ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

Pablo Villafranca

Pablo Villafranca

Vous connaissez cet homme...

Le samedi 16 Mars 2002, le public niçois était venu applaudir Isabelle Boulay, en concert à la salle Nikaïa. Mais parmi ces 4000 personnes, très peu étaient au courant qu'en première partie, ils allaient pouvoir découvrir Pablo Villafranca. Après son rôle dans Les Dix Commandements, Pablo a sorti, en Novembre 2001, son premier album solo : "Juste pour quelqu'un" (Epic / Sony). Il est 20h30, Pablo entre sur scène accompagné de 3 musiciens, et interprète cinq chansons (parmi lesquelles, "la peine maximum", bien évidemment...). Le public est alors subjugué par le talent de Pablo. Capable d'allier puissance et émotion, on se prend alors à regretter qu'il n'ait eu qu'un petit rôle dans la comédie musicale de Pascal Obispo... Une fois sorti de scène, je le retrouve dans sa loge. Pablo lâche alors sa guitare, et l'interview commence. Attention, ça sent l'exclu, c'est parti !!!!!!

- Bonsoir Pablo.


Pablo Villafranca - Bonsoir

- Comment définirais-tu ta personnalité ?

Pablo Villafranca - Je suis quelqu'un probablement d'assez impulsif. Il paraît que je peux avoir assez mauvais caractère. Pourtant je suis très gentil comme garçon ... Comme fille beaucoup moins (rires), mais comme garçon je suis très gentil.

- Sur ton site internet (http://www.pablovillafranca.com), Lionel Florence te décris comme "un bloc dont on sent toute la fragilité, la fêlure". Es-tu d'accord avec cette description ?

Pablo Villafranca - C'est Lionel Florence et Marijo Zarb qui ont un dialogue entre eux. C'est leur vision du truc, j'ai un peu de mal... C'est plutôt un texte flatteur qu'ils ont fait sur ma poire. En fait je les laisse plus juges que moi-même. Ils me connaissent. C'est leur vision. Si ça correspond, tant mieux, je sais pas...

- C'est étonnant de retrouver, sur un site, les collaborateurs (auteurs, compositeurs) d'un artiste qui parlent de lui. Normalement, il y a toujours un petit mot de l'artiste lui-même. J'ai vu que tu en avais mis un petit ...

Pablo Villafranca - Oui, il va d'ailleurs falloir que j'en rajoute. Que je m'attelle à mon petit ordinateur pour essayer de faire un résumé du temps qui est passé jusqu'à présent, dans cette tournée.

- Il y a quelques années, tu as fait partie de la compagnie Roger Louret ("Les années twist", "les années zazou"). Est-ce un bon moyen de maîtriser le chant et la danse ?

Pablo Villafranca - La danse ? Ce n'est pas ce qui me caractérise le mieux.   

- La façon de bouger sur scène, les chorégraphies ...

Pablo Villafranca - Toutes les expériences qui se déroulent sur scène te servent forcément, au bout d'un moment. Faire partie de cette compagnie m'a aidé à être plus à l'aise sur scène, mais quelquefois, malgré toute l'expérience que tu peux avoir, ça ne t'empêche pas de te retrouver un peu fébrile, sur scène. Mais tout sert, en règle générale, autant l'expérience de la vie que celle de le scène.

- Peux-tu nous parler de tes expériences théâtrales ?

Pablo Villafranca - J'ai participé à quelques pièces, mais dans des événements spécifiques, en fait. J'ai des petites expériences, mais je n'ai pas une véritable carrière d'acteur. (le régisseur lui apporte un café...). Il vaut mieux ne pas trop s'étaler sur l'expérience théâtrale, parce qu'elle n'est pas trop représentative de ce que j'ai pu faire. En revanche, le côté théâtral et musical mélanges, j'ai un peu plus vécu, ouais...

- Justement, pour parler des Dix Commandements, comment as-tu rencontrer Pascal Obispo, et comment t'es-tu retrouvé dans le casting de cette comédie musicale ?

Pablo Villafranca - Je l'ai rencontré il y a très longtemps, probablement dans une soirée quelconque. On s'est revu, parce que dans ce métier on a tendance à se croiser. On s'est donc revu plusieurs fois, on a sympathisé, puis on s'est perdu de vue longuement. Anne Warin qui, dans le spectacle, joue la mère naturelle de Moïse, Yokebed, lui a parlé de moi. Il s'est souvenu de ce à quoi je ressemblais physiquement; et par rapport à l'idée qu'il avais du personnage, il s'est dit "ah ben ouais", et il m'a appelé personnellement pour que je vienne passer l'audition. Ce que j'ai fait. A la fin de l'audition, il m'a dit "bienvenue au club".

- As-tu une force de caractère identique à celle de Josué, le personnage que tu incarnes ?

