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Nice Jazz Festival 2003

Nice Jazz Festival 2003
Mardi 22 Juillet. Arènes de Cimez.

Au travers de cet article, je vais essayer de vous montrer la réalité d'une soirée au Nice Jazz Festival… Ici, c'est assez bien organisé, le public a le choix : soit il bloque devant une des trois scènes et ne bouge plus, soit il se balade et découvre…

19h15. Scène Jardins : Daara J.

"La musique de Daara J, c'est du rap, de la soul, du reggae", comme le revendique le leader. Le groupe est composé de Faada Freddy, N'Dongo D, Lord Alaji Man au chant et Dj Neasso aux machines. L'originalité de cette formation est que les paroles sont français, anglais et wolof (le groupe venant de Dakar…). Visiblement, ils sont contents de passer en ouverture du Nice Jazz. A grands coups de "Put your hands up" (qui me rappelle George Clinton), ils font bouger la (petite) foule des Jardins. Mais la grande surprise est d'entendre, enfin, une voix mélodique dans le rap. Ca fait du bien !


Par contre, un des "problèmes" de la scène des Jardins ce sont les oliviers centenaires qui sont plantés dans l'ensemble du parc. Les couper serait une hérésie. Jamais personne n'y a pensé, d'ailleurs (et celui qui a osé le faire s'en souvient encore !)…Cette année, la production a modifié l'orientation de la scène, pour que le public puisse mieux y voir. Je ne sais pas comment ils se sont débrouillés, mais du coup, on y voit moins bien qu'avant !

19h45. Scène Matisse : Franck Avitabile.

Une dizaine de personnes se sont massées devant la scène Matisse pour écouter le nouveau prodige français. Après un léger retard, Franck (chemise jaune à gros pois rouges, baskets et chewing-gum à la bouche) et son équipe (Rémi Vignolo à la contrebasse et Dré Pallemaerts à la batterie) montent sur scène. Ils sont "refroidis" immédiatement. Les musiciens et le public s'aperçoivent qu'il y a toujours autant de problèmes de sonorisation à Cimiez. Depuis la scène Matisse, le pauvre Franck entend tout ce qu'il se passe sur la scène des Jardins, à quelques dizaines de mètres en contre-bas. Difficile de jouer dans ces conditions ! Quoiqu'il en soit, le trio est là pour jouer, et Franck lance la "danse" avec un premier accord de piano complètement couvert par la sonorisation de l'autre scène… On relativise, on s'approche de la scène, et 10 minutes après, les musiciens et le public font fi de toute cette pollution sonore, et le concert continue comme si de rien n'était.

A la fin du premier morceau, qui a duré plus d'un quart d'heure, Franck prend le micro pour présenter ses musiciens et annoncer le morceau suivant. A trois mètres de la scène, je n'ai rien entendu… Car de la scène Jardins surviennent des cris bestiaux, par intermittence…

20h10. Scène Arènes : Jacky Terrasson.

Je me dirige vers la scène des Arènes, la plus prestigieuse. J'essaye de pénétrer dans l'amphithéâtre, pour entre apercevoir Terrasson. Peine perdue ! Les gens sont déjà massés dans cet amphithéâtre gallo-romain avec femmes, enfants, bière et pique-nique. En clair : ils ne bougeront pas ! Ca en devient même glauque… Je retourne donc à Matisse où la sonorisation est toujours aussi déplorable. Franck enchaîne sur une ballade. Le pauvre ! Le moindre petit son ressemblant à de la musique est aussitôt couvert par les vociférations et autres hululements de Daara J…

20h30. Scène Arènes : Richard Galliano.

Accompagné par un quartet à cordes (2 violons, un alto, un violoncelle), et par un pianiste (Hervé Sellin) et un contrebassiste (Stéphane Logerot), Richard Galliano nous propose un répertoire teinté d'émotion et de nuances, en hommage à Astor Piazzola, son mentor. L'alliance des cordes et du bandonéon fait des merveilles.

Quelques badeaux, en voyant Richard arrivé bardé d'un accordéon, se sont enfuit. Visiblement, ils n'étaient pas au courant que Galliano était accordéoniste, ou bien pensaient-ils qu'il allait interpréter "La java bleue", "le petit vin blanc", ou tout autre standard de l'entre-deux guerres… Après le départ de cette foule d'incultes, seuls restent les connaisseurs. Les mêmes qui ont ovationné Richard après le premier morceau. Le deuxième morceau est beaucoup plus classique, et beaucoup moins jazzy… Je m'éclipse, et court vers la scène des Arènes pour voir Joe Jackson.

20h45. Scène Jardins : Joe Jackson.

J'arrive sur "Steppin' Out", son tube le plus commercial. Il a choisit de débuter son spectacle par ce morceau, seul au piano devant presque 5000 personnes. La chanson se termine par une ovation du public… C'est alors que je découvre le vrai Joe Jackson. Tout de noir vêtu, avec le physique british typique, il enchaîne sur de la pop et de la new-wave (toute ma jeunesse !). Le guitariste, Gary Sanford, a le pied dans le plâtre. Ok, pas de problèmes, il va jouer sur une chaise à roulettes. Il s'amuse, et amuse la galerie. A la fin du deuxième morceau, Joe se lève de son siège pour présenter ses musiciens (Graham Maby à la basse et Dave Houghton à la batterie) et enchaîne sur un morceau pop-rock dont il semble avoir le secret. Moi qui m'attendais à une atmosphère jazzy, je suis ravi ! Le sieur Jackson bouge dans tous les sens, se lève, se rassoit le temps d'un solo de piano, se relève, se la jouant rockstar glam-rock, tel un David Bowie ou un Richard Ashcroft.

Dommage que le son ne soit pas top ! Et on en arrive au principal problème du Nice Jazz Festival : la sonorisation. Il y a, en fait, un double problème : le premier est que la sono de la scène des Jardins est beaucoup trop forte, et empiète sur la sonorisation de la scène Matisse, comme je l'ai dit tout à l'heure… Le deuxième, beaucoup plus grave, est que le sonorisateur de la scène Jardins est un pur incompétent ! Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Joe Jackson en personne. Il fait arrêter ses musiciens sur l'intro du quatrième morceau, et lance à la foule (en français dans le texte) : "C'est presque impossible de continuer comme ça. Il y a un espèce de whou-whou (NDR : imitation de larsen basse…) sur la scène. C'est pareil pour vous ?"… Et la foule de répondre un grand "oui". Et Joe Jackson de rajouter un cinglant :"Sorry, we try to play music here…". Viviane Sicnasi, productrice du festival, qui était en train d'admirer le spectacle en bas de scène, a apprécié.

Du coup, les sonorisateurs retours et façade ont dû affiner leurs réglages. Résultat ? Il n'y a plus de fréquences basses du tout ! Il y en a qui ont dû laisser leur paire d'oreilles à la maison. A moins que ce ne soit du sabotage (et oui, certains sonorisateurs sont rancuniers… Mais ce ne sont pas les meilleurs !)… Le son est devenu tellement pourri que la moitié du public s'enfuit. Bel exploit !

21h30. Scène Matisse : Paolo Fresu

Quelle bizarre formation ! Certes les instruments sont conventionnels, mais pas les musiciens.

Paolo, en position fœtale, pieds nus sur son siège, cherche l'inspiration en se baissant jusqu'au sol équipé de son bugle, et en se tortillant dans tous les sens. Sa musique mêlant nuances et agressivité, est très agréable à écouter… Mais quelle idée de faire le clown sur sa chaise… Enfin.

D'autant plus que ce soir, Paolo Fresu est accompagné par N'Guyen Le à la guitare. Ce dernier se lève, s'assoit, joue, ne joue pas, suivant les moments… Par contre, quand il part en solo… Whaou ! Celui qui est doublement programmé dans ce festival, le premier soir (avec Paolo) et le dernier soir (en tête d'affiche dans un hommage à Jimmy Hendrix) se lâche tellement qu'il parvient presque à voler la vedette à Paolo. Inutile de vous dire que le manche en prend pour son grade. Du pur bonheur !

Je me place à droite de la scène, à côté du village "presse", pour mieux apprécier le spectacle, quand je vois débarquer, à côté de moi, Dianne Reeves. Arrivée du village "artistes", à deux pas de là, visiblement étonnée par une telle musique, elle vient juger sur pièce…

22h15. Scène Arènes : Dianne Reeves.

Et bien justement, dirigeons-nous vers les Arènes pour juger la diva… sur pièce. J'ose la surnommer "diva" car elle a une prestance et un charisme rare, oscillant entre la grâce d'une Ella et le feeling d'une Dee Dee...

Accompagnée par un trio jazzy classique (batterie, piano, contrebasse), elle entre gracieusement sur scène sous l'ovation du public. Et là ! Dès la première note, je comprends pourquoi son nom revient si souvent dans la bouche des amateurs de jazz. Elle swingue divinement bien, mais… Car il y a un mais. Alors que la sonorisation de la scène Jardins crache tout ce qu'elle peut, la sonorisation de la scène des Arènes est trop intimiste… D'où je suis, j'ai beaucoup de mal à entendre les nuances de la voix. Et comme je ne peux pas m'approcher, je préfère abandonner…

22h35. Scène Jardins : Rita Mitsouko.

Dernier concert programmé ce soir : les Rita Mitsouko. Comme vous pouvez le remarquer, dans le Nice Jazz Festival, on ne rencontre pas uniquement des artistes estampillés "jazz"… Personnellement, je préfère ce type de programmation "mélange, découvert, fusion" à une programmation jazz ch***…

Devant la scène, les fans purs et durs sont déjà présents, hurlant le prénom de la star : "Catherine !". La leader des Rita (NDR : Je précise, à ceux qui l'ignorent encore, que Rita Mitsouko n'est pas le nom de la chanteuse, mais du groupe. Car c'est un groupe : Catherine Ringer au chant et Fred Chichin à la guitare) débarque sur scène en… sifflant. Vêtue d'une veste orangée aux larges rayures noires, elle débute le spectacle.

Car les Rita sur scène, c'est un vrai spectacle. Catherine fait vivre les morceaux grâce à sa gestuelle, ou ses changements de voix… Elle a une présence fabuleuse, par contre, je pensais qu'elle communiquerait beaucoup plus avec le public. Hormis le traditionnel "ça va ?", quasiment rien…

Fred, quant à lui, tire toujours autant la gueule… Euh, excusez-moi, il est toujours aussi concentré. Le duo electro-varieto-folko-disco est entouré de quatre musiciens : Noël Assolo (basse), Franck Mantegari (batterie), Iso Diop (guitare… Fred se réservant les parties de guitare les plus simples à jouer) et le fidèle Fred Montabord aux claviers, qui ce soir, joue avec ses claviers penchés. Bon, après les musiciens, la musique :

Depuis "La femme trombone", leur dernier opus en date, sortit l'année dernière, le son est devenu (beaucoup) plus electro. Ca fait du bien. Comme il est de tradition, le public est ultra réceptif aux singles : "Les histoires d'A", "Singing in the shower", "Le petit train", "On n'a pas que d'l'amour"… Par contre, pas l'ombre de Marcia. Le répertoire est axé sur le dernier album, et le groupe n'a pas voulu interpréter le méga-tube qui les a fait connaître :"Marcia Baila"…

Par contre, seule ombre au tableau, les cris de Catherine sont franchement difficilement supportables. Ok, elle vit le morceau, mais le bruit me rappelle un peu un cochon qu'on égorge. Lorsqu'elle se contente de chanter aiguë, ça va, mais lorsqu'elle commence à crier… Bref, ça m'a tellement gêné que j'ai dû m'éloigner de la scène, et me réfugier au fond du jardin…

Après le premier rappel, le groupe remonte sur scène le temps d'une dernière chanson. C'est alors que les 5000 personnes présentes commencent à de trémousser sur "Andy". Ca bouge partout autour de moi, même dans les escaliers. Certains s'essayent même au chant ("Chou, Andy, dis-moi oui, Andy"…), sans succès… Après une furieuse version (12 minutes) de ce standard, avec un passage P-Funk à la fin, en hommage à George Clinton, et un passage electro-dub, le groupe quitte la scène. La soirée s'achève… Enfin, pas exactement…

0h35. Rita Mitsouko : la suite…

Le régisseur général du groupe (qui gueule comme un cochon qu'on égorge, lui aussi, car on lui a cassé sa belle remorque) a gracieusement accepté que les journalistes rencontrent les Rita dans leur loge, après le show. Catherine nous accueille avec un chaleureux "bonjour messieurs", et nous pénétreront dans la loge, où nous attend Fred. Le duo est très détendu, très sympa, mais lorsqu'on interroge Catherine sur le concert de ce soir, elle ne peut s'empêcher de fustiger le son : "c'était très dur, ce soir. La diffusion du son est très importante, et il faudrait que la production du festival soit moins "rappia" sur le son. Il faudrait investir un peu. Même Joe Jackson l'a dit, en plein concert, lui". C'est clair pour tout le monde, ou je le redis encore une fois : le principal problème du Nice Jazz Festival est la sonorisation.

Ce fut malheureusement la seule question réellement intéressante de cette conférence de presse improvisée, car lorsque deux journalistes (français), bourrés comme des coins, ont commencé a poser des questions existentielles du style : "est-ce que vous êtes connus à Paris ? Est-ce vos disques passent à Paris ?", la belle Catherine s'est retenue de ne pas lui sauter dessus, tout comme la moitié des journalistes présents d'ailleurs. Devant tant d'intelligence, l'attachée de presse a préféré arrêter le massacre…

En définitive, plus de 7000 personnes étaient réunies ce soir-là. Pour ma part, j'ai découvert Joe Jackson, et j'ai enfin pu voir l'impact des Rita Mitsouko sur scène. A suivre…

 
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Semaine du Lundi 28.07.2003

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