ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

NCB Records ‑ Le coin des musiciens

NCB Records - Le coin des musiciens

Guitariste de formation, Christian BICK a navigué au sein de divers groupes, et même d'un orchestre de variétés. En 1997, il rachète un studio azuréen en dépôt de bilan, le studio "IKS". Un très grave accident de la route, en septembre 1998, le force à interrompre son activité professionnelle. Après deux ans de convalescence, il décide de reprendre ses activités début janvier 2001.
Nous avons interviewé cet ingénieur du son entre deux séances d'enregistrement. Assumant seul la gestion du studio, nous avons découvert une personne chaleureuse; à la fois très humble et très lucide, qui nous explique sans détours les problèmes auxquels il est confronté en tant que gérant d'un des plus grands studios d'enregistrement de la Côte d'Azur.

Peux-tu nous dresser l'historique du studio en quelques mots ?

En 1997, je rachète un studio de St Laurent du Var, "IKS Records", qui était en dépôt de bilan. Je le rebaptise "NCB Records", et ouvre le nouveau studio en Septembre 1997.


A ma grande surprise, je me suis retrouvé sans aucuns clients. Tous les clients réguliers du studio avaient fuis "IKS", ce qui fait que je n'avais plus d'activités, ni en répétitions, ni en enregistrement. Il m'a fallu plus de quatre mois, avec l'aide, entre autres, du magazine "Nouvelle Vague" et du magasin "Deal Musique" pour rétablir le contact avec les musiciens locaux. Cela a été très dur et très long, car très longtemps les gens ont cru que c'était toujours le studio "IKS", mais que ce dernier avait simplement changé de nom.

Fin 1997, je rencontre Michel Mazza qui était en train d'organiser un festival. Le feeling est bien passé entre nous, et comme je disposais encore de l'ancien matériel d'IKS, j'ai fourni le matériel de scène (NDR : ce que l'on appelle le "backline" dans la profession, c'est-à-dire la batterie, les amplis, etc.) pour le festival "Guitar Attitudes" (St Laurent-du-Var, Décembre 1997), qui accueillait, entre autres, Patrick Rondat, Pascal Mulot, Jean-Marc Jaffet et Ray Gomez.

J'ai aussi fourni le backline à l'occasion du "4ème Festival de Blues" (St Laurent-du-Var). Par l'intermédiaire de ce festival, j'ai commencé à être en relation avec des musiciens professionnels (NDR : Ce festival accueillait Jean-Jacques Milteau, Ike Turner, Bill Deraime et Lucky Peterson). Ils se sont déplacés au studio, ont pu apprécié la qualité des enregistrements effectués, et étaient (et sont toujours) d'accords pour réserver le studio en vue d'un enregistrement futur.

L'année 97-98 a été marquée par l'aspect "relationnel". J'ai fait diverses rencontres dont Alain Courieux (NDR : qui est un des meilleurs ingénieurs du son français) qui m'a donné de très bons conseils. Il a vu les erreurs que je commettais au démarrage de mon activité, et a réussi à me recentrer. Lorsque j'ai des enregistrements délicats à effectuer, il est disponible pour m'aider et répondre à mes questions.

Le mois de Janvier 1998 marque officiellement le démarrage des activités de "NCB Records".Les musiciens qui avaient l'habitude de fréquenter le studio "IKS" se sont aperçus que j'étais peut-être plus compétent, plus discret; et très souvent ouvert pour rendre service au niveau de la musique. En réalité, je veux faire du studio "NCB Records", un lieu de rencontre pour les musiciens, qu'ils soient professionnels ou pas, en dehors du cadre d'une répétition ou d'un enregistrement. Je désire qu'ils puissent échanger leurs idées, leurs musiques… Libres à eux de répéter ou d'enregistrer dans le studio…

Quelles sont les activités de NCB Records ?

Après l'épisode "IKS", j'ai passé une très longue période sans pouvoir enregistrer; jusqu'à ce que j'aie eu l'opportunité de faire rentrer du matériel. Actuellement, à l'exception de l'enregistrement de chanteurs venant avec leur bande play-back, ou de l'enregistrement de petits groupes, je me suis plus ancré sur l'enregistrement "live". Ce qui m'a permis de me familiariser avec le nouveau matériel.

Je commence à reprendre des enregistrements normaux en 48 pistes Pro Tools, qui devrait bientôt débarquer dans le studio… A l'heure actuelle, c'est une situation "bancale" car le studio est sur le point d'être racheté par un groupement financier (voir plus loin).

Je propose aussi la possibilité de répéter. Jusqu'à mon accident, la fréquentation des groupes en répétition augmentait au fil des mois. J'avais réussi à redonner confiance aux musiciens par rapport à ce qu'il s'était passé avec le studio "IKS". Depuis quelques temps, je dois faire face à une vague de contestations concernant des tarifs qu'ils jugent excessifs. Personnellement, je juge ces tarifs normaux du fait que je me suis battu depuis le début pour amener la qualité aux gens qui viennent répéter. J'en ai assez souffert en tant que musicien. J'allais dans des salles de répétitions où la moitié de la batterie était explosée, les amplis ne marchaient pas…

Mes tarifs sont plus chers que la moyenne des salles de répétitions. Mais je préfère amener la qualité. Je vais prendre l'exemple d'un orchestre de variétés de 14 musiciens qui vient régulièrement répéter. Ils sont enfin contents d'avoir trouvé la structure qui correspondait à leurs besoins. Ils ont cherché très longtemps avant de trouver cette qualité, et je n'ai pas de problème de tarifs avec eux.

Ce que je reproche aux salles de répétitions de la Côte, c'est qu'ils ont l'œil sur la montre, il n'y a aucun soutien de la part de la personne qui met la salle à disposition, etc. A la différence des autres, je ne facture pas le temps pris pour faire une balance. Dès qu'il y a une difficulté technique, une personne est présente dans la salle. C'est réellement du service, et non pas de l'abattage. J'estime que cela se monnaye, et je tiens à mettre l'accent sur la qualité et le contact humain…

A l'heure actuelle, proposes-tu des services de mastering, de gravure et de production comme beaucoup de studios sur la Côte ?

Je ne veux pas tout mélanger. Ici, j'enregistre et je rends un master propre. J'ai la possibilité de diriger les clients sur Alain Courieux, qui assure le mastering.

Au niveau de la duplication, je travaille avec une société de Monaco, qui s'appelle "Digital Illusion" qui est des plus gros fournisseurs de cds neufs en Europe, avec des tarifs corrects pour une qualité exceptionnelle. Cette société n'a, en effet, pas de retours de cds. Ils s'occupent de tout : master glass, livret, pochette… Quant à moi, je peux toujours dupliquer cinq cds, mais ce n'est pas mon rôle.

La possibilité de production s'effectuera dans le futur. Si un artiste intéresse le studio de par sa qualité, le studio sera prêt à mettre en œuvre la panoplie qui va manquer à l'artiste pour aller démarcher sur Paris ou à l'étranger.

Choisis-tu l'artiste que tu vas enregistrer ou acceptes-tu tout le monde, et tous les styles ?

Ma formation musicale est un mélange de jazz, de hard rock et de blues. A la base je suis guitariste, et je développe de plus en plus mon côté d'arrangeur qui commence à plaire.

Au tout début du studio, j'avais écarté deux styles de musique : le hip-hop et la techno. Concernant le hip-hop, je suis en train de faire machine arrière, car j'ai eu l'opportunité de rencontrer un groupe de jeunes de Cagnes-sur-mer, "Explicit 06". Ils font du très bon travail, les textes sont corrects. Ils m'ont incité à revenir sur ce que j'avais pré-établi sans connaître ce style de musique.

Par contre il est clair que la musique électronique est le seul style que je ne pense pas faire rentrer un jour dans le studio.

Est-ce réellement une question de goût personnel, ou de matériel spécifique à utiliser pour ce genre de musique ?

Avec ce style de musique, il faut s'adapter à une panoplie de matériel relativement important…J'ai pas mal d'expandeurs, d'autres doivent rentrer, mais…Oui peut-être faire de la masterisation plus tard, je ne sais pas. C'est vrai qu'à priori, c'est strictement personnel.

Mets-tu du matériel à la disposition du public qui vient enregistrer ou répéter ?

Comme je fais beaucoup d'enregistrement live, généralement les trois quarts des pianistes joue sur leur matériel. Et honnêtement, je préfère qu'ils jouent sur leur matériel, parce qu'ils connaissent leurs sons. Cela fait un gain de temps non négligeable pour le groupe qui enregistre. Plus ils passent de temps sur une séance d'enregistrement, et plus ça va leur coûter cher. En ce qui concerne les autres instruments, je mets une batterie et des amplis guitare et basse, à la disposition des groupes.

Maintenant il est vrai que le studio a une autre activité : la création de bande play-backs et de séquences. Dans ce cas-là, les expandeurs servent.


Christian Bick à la guitare accompagné de Prescillia Assohou

Est-ce des gens connus sont venus enregistrer chez toi ?

Au mois de Juin 1998, j'ai eu une proposition d'enregistrement du premier chanteur des "Gipsy Kings". J'ai passé l'été à les enregistrer.

Antonio Reyes, le leader du groupe "Los Reyes" m'a fait une proposition d'enregistrement de trois albums pour le marché asiatique, mais uniquement lorsque le nouveau matériel sera arrivé.

Sinon, je suis toujours en relation avec mon ancienne clientèle et mes anciens contacts, comme Patrick Rondat. Je l'ai contacté au début de l'été pour faire d'éventuelles prises.

En fait, "NCB Records" n'a pas fait d'enregistrements "concrets". On peut écouter des bandes au studio, mais ce n'est pas un produit fini, commercialisé.

Changes-tu souvent de matériel pour le studio ?

Actuellement, j'ai une base, et tout le matériel autour se mettra en place en fonction de la demande. S'il me faut, par exemple, des réverbes spécifiques pour tel ou tel projet, je ferais appel à des fournisseurs en location comme "Arpège"(à St Jeannet), "Nocturnes" (à Carros) ou "SB Musique" (à Nice). Je sais que ce matériel-là est disponible en location, donc je dis que je l'ai. Je ne l'ai pas à demeure dans le studio, car cela ferait un coût supplémentaire relativement important. Mais je suis en relation avec trois gros loueurs, donc si vraiment j'ai besoin de matériel très spécifique, je le loue.

Quelle est la dernière acquisition du studio ?

C'est la console de mixage Yamaha 02R (version 2, full options). C'est une très bonne console qui, indirectement, est en train de me préparer, et ce grâce à sa gestion informatisée, aux futures consoles SSL Axiom MT et 9078.

Quelle est, pour toi, la meilleure invention de ces dix dernières années (dans le milieu de la musique évidemment) ?

Le transport des informations, et la gestion informatique grâce à la norme SMPTE (NDR : abréviation de Society of Motion Picture and Television Engineers. Le code temporel SMPTE est utilisé pour la synchronisation entre divers équipements audio-visuels : magnétoscope, enregistreurs direct-to-disk, ordinateurs, etc.). En ce moment, le monde de l'informatique évolue, donc forcément, la musique évolue aussi. Le numérique c'est bien, mais il faut deux fois plus de matériel pour le rendre écoutable. La grande tendance est de revenir à des sons plus "purs", au niveau des amplis, des écoutes, des enregistrements… On revient à la chaleur de l'analogique tout en travaillant en numérique.

Pour parler justement de l'aspect numérique de la musique, que penses-tu de la station Pro-Tools ?

Pro-Tools (NDR : logiciel audio-numérique par excellence, de la société Digidesign) est un excellent matériel que je ne connais pas encore bien, mais sur lequel j'ai déjà travaillé. Il demande une mise en œuvre importante; c'est pour cela que dans le futur, il me servira certainement beaucoup plus pour la masterisation (avec la 02R) que pour l'enregistrement pur.

Quelle est la place de l'informatique et du sampling dans les studios d'enregistrement ?

Pour moi, je le clame haut et fort, il faut que ça ne reste qu'un outil. C'est-à-dire une aide, pour gagner du temps; mais il ne faut pas qu'on en devienne esclave.

Je suis moi-même compositeur, et je me sers de l'informatique pour concrétiser mes idées d'arrangement. En fait je m'en sers comme un enregistreur multipistes.

Il est vrai que l'informatique permet de corriger beaucoup d'imperfections, et j'avoue l'avoir utilisé une seule fois, avec Pro-Tools. J'ai enregistré un batteur qui a fait une vingtaine de prises pour la même partie. Lors de la dernière prise, il a décalé un coup de caisse claire. Je l'ai entendu, alors que lui non. Je n'ai rien dit, et j'ai recalé "informatiquement" le coup de caisse claire.

Mais en ce qui concerne les voix, mais je me battrais jusqu'au bout pour ne pas utiliser l'informatique pour améliorer quelque chose de mauvais : je ne ferais pas chanter juste une chanteuse qui chante faux, par exemple. C'est peut-être pour cela que je n'ai pas gagné beaucoup d'argent, mais je ne veux pas enregistrer n'importe quoi. Ma devise a toujours été la qualité.

Que penses-tu des home-studios ?

A mes yeux, il y a deux types de home-studios. Le premier englobe les artistes professionnels. Pour gagner du temps, ils commencent à travailler sur les titres de leurs futurs albums chez eux. Ils posent les bases de ce qu'ils doivent enregistrer en studio. Mais ils savent très bien que de façon incontournable, ils seront obligés de repasser en studio; pour enregistrer les parties vocales, pour faire le mixage, le mastering… et surtout pour travailler avec un ingénieur du son.

Je suis beaucoup moins d'accord en ce qui concerne le deuxième type de home-studios, c'est mon combat depuis très longtemps. Il s'agit de la concurrence déloyale qui est en train de se mettre en place. Au niveau régional, maintenant les home-studios poussent comme des champignons et se prétendent studios d'enregistrement. Les trois quarts de ces home-studios sont des associations qui cassent les prix. De plus, ils dirigent le futur artiste vers une approche qui va lui nuire pour sa future carrière. La politique des majors a beaucoup changé, elles n'écoutent que les maquettes très propres, et très proches d'un produit fini. Or 90% des maquettes sortant d'un home-studio partent à la poubelle.

Dans la région, on à affaire à des home-studios sauvages. Ca marche deux mois parce qu'ils fracassent les prix, mais comme la qualité n'est pas au rendez-vous, les gens ne sont pas contents, et ces studios disparaissent. Ces home-studios ont investi dans du matériel car ils pensaient faire fortune, mais ils contraints d'arrêter leurs activités assez rapidement.

Peut-on parler de concurrence. La clientèle habituelle d'un studio d'enregistrement professionnel se tourne t'elle vers les home-studios ?

Oui, et mille fois oui. Etant donné que nous avons des charges conséquentes, il est évident que nous ne pouvons pas nous aligner sur les tarifs proposés actuellement par les home-studios. Sinon on met la clef sous la porte six mois après.

Penses-tu que dans la région, il y a des jeunes talents qui ne sont pas encore reconnus à leur juste valeur ?

Je dis oui, car j'ai eu l'expérience en décembre dernier d'une personne qui est venue démarcher pour monter un spectacle qui a tourné au fiasco total. A la base, ce devait être un spectacle caritatif, dont les fonds auraient été reversés à l'association SOL EN SI. En fait, je me suis aperçu que l'organisatrice n'aurait reversé qu'une infime partie des bénéfices à la lutte contre le sida, et aurais gardé la majorité des fonds pour sa propre association…

J'ai repris l'organisation, par correction pour les artistes qui s'étaient investis pendant des mois. J'ai mis à disposition le studio pour les jeunes talents, avec un professeur de chant. En une semaine, grâce à des relations, on a réussi à trouver une salle, et on a fait cette soirée. L'intégralité des fonds, un peu plus de 9000 francs, a été reversée à l'hôpital Lenval de Nice, qui s'occupe des enfants malades et handicapés.

Suite à cette soirée, j'ai incité tous les artistes à revenir au studio, où ils peuvent bénéficier de soutien, de conseils, de cours de chant. Il y a plusieurs artistes qui mériteraient de faire carrière : le groupe de hip-hop "Explicit 06", le chanteur Thierry Nelson (NDR : qui a été seconde doublure de Bruno Pelletier dans la comédie musicale "Notre Dame de Paris") et la chanteuse Prescillia Assohou (NDR : qui a participé à l'émission "Graines de Stars" sur M6). Pour eux et tous les autres, j'emploie mes talents de compositeur et d'arrangeur en vue de leurs ouvrir d'autres horizons. Dans le cas présent, ils chantent des compositions originales, et non plus simplement des reprises de type karaoké.

Tes projets ?

J'ai un projet basé sur trois points essentiels : l'enregistrement, la production et l'édition (avec, pour les groupes régionaux ou professionnels, la possibilité de contacts avec des majors).

A la fin de l'année 2000, j'ai eu le projet de création d'un studio doté d'une console Solid State Logic (SSL). J'ai été contacté par un groupement financier qui avait eu vent du projet. Ce groupement a décidé de financer ce projet. Je me retrouve donc dans une place de directeur technique, assumant la continuité du relationnel de "NCB Records". C'est en cours de négociation, le projet est énorme. Il est prévu de mettre en place sur la Côte d'Azur, une salle spécialement pour les orchestres symphoniques, pouvant recevoir une chorale plus 120 musiciens, dotée d'une console SSL Axiom MT; ainsi qu'une deuxième salle d'enregistrement dotée d'une console SSL 9078, avec tout ce qui va autour. Le tout aidé par Alain Courieux, Christian Malkurt (NDR : ingénieur acousticien qui a travaillé sur l'acoustique des tous les zéniths français, ainsi que sur celle de la salle Nikaïa à Nice) qui étudie l'acoustique du futur studio; ainsi que la société SSL, qui m'a fait la proposition de monter une école pour initier les futurs ingénieurs du son aux consoles de la marque.

Ce projet énorme se veut international. Il tend à rassembler un magasin de musique, une librairie musicale, des salles de répétitions, et évidemment des studios d'enregistrement destinés aux professionnels venants des quatre coins de la planète. Je ne suis pas en mesure de pouvoir en dire plus pour l'instant…

J'ai un autre projet qui me tient à cœur tout particulièrement. Lorsque la nouvelle structure sera mise en place, je mettrais l'ancien studio à disposition, au moins une fois par semaine, pour faire communiquer les handicapés mentaux grâce à la musique. Ils n'ont pas la faculté de s'exprimer par des mots, à cause de leur handicap, mais les médecins se sont aperçus qu'à travers la musique, ces enfants avaient beaucoup plus de facilités à communiquer avec le monde qui les entoure. Je n'ai pas encore entrepris les démarches, mais je vais m'y employer…

Je pense avoir résumé la vie passée, la vie actuelle et surtout la vie future du studio "NCB Records". Celle-là risque de bousculer pas mal de choses sur la région…

Question subsidiaire : Pour un professionnel de la musique, que penses-tu de l'ouverture d'une salle de grande capacité comme la salle NIKAÏA ?

Quand j'ai appris le projet, j'étais l'homme le plus heureux du monde. Le laxisme de la mairie de Nice concernant les milieux musicaux durant ces trente dernières années a été vraiment abominable. Ca avait commencé à bouger à l'époque de Jacques Médecin, mais depuis, ça a été le stand-by le plus total. On s'est retrouvé avec un Théâtre de Verdure (NDR : salle de moyenne capacité construite sous chapiteau, sur la Promenade des Anglais, à Nice) que l'on a démonté l'année dernière pour sa vétusté. La mairie de Nice s'est retrouvée devant le problème d'une salle pouvant accueillir les artistes internationaux. Les grandes tournées internationale et même françaises vont directement sur Marseille (Le Dôme) ou Toulon (Le Zénith). Les Alpes-Maritimes sont complètement laissées pour compte. On ne peut pas faire changer trente ans de mentalité de tourneurs (NDR : Celui qui organise les tournées des artistes) pour ramener Nice à un niveau hautement professionnel, et de qualité, tel que Nice l'attendait, en pensant qu'en claquant des doigts, on allait voir débarquer les vedettes…

La salle Nikaïa est un très bon projet, maintenant, il faut voir les gens qui vont être à la tête de cette entreprise; savoir comment ils vont la gérer, comment ils vont réussir à faire revenir les artistes.

Concernant le studio, cette salle est un atout primordial. Sur un périmètre de cinq kilomètres, on arrive à regrouper un aéroport international, une salle de grande capacité, et un grand studio d'enregistrement doté de salles de répétitions. Ca peut être un pôle d'attraction pour les artistes internationaux ou nationaux.

Interview réalisée le 25 septembre 2001.

Contact studio :

NCB Records


2, Allée des imprimeurs. Zone Industrielle
06700 St Laurent-du-Var.
Tel : 04.93.31.72.72
Port : 06.16.22.77.61

Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 04.02.2002

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés