ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

Nickelback : The long road

Nickelback : The long road
(Roadrunner)

Ceux qui espéraient pouvoir se jeter sur Nickelback pour lui faire la peau après le succès intersidéral de "How you remind me" (ne me dites pas que vous n’avez pas entendu ce refrain imparable au moins cent fois) n’ont plus qu’à retourner à la niche. Le groupe n’est pas tombé dans la fadasserie FM et ne fera pas de concurrence à Bon Jovi.

Grosses guitares saturées en avant, toute ! Nickelback fait du rock, du gros, du dur, du bien hard même par moments. Une espèce de mélange entre le Metallica de "Load", Soundgarden, Aerosmith et Guns’n’Roses. Les accalmies ne sont que passagères. Et la voix de Chad Kroeger, bien qu’assez monocorde, rappelle à la fois James Hetfield et Chris Cornell. Genre gentil mauvais garçon.

"Flat on the floor", le premier morceau, ferait presque figure de manifeste anti-tube, comme pour affirmer que Nickelback ne sera pas le groupe d’un hit. Deux minutes chrono, mordantes, rentre-dedans, avec tout de même le grain mélodique typique au groupe. Autant dire qu’en attaquant comme une escouade de desperados tombant sur un restaurant à la sortie du désert, le quatuor laisse espérer une piqûre d’adrénaline en intraveineuse.


Pas tout à fait. Car "Flat on the floor" est peut-être le meilleur morceau de l’album. Dès "Do this anymore", l’aspect mélodique reprend du poil de la bête, notamment grâce au chant, convaincant et engagé. On est aussi frappé par le gros son de l’ensemble. Clair (très), puissant (hyper), rugueux (assez): bien adapté au genre, en somme, et sans doute beaucoup plus léché et travaillé qu’il n’y paraît. L’impression de colère qui se dégage de l’ensemble ne se dément pas.

Il faut dire que les paroles ne versent pas non plus dans le sirupeux. Quand Nickelback parle d’amour, c’est ici plutôt pour en interroger les incompréhensions mutuelles. "Someday", malgré un chouette refrain, n’est pas fait pour mettre les midinettes dans sa poche.

Ce que confirme "Believe it or not", comme si Nickelback cherchait à salir son aspect mélodique, en l’exposant clairement puis en le roulant dans la boue. D’où une alternance entre des guitares lourdes, quasi syncopées, et des passages plus calmes.

"Feelin’ way too damn good", avec un titre optimiste, un côté plus «rock roots» et une ambiance qui s’annonce cool, vous caresse juste le temps qu’il faut dans le sens du poil pour endormir la méfiance et vous assommer sur le refrain, grave sans être rapide. D’ailleurs, Nickelback hausse souvent le ton mais très rarement le tempo.

Entre-deux

Nous voilà déjà au milieu de cet album, qui passe bien dès la première écoute, à l’énergie, et repasse tout aussi bien ensuite. Pas mieux non plus. Très agressif pour un public rock mainstream mais pas speed au point de convertir les métalleux, "The long road" souffre en fait de ne jamais se laisser aller à verser carrément d’un côté ou de l’autre, restant dans un entre-deux qui lui donne une texture un peu linéaire.

Les démarquages sont minimes, bien que parfaitement réglés. "Because of you" introduit ainsi un rythme presque indus. Son successeur "Figured you out" affirme également cette modernité. Il n’y a rien de vraiment rap ni d’électro dans ce morceau, mais il fait penser à ces genres sans avoir l’air d’y toucher.

Le huitième titre, "Should’ve listened", est le plus calme mais aussi le plus creux. En revanche, "Throw yourself away" aborde un sujet grave que l’on attendait pas là, débutant sur ces vers: «Baby’s born on a bathroom floor / Her mother prays it’ll never cry» (Bébé est né sur le sol d’une salle de bain / Sa mère prie pour qu’il ne pleure jamais). Gloups… On se demande ensuite comment prendre l’ironie de "See you at the show", sur la starification, cette thématique renvoyant indirectement à l’attitude adoptée avec le premier titre.

Sans être excellent, "The long road" reste un album bien foutu, qui a du cœur à l’ouvrage. Et s’il lui manque un brin de folie, il s’avère assez spontanée pour laisser loin derrière des wagons de fadaises sans lendemain, dont Nickelback n’a visiblement rien à secouer.

Site officiel : www.nickelback.com

 
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 29.12.2003

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés