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Luciano Pavarotti à Nice

Luciano Pavarotti à Nice - 6 juillet 2002

La musique classique est souvent considérée comme une musique réservée à une élite recroquevillée sur elle-même et ne voulant surtout pas s'ouvrir au monde. Luciano Pavarotti a su tout au long de sa carrière prendre ce préjugé à contre-pied au point de devenir une des star internationales les plus connues et les plus appréciées au monde. Son timbre inimitable lui a permis de faire tomber les barrières existant entre l'art lyrique et Monsieur Tout-le-monde, rendant certaines airs d'opéra aussi célèbres que des hymnes pop ou rock. Le "Ténor du siècle" était donc en visite à Nice samedi dernier afin de partager avec son public un grand moment de musique et d'émotion.

Si la soirée s'annonçait bien, avec un beau soleil venu remplacer la pluie du matin, elle se ternit quelque peu à la vue des centaines de voitures bouchonnant dans l'espoir d'entrer dans l'enceinte du Palais Nikaïa ouvert sur le stade Charles Ehrmann pour l'occasion. La police, qui a cru bon de se mêler de la partie afin de fluidifier la circulation, a surtout activement contribué à entretenir une énorme pagaille qui aurait sans doute réussi à éprouver le sang-froid d'un moine Shaolin. Passée cette épreuve, il ne restait plus qu'à pénétrer dans le stade et s'asseoir en compagnie des 15 000 spectateurs venus écouter le célèbre ténor. Les problèmes de circulation n'étant toujours pas résolus à l'heure prévue du début du spectacle, c'est-à-dire 21H30, il aura fallu attendre vingt minutes de plus pour que le Philharmonique de Nice entame le concert avec l'ouverture des "Noces de Figaro" de Mozart. L'immersion dans l'ambiance magique de cette musique n'a pu se faire immédiatement, certaines personnes étant plus venues pour se faire voir et exhiber leurs draperies tout droit sorties des Gobelins que pour écouter de la musique. L'arrivée de Luciano Pavarotti a cependant mis fin à ce défilé pour le bonheur de tous.

Egal à lui même, un mouchoir blanc à la main, le ténor débute avec un air issu de "Manon Lescaut" de Puccini. Si son charisme impose le respect, force est de constater qu'il commence prudemment, afin de ménager sa voix. Il partage d'ailleurs la vedette avec Annalisa Raspagliosi ,une soprano venue remplacer Carmela Remigio, souffrante. A la différence de Pavarotti, Annalisa captive le public dès les premières notes, tant son timbre est cristallin et son interprétation brillante. Les airs s'enchaînent durant quarante minutes pendant lesquelles le Philharmonique de Nice, sous la direction de Leone Magiera, a prouvé qu'il était un orchestre de qualité.

L'entracte, survenue trop tôt à mon goût, laisse le spectateur sur sa faim. La seconde partie laisse entrevoir un Pavarotti plus sûr de lui vocalement, plus présent et plus poignant qu'au début du concert. Il interprète magistralement les airs d'opéra tels que "Rigoletto" et "La Traviata", mais également les quelques chansons napolitaines qui l'ont rendu si populaire. Epaulé par une soprano toujours aussi resplendissante et douée, et par un orchestre en forme, le ténor a su conquérir le public sans grande difficulté, ce dernier ovationnant chacune des ses apparitions. Public conquis mais étrangement irrespectueux envers Luciano Pavarotti lorsqu'il commence à déserter l'enceinte du stade alors que celui-ci le gratifie d'un rappel. La majeure partie des spectateurs est heureusement restée pour assister aux dernières minutes d'un spectacle teinté d'une certaine magie, cela malgré les problèmes de gestion du trafic routier et le manque de savoir-vivre de certaines personnes qui pensent, à tort, que leur argent les dispense de toute correction. Malgré un âge quelque peu avancé ne lui permettant pas d'être aussi audacieux et véloce qu'avant, Luciano Pavarotti reste une des plus belles voix au monde.

 



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Semaine du Lundi 15.07.2002

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