Pablo Villafranca - Ecoute, euh, j'en sais rien... Comme j'ai très très mal connu Josué, comme tout le monde (rires). Finalement l'image que je donne de lui, c'est pas autre chose que comment je m'imagine réagir si ça avait à moi de vivre le situation que je fais sur scène. Je suis plus Pablo Villafranca, sur scène, que Josué, parce que qui le connaît le bonhomme ? Ca n'est jamais qu'un interprétation personnelle en fait.

- Justement, comment Elie Chouraqui t'a présenté le personnage pour t'aider à mieux rentrer dans le rôle ?

Pablo Villafranca - Ca s'est fait assez naturellement. On savait de quoi il en retournait approximativement, et puis je pense que dans ce spectacle, le casting a plutôt été bien fait. Quand tu vois Ahmed Mouici dans le rôle de Ramsès, sans déconner tu te poses pas la question de savoir si Ramsès ressemblait à ça ou pas. Tu te dis : bon c'est Ramsès, d'accord. Daniel Levy dans le rôle de Moïse, ça le fait. On ne sait pas à quoi ressemblait Moïse, sauf qu'il devait probablement avoir un bec de lièvre, et qu'il avait du mal à s'exprimer, et que son frère était son porte-parole, etc. Mais bon, les rôles sont assez bien attribués, donc après, tu fais avec ce que tu es. Ca s'est fait assez naturellement, et puis c'est un gros spectacle, les Dix Commandements. Il y avait énormément de travail à faire, donc tout ce que chacun apportait était le bienvenue. On n'a pas passé un temps infini à travailler sur mon personnage.

- Que retiens-tu cette aventure ?

Pablo Villafranca - Je retiens qu'un projet ambitieux est arrivé à son objectif. C'est une aventure formidable, remplie de gens extrêmement riches de l'intérieur. C'est un merveilleux souvenir, une merveille aventure, avec des gens plein de talent. Parce qu'il n'y a pas que les gens qui chantent dans ce spectacle-là. On a un comédien, Jocelin, et puis on a une tripotée de danseurs qui ont plus de talent les uns que les autres, et on a aussi les chanteurs remplaçants, qui font partie du spectacle, malgré tout. Ils sont inclus dans la mise en scène. C'est un ramassis de talents absolument incroyable. Du côté de la technique aussi, on s'est retrouvé avec une équipe formidable et efficace. Ca a l'air un petit peu bateau ce que je te raconte là, mais en réalité, c'est ça le formidable de cette aventure là; c'est qu'il y avait une cohésion générale que je n'avais jamais vu à ce point. Pourtant j'ai vécu des belles aventures, mais à ce point, ça relève du domaine de l'extraordinaire.

- Alors, on va passer à ton dernier album. Comment décrirais-tu l'atmosphère de cet album ?

Pablo Villafranca - C'est plus mon premier album que mon dernier, j'espère.

- Oui, c'est le dernier en date ...

Pablo Villafranca - C'est mon premier album perso. Il y a des ballades, et puis il y a des morceaux un petit peu plus "rentre dedans". Il y a des ambiances un peu différentes. Je le qualifierais de "carte de visite".

- Je te parles de l'atmosphère de l'album, car j'ai lu sur ta bio que tu as commencé la musique par du rock, et même du heavy-metal, et j'ai vu sur ton site que tu revendiques des influences plutôt jazzy (Bill Withers, Gino Vanelli, Donald Fagen, Henri Salvador ou Lenny Kravitz pour les hommes ; Diane Tell, Juliette ou Billie Holiday pour les femmes). Est-ce qu'on retrouve ce mélange dans ton album ?

Pablo Villafranca - Je pense que le vecteur principal de cet album, c'est moi et ma façon de chanter, dans laquelle sont représentées toutes les influences que j'ai pu avoir. Je fais le lien, et ça tombe bien, c'est mon album !

- As-tu participé à l'écriture des chansons (textes ou musique) ?

Pablo Villafranca - Non, pour des raisons assez simples, finalement. Je suis quelqu'un de manifestement extrêmement lent, puisque mon premier album arrive à 36 ans.

- On va dire que tu étais un peu occupé ces derniers mois...

Pablo Villafranca - J'étais considérablement occupé, ce qui ne m'empêchais pas de travailler parallèlement sur des morceaux qu'on me proposait. Il y a des gens dont c'est le métier, qui font ça. Ils ont été capables de me fournir des morceaux qui m'intéressaient. Et voilà... Mais je ne suis pas à l'abri d'écrire des textes, j'espère bien y arriver un jour. Il faut juste que j'arrive à mettre le point et les virgules de mes phrases avant qu'on soit obligé de tourner la page, parce que je fais des phrases kilométriques, ce qui est quand même l'antithèse de la chanson. Au niveau de la composition, je ne désespère pas non plus d'apporter moi-même quelques petites choses. Mais encore une fois, je n'aurais aucun scrupules, même si j'arrive à écrire des choses qui me satisfont d'un point de vue musical, à utiliser quelque chose de mieux. Si on me propose mieux, je prendrais ce qu'il y a de mieux. Donc je ne suis pas obsédé par le fait de tout faire moi-même. Je me suis aperçu, presque tardivement, que tout seul on ne fait pas grand chose. Avec les autres, c'est plus facile, en fait.

- Parlons un peu de la tournée. Durant le mois de Mars, tu es en première partie d'Isabelle Boulay, comment as-tu accueilli la nouvelle et comment le vis-tu ?

Pablo Villafranca - J'étais plutôt content que cela puisse être possible. Ca faisait un petit moment que j'étais sur les Dix Commandements. Mon album est sorti le 13 novembre 2001, et je n'attendais que de pouvoir le promotionner en étant sur scène. J'attends ça depuis super longtemps. J'étais plutôt heureux d'apprendre la nouvelle, et heureux d'apprendre que ça faisait plaisir à Isabelle que ce soit moi qui fasse la première partie. Que du bonheur. En plus l'accueil est plutôt agréable, les gens semblent me connaître. Finalement, ça me fait vivre une aventure encore hyper chaleureuse, par rapport à laquelle on était en droit de penser que ça ne se passerait pas forcément aussi bien (NDR : que les Dix Commandements). Les premières parties, c'est toujours un peu délicat, ça peut être dangereux. Là, c'est une configuration de rêve. L'équipe d'Isabelle est vachement avenante, ça se passe comme rarement les premières parties se passent.

- As-tu le trac avant de monter sur scène ?

Pablo Villafranca - On peut dire ça, oui.    

- C'est maladif, ou c'est juste passager ?

Pablo Villafranca - Ben écoute. Là je chante six chansons. A la fin de la sixième chanson, ça commence à aller mieux. Mais bon, il faut faire avec. Le trac peut être un allié aussi.

- Tu finis ton tour de chant par une chanson a capella. C'est toujours très délicat, surtout pour quelqu'un qui a le trac...

Pablo Villafranca - A priori le trac a plutôt tendance à me porter, mais mon principal problème est que je suis noctambule. Avec la tournée, je suis obligé de me réveiller assez tôt, on fait de la route. Le pire ennemi de la voix, c'est le manque de sommeil. Quelquefois, tu te retrouves à devoir lutter contre toi sur scène, et c'est pas des moments très agréables...

- Avec cette chanson, on voit ressortir tes origines espagnoles.

Pablo Villafranca - Cette chanson-là est une chanson qui m'accompagne depuis très très longtemps. Je la connais depuis que je suis enfant, et elle m'a souvent porté chance, donc j'ai envie de lui rendre la pareille, simplement.

- Lors de cette tournée, les arrangements et l'orchestration changent radicalement par rapport à ton album. N'est-ce pas terrorisant pour un artiste de devoir redécouvrir ses chansons en version acoustique ?

Pablo Villafranca - Non, parce que pour moi une bonne chanson soit pouvoir fonctionner dans son plus simple appareil. Là, le "cahier des charges" de cette première partie, c'était d'avoir que très peu de musiciens. Au départ, on a travaillé sur le projet avec deux musiciens - avec les deux guitaristes, dont un qui fait des percus aussi - et c'était un challenge. Il fallait, malgré la limitation de musiciens, arriver à faire sonner les morceaux. C'est un travail intéressant pour un musicien. Ca ne me terrorise pas, au contraire. En petite formation, t'es pas tout seul. Ce qui est intéressant, c'est aussi d'entendre ce qu'il se passe hormis le chant. On fonctionne ensemble, et une fois de plus, je me retrouve à ne pas être tout seul, c'est plus facile.

(L'attachée de presse rentre dans la loge et commence à regarder sa montre, j'abrège donc...)

- Que penses-tu d'internet comme outil de communication ?

Pablo Villafranca - Je trouve ça fabuleux. Je ne te dirais pas que je suis un expert de la chose, mais c'est un outil de communication extrêmement fort. Comme tout ce qui est fort, il peux aussi véhiculer des choses difficilement admissibles, notamment des sites à caractère pédophile ou de propagande... Des choses qui vont à l'encontre de la société démocratique. C'est donc un outil formidable, mais qu'il faut savoir gérer d'une manière ou d'une autre.

- As-tu déjà participé à des "chats" ?

Pablo Villafranca - Oui, je l'ai fait à plusieurs reprises. C'est plutôt agréable. J'aime beaucoup ça, en fait. C'est pas comme si tu étais devant un micro, et qu'il fallait que tu répondes instantanément à la question qu'on te pose. Tu a quand même un peu de temps pour réfléchir, pour ne pas dire une grosse connerie; ou alors, si tu la dit, tu la dis en connaissance de cause. Oui, j'aime bien...

- Je te remercie et bonne fin de tournée...

Pablo Villafranca - Au revoir.

N'oubliez pas l'album de Pablo "Juste pour quelqu'un" (Epic) et le deuxième single : "Est-ce qu'on sera"...

site officiel : http://www.pablovillafranca.com
site de la maison de disques : http://www.sonymusic.fr

Merci à Epic d'avoir permis cette interview...
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 15.04.2002

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés