ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

OMAR SOSA octet

OMAR SOSA octet
Concert donné à la MJC de Cannes (06), le 16 novembre 2002.

La prestation que nous a offert ce samedi 16 novembre l’octet de Omar SOSA à la MJC de Cannes fût à l’image de son charismatique leader : tout simplement exceptionnelle.

Ce pianiste d’origine cubaine, citoyen du monde, vit la musique comme un partage. Il n’est donc pas étonnant de retrouver au sein de son octet : un bassiste africain, une chanteuse cubano-maghrébine, des percussionnistes latins, cubains et africains, ainsi qu’un saxophoniste et un rappeur américains.

Ce mélange des genres étonnamment abouti pour une formation en apparence si hétérogène procure à sa musique une sensation de liberté, de tolérance, de plaisir d’être ensemble que je n’avais jusque-là jamais retrouvé ailleurs.


Les seules étiquettes de latin-jazz, world-music ou ethno-jazz ne sauraient définir avec justesse le genre universel de notre shaman cosmopolite. Son art peut être apprécié sans le moindre effort par absolument tout le monde puisque son moteur carbure au plaisir, à l’énergie, sorte de spontanéité festive et communicative.

Je l’admets, il est difficile d’imaginer ce que peuvent donner des incantations cubaines et marocaines, du rap souple et un sax "west-coast jazz" sur un fond rythmique afro-cubain additionné d’une basse africaine, et le tout chapeauté par un piano qui rassemble tous les genres ! Le mieux serait donc de courir chez votre disquaire préféré et d’acheter les yeux fermés un album d’Omar SOSA, « Sentir » par exemple puisque c’est son bijou le plus récent.

Ce soir là, tout commença assez étrangement, lorsqu’une femme drapée de blanc emprunta l’allée centrale pour accéder à la scène et entonner un chant a capella d’une rare pureté. Tout le monde retînt son souffle, excepté le saxophoniste qui pénétra dans l’arène de la même manière que sa comparse ; les huit musiciens suivront ce chemin un par un, présentant dans un premier temps leur instrument de manière individuelle avant de les mêler dans un rythme effréné.

C’est alors qu’apparue le maître, long bonhomme efflanqué en sandales et djellaba blanches, une bougie à la main. Sa barbichette, son chapeau accordéon et ce sourire qui ne le quittera pas de toute la soirée lui donnaient un faux air de prophète, sorte de fantôme de Monk.

D’ailleurs, ce mysticisme affiché constitue une part importante de la musique d’Omar Sosa ; son concert ressemble à une grande messe de joie, une véritable communion.

Le premier contact qu’il eût avec son piano fut assez percutant puisqu’il frappa directement les cordes avec des balais de batterie, technique originale qu’il utilisera à plusieurs reprises.

Il faut dire que ce percussionniste de formation (c’est un instrumentiste et professeur de percus très réputé à Cuba) joue du piano depuis peu, et avoue même aborder l’instrument comme « une batterie avec 88 touches » !

Nous pourrons nous en rendre compte par la suite, ayant parfois l’impression que le clavier donne le rythme alors que les trois percus soutiennent la mélodie ; tout se mélange, se confond, s’unifie dans un sentiment d’osmose que seule l’ivresse de la danse saurait troubler. Car le rythme génère le mouvement, et, à l’image d’Omar Sosa, personne ne pourra s’empêcher de frapper des mains, taper des pieds, balancer son corps. Ce dernier fit le spectacle à lui tout seul : il rie, crie, se lève, bat la mesure, joue d’une seule main et danse en même temps, chambre ses musiciens, leur tape dans les mains pour les féliciter entre chaque chanson. Comme quoi il est possible, contrairement à ce que pense la majorité des gens, de faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux !

En général, le groupe choisissait une phrase simple de départ, lui additionnait des couches musicales successives jusqu’à atteindre les frontières de la rupture ; là, l’expérimentation s’arrêtait et recommençait en un nouveau cycle.

Chaque musicien impose un style singulier, créatif et émotif. Ils sont proches du public, leur complicité contagieuse se propageant facilement du fait de l’exiguïté de cette salle chaleureuse. Tous s’expriment pleinement, Omar Sosa ne donnant que l’impulsion originelle.

Ainsi, l’octet peut se permettre de varier les genres et d’alterner des thèmes énergiques avec d’autres beaucoup plus doux. On retiendra particulièrement celui où le pianiste tapa et pinça les cordes de son piano sur le rythme du Boléro, avant d’agrémenter cette intro envoûtante du souffle de sa voix.

Au fil du concert, il nous semble reconnaître du Jarreth, puis du Monk ou du Gonzalez quand ce n’est pas du Coréa ; Omar Sosa se nourrit de la musique des autres, l’intègre pour la faire sienne et la sublimer. C’est à se demander comment il fait pour être aussi moderne en puisant autant dans les racines de la musique. Ce mélange d’ambiances procure au concert une véritable atmosphère qui nous transporte d’un continent à l’autre au gré des chansons et du bon vouloir de notre guide d’un soir. Cet homme rayonne de vie, il suffit qu’il touche son instrument pour que tout resplendisse et qu’il nous illumine de son art.

Le public est conquis, il bouge, claque des doigts et participe de manière prodigieuse à cette grande fête. Hypnotisés, nous voulons faire partie de leur monde.

La standing ovation n’aura donc rien d’exceptionnel puisque tout le monde était déjà debout ! Cependant, elle permit à Puntilla Yunior de prouver si besoin en était que les maracas étaient des instruments à part entière : son duo avec Omar Sosa jouant directement sur les cordes avec des mailloches fut irréel, indescriptible.

Je suis sûr qu’il y avait un truc…

Le second rappel, triomphal, provoqua l’ultime retour de nos huit nouveaux amis intimes ; ils nous proposèrent un Toridanzon magistral en guise d’apothéose.

Ils sortirent alors par la grande porte, sous les clameurs d’une foule exaltée.

J’aurais également aimé approfondir avec vous certains points comme la qualité des morceaux interprétés, leurs structures, le talent individuel des musiciens, le concept de "poetry rap", etc., mais j’ai peur que ces considérations techniques précises vous fassent occulter le plus important, c’est à dire ce qu’il se dégage de la musique d’Omar Sosa : unité, joie et partage.

Ou peut-être n’est-ce qu’une technique vicieuse d’un passionné qui vous pousse à découvrir par vous-mêmes cet artiste incontournable…

Site officiel : www.melodia.com/omar

Omar Sosa octet :

Omar Sosa piano


Martha Galarraga chant
Eric Crystal saxophone
Julio Tomas Matchanguela basse


Gustavo Ovalles percussions
Puntilla Yunior percussions
Javier Campos percussions

Sub-Z poetry rap
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 09.12.2002

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés