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MYLÈNE FARMER

MYLÈNE FARMER

Rousse incendiaire et fragile, sans tabou, mais frêle et cassante tel l’est le grain de sa voix, Mylène FARMER cultive le mystère subtil de l’ambiguïté, se dévoilant dans ses textes, dans ses clips et dans ses rares apparitions, comme pour mieux se reclure au plus loin des foules et du monde - monde qui l’effraie et la désarme, autant qu’il la meurtrit.  Chaperonnée par Laurent BOUTONNAT, son mentor, son pygmalion, son double (qui sait ?), elle évolue dans un univers trouble et fantasque, bercé par ses terreurs d’enfance, ses quêtes d’adolescente, ses fantasmes, ses croyances et ses désillusions. Ses textes, redoutablement efficaces, sensés et poétiques, se marient à merveille aux compositions que Boutonnat lui concocte depuis plus de 15 ans. Des mélodies suaves, toujours très chantantes et élaborées dans l’aigu, s’appuyant presque exclusivement sur une musique synthétique toujours très rythmique, dansante, si ce n’est quasiment martelante pour certains titres. Et qui d’autre que Boutonnat, hanté lui aussi par de drôles de “voix” intérieures (« Vieux bouc », « Chloé » pour le premier album, et plus tard « The Farmer’s conclusion » ou « Psychiatric »), aurait ainsi pu devenir le complice de ce drôle d’ange démoniaque et donner chair et espace aux poésies hallucinées de sa Dulcinée ?  Il la rencontre alors qu’elle étudie depuis trois ans la comédie aux cours Florent, et la pousse malgré elle vers la chanson, dont elle ignore tout. La forçant à choisir entre trois couleurs de cheveux plus franches que son châtain foncé (soit entre le noir corbeau, le blond blanc et le roux carotte), Mylène sacrifie sa teinte naturelle pour cette chatoyance irréelle, ô combien mystérieuse, féerique, crépusculaire et fauve, très XIXème siècle. Ce roux devient emblématique du style Mylène et déclenche une vraie vogue populaire dans ce milieu de décennie 80. Un succès attend l’étrange 45 tours « Maman a tort » en 84 (elle est encore brune...), mais il faudra attendre la sortie du premier CD, Cendres de lune, en 86, pour que son genre, sans rival en France, s’impose réellement. Après « Tous des imbéciles » et « Plus grandir », ce sont en effet « Libertine » (Boutonnat / Dequeant) et « Tristana » (Farmer / Boutonnat) qui vont propulser son envol.  Sa petite voix soufflée de femme-fillette, ses costumes extravagants jouant ostensiblement avec la transparence, ses clips-court-métrages et ses chorégraphies spectaculaires, font de Mylène Farmer une artiste à part, inclassable et inaccessible. Parfois raillée, ironiquement traitée de “gotoc” (comprenez gothique toc), elle dérange par son image ambivalente, sage et sulfureuse, son mysticisme ésotérique, son manque de proximité, l’efficacité de ses titres qui passent de plus en plus de temps,  et de plus en plus haut placés, dans les top 50. Mais tout à la fois, elle sait se forger un clan de fans, une troupe fervente et bon-enfant d’adolescents glauques (pour la plupart), qui pour la première fois se trouvent une alliée dans le monde oppressant et grisouillet des « grands ».  La fée bizarre du show-buisness enchaîne les albums et les succès (mais toujours pas de récompense du métier !) : encore plus d’un million d’albums vendus avec Ainsi soit je... qui sort en mars 88, toujours chez Polydor, et qui compte 4 gros succès commerciaux : « Sans contrefaçon », « Pourvu qu’elles soient douces », « Ainsi soit je » et « Sans logique » (à noter aussi le bon succès du titre « Allan ») ; et re-belotte en 92 avec son album l’Autre, certainement le plus abouti de cette première période, lequel renferme des titres aussi imparables que « Désenchantée », « Il n’y a pas d’ailleurs », « Byond my control », « Nous souviendrons-nous de nous ? », « Agnus Dei », « Je t’aime mélancolie », mais aussi un duo magique avec Jean-Louis Murat, « Regrets ». Et dans la foulée de cette même année, un double de remixes dance contenant notamment les titres phares « A quoi je sers ? » et « Que mon coeur lâche » au clip très remarqué. Entre temps, Mylène s’est essayée à la scène - une semaine comble au Palais des Sports en mai 89, une tournée rayonnante dans 52 villes de province et les prolongations les 8 et 9 décembre, à Bercy s’il vous plaît ! Soit un triomphe, immortalisé dans un double CD 18 titres,  En Concert.  Cependant, en octobre 94, une première déception attend ce couple que la fortune semblait, jusqu’alors, ne pas devoir abandonner. Leur long métrage, Giorgino, qui reprend l’atmosphère nébuleuse des clips et des chansons de Mylène Farmer (il est tourné en hiver et en Slovaquie), est un échec commercial. Moins d’une semaine après sa sortie, le film n’est déjà plus à l’affiche. Un vrai coup dur, alors que le tournage de Giorgino avait nécessité, outre de gros coûts de réalisation et de production, l’arrêt de leurs activités musicales durant plus de deux ans. Néanmoins, la sortie d’un nouvel album en fin d’année 95, « Anamorphosée », convainc leur public - s’il en avait besoin - qu’ils n’ont rien perdu, tous les deux, de leur verve créatrice, musicale et poétique. Il marque cela-dit un tournant stylistique dans la carrière Farmer (brune pour l’occasion et en petite tenue), avec un apport de guitares et une sonorité plus rock, plus acoustique. Cinq titres feront mouche : « Rêver », « Comme j’ai mal », « California », « XXL » et « l’instant X ». Son Bercy 97 est une réussite ; un Live 20 titres - inclus son duo-surprise avec Khaled (« La poupée qui dit non ») - restitue un peu de cette ambiance magique des représentations Farmer, néanmoins très visuelles, très show.  Mais c’est le tournant 99 / 2000 qui vient récompenser quinze ans de bons et loyaux services. Les “Victoires de la Musique” sont une consécration pour ces deux originaux que le public n’avait cessé d’aimer et de soutenir. Dernier bébé en date, « Innamoramento » (« l’amour naissant » à l’italienne), remporte tous les suffrages. « L’Âme-Stram-Gram », « Je te rends ton amour », « Optimistique-moi » (écrite et composée par Mylène, avec bien-sûr Laurent Boutonnat aux claviers, pour les arrangements et programmations), « Souviens-toi du jour » et « Innamoramento » (dont le clip, versant édénique, est une pure merveille d’esthétisme) se sont pour l’instant “détachés” de cet album, enregistré dans les Studios Hollywoodiens. Un florilège brillant, en effet, flirtant comme toujours avec les démons et les faunes, mais à l’esthétique générale plus réjouissante qu’à l’habitude (cf. Le livret). Le Ciel de Mylène nous semble à présent plus gris qu’anthracite, peut-être chargé de plus d’espoir ? Néanmoins, toujours cette lourdeur du malaise, comme une récurrence de jaune malsain (un soleil qui aurait la jaunisse ou des problèmes de bile), un leitmotiv d’hésitation entre le Mal et le Bien, le Beau et le Laid, une incapacité à faire le partage, à ne pas trouver de beauté gésir dans la Laideur même (n’oublions pas, du reste, que les bonnes Fées jadis penchées sur le berceau de bébé Mylène, avaient pour noms Baudelaire, l’Ange de la rébellion - Luci... -, Poe, Dame Lune, le Petit Prince ou Egon Schiele...).  Toutefois, alors que la critique les dit se tourner vers un répertoire plus dance, avec notamment « L’Âme-Stram-Gram » et « Optimistique-moi », sans doute devrait-on simplement diagnostiquer un retour aux sources : des programmations propres et droites, des bizarreries harmoniques (avec frottements de voix et bestioles sonores intruses), des refrains géniaux, clairs et entêtants, et une rythmique bien appuyée. Au demeurant, les mix. sont, à l’accoutumance, travaillés dans l’aigu et non pas boostés par des basses et infra-basses, comme dans la dance précisément. Nous revoici, de fait, partis pour un « Mylenim » tour ! Car leur style tout à eux passe dans le temps sans prendre une ride (n’était le son très “années 80” des synthés des premiers albums). Et pourquoi cette éternelle fougue, cette jeunesse jouvencelle ? Parce qu’ils ont signé, c’est certain, un pacte avec la lune, la brume et les étoiles, un pacte avec l’enfance et l’ingénuité des jolis sentiments ; parce qu’ils parlent au coeur des désespérés et qu’ils lancent des signaux, qu’ils crient, que leurs effrois et leurs errances, leur détresse, sont des jalons, des bouées, des bouteilles pour l’Ailleurs... Mais quelle issue, et quel Ailleurs ?  Pour l’info, Mylène et Laurent ont ensemble « tissé un autre », Alizée (jeunette brunette à la voix grave - sulfure de jeunesse...), dont le titre sortant, « Moi ... Lolita », cartonne déjà sur nombre de radios et tourne sur M6 Clips. Un album à suivre ?... A suivre. Mais n’est-ce pas un peu triste, tout de même, une Mylène + une Alizée pour un seul Laurent Boutonnat ?  Dis, Mylène, « dessine-moi un mouton »...



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Semaine du Lundi 04.02.2002

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