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Clave y Guaguanco / Plena libre

Clave y Guaguanco / Plena libre
Samedi 01 août 2003
Nuits du Sud - Vence (06)

La septième soirée des Nuits du Sud nous promettait un retour aux racines de la musique cubaine avec les formations de Clave y Guaguanco et Plena Libre.

Clave y Guaguanco, un vieux groupe de La Havane, interprète principalement des rumbas et des chants rituels d’origine Yoruba. Les huit musiciens présents sur scène, tous percussionnistes et/ou chanteurs, mettent en avant une rythmique afro construite sur la clave cubaine. S’y greffent des chants traditionnels polyphoniques qui, sans être hyper-mélodiques ni spécialement cadencés, fonctionnent comme un tissu musical qui lie les percussions. Ce cocktail de rythmes et de chœurs répondant à un soliste nous rappelle l’Afrique et la colonisation de Cuba par les esclaves émancipés qui perpétuèrent leurs traditions à travers la religion Yoruba. Ca sonne tribal, pur, vrai. Très vite, l’aspect religieux prend d’ailleurs le pas dans ce concert qui avait déjà du mal à tenir la cadence.


Il ne fallut qu’un pas pour que les musiciens sombrent dans un récital cérémonieux et soporifique. Jusqu’alors, la vitesse des percus, contrastant fortement avec la lenteur des chants, jouait le rôle de locomotive, de moteur du groupe. En modérant celle-ci, c’est toute l’ambiance du concert qui est retombée comme un soufflet. Le groupe gagne en mollesse et perd l’enthousiasme d’un public venu pour danser. Et plus ça traîne, plus on se rend compte des approximations de chacun. Les chanteurs restent toujours sur le même timbre, à la même hauteur, utilisant les mêmes couleurs sur un schéma toujours identique au précédent ; on se lasse, on se lasse…

Clave y Guaguanco tentera bien de nous réveiller en organisant un petit concours de chant avec le public, partagé pour l’occasion en deux clans. Ca fait son petit effet, on se reprend à espérer, mais dès leur chanson suivante, une interprétation de leur cru de la lambada (sans commentaire), tout est gâché. Leur musique, sympa au début, est désormais usante comme jamais. Clave y Guaguanco repart de scène comme il est entré, avec un chant a capella, sans rappel.

La formation imposante de Plena Libre a elle pour objectif d’offrir aux nouvelles générations une plena empreinte des influences musicales de son temps. La plena est à la fois la musique rythmique et la danse nationale de Porto-Rico ; en simplifiant au maximum, ça ressemble à une sorte de salsa folklorique. Ce côté salsa prédominera d’ailleurs durant tout ce concert, ceci pouvant être expliqué par le fait que les musiciens soient jeunes (la plena est un style légèrement oublié) et tous cubains.

Après une petite intro instrumentale en guise d’échauffement, la moitié du groupe rejoint la scène en traversant le public avec leurs instruments. Le ton est donné, il sera festif. Le big band latin-jazz au complet, le concert peut débuter sur les chapeaux de roue et laisser parler la fougue de sa percussionniste. Le public se lève et regagne la piste.

Le problème, c’est que les thèmes de Plena Libre n’évoluent pas au fur et à mesure du concert. Leur musique très salsa, nous l’avons déjà dit, est inoriginale, classique et trop lisse. Seules la qualité des musiciens et la richesse de leurs sonorités réussissent à combler quelque peu ce manque de pertinence. Bien que divertissante et dansante, cette musique reste fade et insipide.

Le festival des Nuits du Sud a de l’ambition, il progresse, mais les attentes du public aussi. Il se fait plus exigent, et ce qui aurait été accueilli à bras ouverts il y a trois ans est aujourd’hui accepté avec plus de réticences. Néanmoins, la foule ne fait pas la fine bouche et adopte une conduite intelligente en prélevant ce qu'il y a de mieux dans la musique de Plena Libre pour en jouir au maximum. Dès lors, la piste est investie par des centaines de couples, de groupes d’amis et de fanas du pas de danse cubain. Le public s’en donne à cœur joie et retrouve le sourire en mettant un peu de côté la musique, privilégiant les déhanchements plus ou moins sensuels.

En définitive, ce concert, à l’image de la soirée, ne restera pas dans les annales mais a permis aux nombreux spectateurs de découvrir un style de musique, de danser, de s’amuser : c’est bien là l’essentiel.

Sites officiels : - Clave y Guaguanco : aucun
- Plena Libre : www.plenalibre.com

 
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Semaine du Lundi 11.08.2003

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