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NASHVILLE PUSSY : Say something nasty

NASHVILLE PUSSY : Say something nasty
(Axe Killer / Wagram)

Amis de la poésie… cassez-vous. La chatte de Nashville est un condensé sex’n’drugs’n’rock’n’roll. Cette enfant spirituelle d’AC/DC, en version plus salace, balance avec « Say something nasty », une galette où la guitare électrique est reine. Son énième tournée française, mi-décembre, promet encore des concerts très chauds.

Ce troisième album démarre tout en finesse avec l’intro parlée « Words of wisdom ». Une sagesse, très... euhm... enfin… à vous de voir : « De la chatte, il ne s’agit que de chatte. Tu dois en parler dans tes chansons pour gagner de l’argent. Tu dois gagner de l’argent pour avoir de la chatte. Et tu dois avoir de la chatte pour pouvoir en parler dans tes chansons. Et une maison de disques qui ne te permet pas de chanter à propos de chatte, ça ne peut pas être ta maison de disques. »


Suivent 13 rasades de tord-boyaux dont les dénominations suffisent à définir le ton musical. On vous laisse traduire, histoire de recaser ça dans vos prochains devoirs d’anglais: "You give drugs a bad name", "The bitch just kicked me out", "Keep on fuckin’", "Beat me senseless", "Rock’n’roll hoochie coo", ou encore ce superbe intitulé, "Gonna hitchhike down to Cincinnati and kick the shit outta your drunk daddy". Enfin, un trio de reprises en bonus-track finit de décrire les influences: "The kids are back" (Twisted Sister), "Flirtin’ with disaster" (Molly Hatchet) et "Age of pamparius" (Turbonegro).

Je vous vois venir : « Ouuuh ! Un groupe de gros machos qui puent l’alcool. » Hé bien sachez que le combo se compose de Blaine Cartwright (chant, guitare), de sa femme Ruyter Suys (guitare), de Jeremy Thompson (batterie) et de la nouvelle recrue Katie Lynn (basse). Soit deux femmes et deux hommes. Pour ce qui est de puer l’alcool, en revanche, vous avez sans doute raison. Blaine a même pour habitude d’arroser sa douce de bière durant les gigs.

« Ouais, la provoc’ c’est bien beau, mais c’est de musique qu’on veut entendre parler », ajoutez-vous. Avec raison. Car c’est bien la musique que les Nahsville Pussy font avant tout parler. En même temps que la dynamite. Sur une base 100% rock, celui qui fait immédiatement taper du pied à moins qu’il soit dans le plâtre (et, à ce moment là, qui fait taper directement le plâtre), le groupe plaque de très grosses guitares bien hard, des solos gras comme la tuyauterie d’un institut de liposuccion et un chant de tigre qui rote après avoir bouffé le dompteur.

On nage donc en pleine sueur d’AC/DC (surtout des 70’s, c’est-à-dire jusqu’à la mort du chanteur Bon Scott, après l’album « Highway to hell »), de Rose Tattoo, avec des coulures sudistes. Du gros rock à bars, taillé pour la scène.

Bien sûr, à la première écoute, au premier titre, on se sent légèrement coupable. Si on a des prétentions intellectuelles. Rassurez-vous : elles s’évanouissent dès le deuxième morceau et on se dit qu’on est vraiment trop bête, parce qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien. Et on commence à sauter sur le canapé, à jouer de l’air-guitar. Bref, on prend son pied et on se botte le cul avec. En tous cas, c’est ce que j’ai fait.

Nashville Pussy est seulement un groupe qui révère un certain rock sans concession et qui pend les complexes avant de poser les questions. « Shoot first and run like hell », proclamait un titre de leur précédent album, « High as hell ».

J’avoue, histoire de chipoter, préférer un tantinet ce dernier, encore plus brut de décoffrage, aux derniers blowjobs nashvilliens. « Say something nasty » fait preuve d’une once d’expérience et de maîtrise supplémentaires. Ce qui n’est pas forcément un plus pour une musique dont la force de frappe repose sur l’immédiateté.

On regrettera aussi la pochette de « High as hell », sommet de kitsch beauf-US, où l’on voyait la guitariste et la bassiste shootées dans une attitude peu équivoque, après avoir façonné sur une bible un cylindre très imparfait (car beaucoup plus mince à un bout qu’à l’autre), à l’aide de quelques feuilles trop petites pour les confondre avec des aide-mémoire (taille unitaire moyenne : 38x70mm) autour d’un échantillon de bouquet garni dont la valeur gustative.

A noter enfin que la première partie du concert parisien sera assurée par les français de Parabellum, revenants de la scène indé, à qui l’on doit quelques morceaux devenus cultes, comme « Anarchie en Chiraquie » (composé à l’époque où le mari de Bernadette bouffait pour quelques milliers de francs par jour à la mairie de Paris), ou une cover qui défigure l’ »Amsterdam » de Brel, la chanson comme la cité, « ville à chier qu’il faut atomiser », où les junkies se battant au couteau ont remplacé les marins qui pissent sur les femmes infidèles.

Nashville Pussy sera le 10/12 à Paris avec Parabellum (Trabendo. 19,8 euros en réservation), le 18/12 à Lyon (Ninkasi), le 19/12 à Ris-Orangis (Le Plan), le 20/12 à Amiens (Lune des Pirates), le 21/12 à Angers (Chabada).

Site officiel : www.nashvillepussy.com
Label Axe Killer : www.musicentury.com

 
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Semaine du Lundi 23.12.2002

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