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Raphaël : La réalité

Raphaël : La réalité (Capitol / Emi)

Un clip, une voix, Jean-Louis Aubert, mais qui l’accompagne ? Une voix douce et posée, une symbiose entre les deux lanceurs de rimes. Fin du clip, cette voix qui m’interpelle est celle de Raphaël dans un très beau duo avec Jean-Louis Aubert intitulé « Sur la route ».

Cet extrait m’a séduit, je décide donc de découvrir cet artiste que je ne connais pas. C’est pourtant son second album « La réalité » que j’ouvre et enfile dans ma platine.

Marcher dans les blés lourds, sous les lignes de fonds,


Au dessous du volcan, au devant des maisons,

Mon ami, mon amour, c’est le grand bond en avant,

Dont nul ne revient, nul ne connaît la fin

Et un Homme à la mer…

« Comme un homme à la mer », première piste de cet album, dont sont extraits ces quelques vers, me laisse littéralement sans voix. Tout y est beau. La mélodie, le piano enivrant, les accompagnements aux sonorités étranges, la voix aiguë de l’interprète mais surtout les textes ou plutôt les poèmes. Je ne peux m’empêcher de la passer et la repasser encore et encore.

Je passe à la suite, je m’imprègne de ces sons et arrangements si spéciaux, je bois les paroles, découvre le poète et comprends rapidement que j’ai affaire à une perle. Porté par la voix fragile et mélancolique mouillée d’émotions de l’interprète, les 12 titres défilent et chacun me surprend, m’intrigue, m’entraîne ou me séduit.

Dans son style tout à fait personnel à la frontière entre le rock et le blues, Raphaël dévoile son intimité, sa Réalité. Il partage la tristesse de sa première colonie de vacances dans « Au temps des colonies » (texte en partie adressé à sa mère) :

Ici il pleut toute la journée, j’ai perdu ma dent de lait

Tu sais, celle qui saignait tout le temps

Et j’étais seul, j’en ai pleuré 50 minutes

Tellement tu m’as manqué jamais téléphoné

Petit monde au temps des colonies, petit monde où l’on oublie…

En toute pudeur il nous fait part de son enfance volée par la maladie dans le titre « La réalité » :

Je crois j’étais malade

Rester là, assis, comme on en voit des pays,

Des villes et des mondes

Des hommes ou des bêtes

C’est comme ça qu’ils m’ont trouvé, qu’ils m’ont réveillé…

Ces poèmes chantés et interprétés transmettent les malaises, ses malaises : malaise de l’amour, de la vie, du monde qui nous entoure, de la réalité. On ferme les yeux, on s’abandonne totalement aux mots, au voyage, au piano omniprésent, à sa voix si touchante.

Auteur compositeur Raphaël, a cédé la plume à Gérard Manset pour « La mémoire des jours » et « Etre Rimbaud », tout à fait dans l’esprit de l’album. Une mention spéciale pour « Des mots » titre impressionnant de par ses textes et son interprétation. Ce recueil de poèmes est une vraie thérapie à la dure réalité de la vie, bien loin de tout ce que l’on peut entendre actuellement dans le panel de la chanson française.

Curieux, je reviens au premier album, « Hôtel de l’univers », plus rock, moins envoûtant mais qui laisser déjà présager le succès à venir avec des titres comme « Libre service », « Petite annonce » ou « Cela nous aurait suffit ». Depuis la découverte de ces albums, j’ai eu l’occasion d’assister à un mini concert acoustique de Raphaël. Même seul avec sa voix, ses mots et sa guitare je n’ai pas pu lutter, il a su recréer son monde pour totalement immerger son public dans des flots d’émotions. Tout simplement « Chapeau bas ! » au jeune Raphaël de 27 ans, grand musicien, bel interprète et artisan de la plume.

Faites comme moi ne vous arrêtez pas au single « Sur la route » et poussez la porte du monde de Raphaël.

 
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Semaine du Lundi 02.06.2003

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