ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

Les spectacles musicaux français

Les spectacles musicaux français.

Il est venu le temps des … musicals. En effet depuis maintenant cinq ans, chaque année nous propose de nouveaux spectacles musicaux français. Alors qu’auparavant, ils semblaient relégués aux rang des souvenirs de grands classiques (Starmania, Les Misérables,…), ils occupent aujourd’hui une place importante dans la chanson française.

Je parle bien de « spectacles musicaux » car les mises en scène et les arrangements français ne sont pas comparables aux grandes « comédies musicales » qu’affiche Broadway depuis des années. Quoiqu'il en soit, ce genre de spectacles musicaux risque d’avoir encore de nombreuses années devant lui. Avant de découvrir les dernières productions, revenons sur ces cinq dernières années.

Août 1998 : Luc Plamondon et Richard Cocciante assistent aux répétitions de leur nouveau spectacle au Palais des Congrès. Sur scène, des chanteurs encore inconnus du public se préparent devant une salle de 4000 sièges encore vides mais pour quelques jours seulement. Au même moment à la radio, un certain trio masculin interprète une chanson qui deviendra un véritable tube. Quelques semaines plus tard le spectacle se joue à guichets fermés et fait la une de tous les journaux. Notre-Dame de Paris devient un véritable événement musical. Pari réussi pour les producteurs qui à l’époque ne pouvaient imaginer un tel résultat et un tel succès populaire.


C’est pendant plus de deux ans et demi que le spectacle se produira dans le "monde francophone" : à Paris d’abord puis en province, en Belgique, en Suisse et au Canada. Le phénomène est loin de s’arrêter, même après le départ de tous les membres de la troupe initiale. De nouveaux interprètes portent magnifiquement le flambeau jusqu’en Mars 2001.

Le succès est tel qu’en 2000, le spectacle s’exporte en langue anglaise. De nouvelles troupes se produisent à Londres et à Las Vegas. Esméralda commence ses voyages à travers le monde entier.

Et après… ? Il est clair que la brèche est maintenant ouverte : le succès est quasi assuré et le public attend de nouveaux spectacles. Alors pour septembre 2000, les producteurs sont prêts à tout miser sur les spectacles musicaux. Deux spectacles connaîtront cette année le succès : Les Dix Commandements et Roméo et Juliette. La recette est la même car on s’inspire, sans s’en cacher, du phénomène « Notre-Dame ». Mais les moyens sont plus importants, le résultat se voit sur scène avec des décors et des costumes beaucoup plus élaborés.

Pascal Obispo et Elie Chouraqui vont ainsi mettre en musique « la plus belle histoire de tous les temps » : celle de Moïse. Le Palais des Sports ne désemplit pas et le spectacle se produira encore à Paris et en province jusqu’en 2002 avec un passage d’une semaine à Bercy. Le succès n’est pas contestable.

En même temps sur la scène du Palais des Congrès c’est Gérard Presgurvic qui présente son adaptation d’un grand classique : l’histoire d’un amour impossible entre deux amants issus de deux familles que tout oppose : Roméo et Juliette. Le spectacle se produit même pendant un temps avec deux troupes en parallèle : une en France l’autre au Canada. L’adaptation anglaise revient régulièrement dans les bruits de couloirs…

Mais d’autres spectacles ne recevront pas la reconnaissance attendue. Les 1001 vies d’Ali Baba ne feront pas parler d’elles très longtemps malgré l’enthousiasme de Jean-Claude Camus. Il est vrai que la couverture médiatique de ce spectacle est restée moins importante… La même année, un spectacle passera même quasiment inaperçu : Da Vinci.

On attend alors de nouvelles productions pour la rentrée 2001. Mais c’est Notre-Dame de Paris qui revient à l’affiche dans une mise en scène plus intime au Théâtre Mogador. Encore une fois, c’est un succès. Pendant quatre mois l’ombre de Quasimodo hantera encore les couloirs du temple du spectacle musical. Cette nouvelle troupe partira ensuite en tournée jusqu’à début 2003 en France, Belgique, Suisse et même jusqu’en Chine. Parallèlement, le spectacle se monte à Rome et à Moscou.

D’autres productions ne laisseront pas de grands souvenirs lors de cette saison : Tristant et Yseult ou Y’a-t-il un magicien dans la salle (qui avait l’audace de mélanger spectacle musical et spectacle de magie). Début 2002, c’est François Valery qui squatte les planches du Théâtre Mogador avec L’ombre d’un géant (l’histoire d’un chanteur porté disparu qui refait surface dans un piano-bar où se jouent toutes les magouilles du show-business). Le succès reste très mitigé mais un retour était annoncé quelques mois plus tard. On attend toujours…

C’est en septembre 2002 que de nouveaux grands spectacles feront parler d’eux. Ils annoncent même un sacré duel. D’un côté Luc Plamondon et son nouveau projet aux côtés de Romano Musumarra : Cindy, adaptation moderne du compte mondialement connu de Cendrillon. Et de l’autre côté, Richard Cocciante et Elisabeth Anaïs pour une adaptation très fidèle et respectueuse de l’œuvre de Saint Exupery : Le Petit Prince.

Cindy ne trouvera pas son public (la salle du Palais des Congrès est à moitié vide après une semaine de représentation). L’adaptation était peut-être un peu trop moderne et pas encore véritablement achevée. Pas de tournée pour l’instant, même si un retour est annoncé. Peut-être avec une version plus mûrie…

C’est le Casino de Paris qui accueille Le Petit Prince. La salle d’une capacité inférieure semble parfaite pour ce spectacle qui se transforme vite en rêve d’une durée de deux heures. On peut parler d’un véritable succès malgré une couverture médiatique plus discrète. Après des prolongations, un retour est prévu à Paris pour 2004.

Philippe Chatel proposait au théâtre Mogador le retour de son conte musical : Emilie Jolie. La nouvelle mise en scène a encore attiré de nombreux spectateurs.

Depuis ces cinq dernières années la recette ne s’est donc jamais usée. Un premier single sort et permet de présenter le spectacle au public. D’autres extraits suivront pour promouvoir un peu plus ou vendre si le succès pointe déjà. C’est ensuite l’album qui arrive alors dans les bacs avec… un bulletin de réservation pour le spectacle ! Les ventes se font donc sur un album qui présente quelques chansons bien avant que le spectacle ne soit prêt… Un matraquage médiatique quelques mois avant et pendant le spectacle se met en place pour assurer les ventes. Puis, quelques mois après le début des représentations, on trouvera une version live et une vidéo du spectacle. Le résultat diffère parfois : succès incontestable ou arrêt anticipé !

Certains reprocheront sûrement un côté trop commercial à cet élan artistique. Et ils ont sans doute raison ! Mais le monde de la musique n’est il pas devenu tout entier commercial ? Alors pourquoi ne pas simplement aller chercher ce qui est bon dans chaque spectacle ? Ce qui peut parfois être une mise en scène, des décors, un artiste en particulier ou dans le meilleur des cas l’ensemble su spectacle.

Cette année, trois grands spectacles sont annoncés : Autant en emporte le vent (qui signe le retour de Gérard Presgurvic), les Demoiselles de Rochefort (nouvelle adaptation de Michel Legrand) et Tintin et le temple su soleil (qui débarque en France après son succès en Belgique). Nous saurons dans quelques mois le résultat de ces nouvelles productions.

Mais on peut déjà affirmer sans grande peur de se tromper que le spectacle musical français à encore de belles heures devant lui. On parle déjà de Gladiateur, de Belles belles belles

 
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 08.09.2003

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés