardu, que celui de la pratique musicale, et sur les divers enjeux de la compréhension d'une telle notion.

Déception ? Pas vraiment : il y a quand même quelques bonnes choses. Mais tout de même le sentiment que quelque chose de bien mieux pourrait voir le jour dans le complexe de la Cité de la Musique de La Villette…

Vous avez raté le Salon de la Musique ? Visitez donc le site officiel, et à l'année prochaine...
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 15.04.2002

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés