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Le meilleur du Rock Progressif (part 2)

Le meilleur du Rock Progressif (part 2)
Cymoryl + Ted Zepi + The Vow
(Musea)

Cymoryl : Strange Evocation

Trois groupes de la bande à Musea comparaissent aujourd’hui. Devant le tribunal, il est difficile aux marseillais Cymoryl de nier leur principale influence. Le meneur Dream Theater a détourné leurs jeunes oreilles, avec ses porte-flingues, Liquid Tension Experiment, Transatlantic et consorts.

Voilà bien une affaire de heavy progressif, mi instrumental, mi chanté. Les claviers sont largement complices. Les guitares font main basse à la fois sur le soutien rythmique (comme sur certains passages bien appuyés de Eternal being) et sur le décollages mélodique, allant jusqu’à lorgner sur la vitrine du hard FM.


Le coup est bien exécuté. La voix d’Alain Puget part pas mal dans les aigus, faisant en cela penser à la veine métal des 80’s (ou, en conséquence, au "revival" true-metal). Elle possède donc un côté qui peut agacer, un peu trop volontariste dans l’émotionnel, bref, pas tout à fait naturel.

Mais, affirme l’avocat, on ne peut étudier ce cas sans se pencher sur l’enfance de la formation, qui explique bien des choses. Né en 1996, Cymoryl s’est rodé, nous dit la lecture du rapport d’enquête, sur Hendrix, Yes, Iron Maiden et… Dream Theater.

Ah! Ah! Ils avouent ! Tonne le procureur. Mais en tout bien tout honneur, rétorque l’avocat. Les qualités intrinsèques du style sont présentes : technique éprouvée et interprétation où ma boulangère aurait bien du mal à trouver un "pain", recherche dans la composition et dans la conjugaison des forces de la mélodie et de l’agressivité, ou dans le travail de la batterie, qui ne se contente pas de marteler le rythme (à noter par exemple un passage original sur Strange Evocation, part 2 qui me rappelle… la frappe d’une machine à écrire).

Les morceaux prennent le temps de s’installer. Trois titres à plus de 7mn, deux à plus de 9 mn et le dernier, Soldier Of Sham, atteint carrément les 17, histoire de prouver que Cymoryl n’est pas constitué de petites frappes.

La longueur ne fait pas l’ampleur, s’exclame le procureur. La personnalité du quintet, malgré ses qualités, n’est pas encore complètement formée, encore trop empreinte de ses influences. Et Cymoryl n’est pas la seule formation dans ce cas. Si vous me permettez cette image vélocipédique, monsieur le Président, le maillot jaune est devant et le peloton, formé tout de même de gaziers courageux, mouline en danseuse pour ne pas se faire décrocher… ou pour décrocher les accessits.

L’avocat, trouvant la comparaison débile, s’empresse de souligner que chacun des membres de Cymoryl augure de capacités qui les détachent du lot, faisant montre à tour de rôle d’inventivité et d’originalité. Si plane l’ombre de Dream Theatre, c’est celle du D.T. qui met véritablement son talent et sa technique au service de l’émotion, de la construction de pièces majestueuses et hautement évocatrices, et non du D.T. technico-chiant. Ce premier album représente une belle entrée en matière. Il pourrait même, l’expérience aidant, annoncer des surprises pour l’avenir.

Après courte délibération, Cymoryl est condamné à nous faire sans trop tarder un nouvel album afin de confirmer ses bonnes dispositions et d’affirmer sa personnalité.

Trois titres de Cymoryl sont en écoute en mp3 sur le site de Musea : www.musearecords.com

Ted Zepi : Runaway Totem (L’era degli dei)

L’affaire suivante nous fait traverser la frontière et passer de Marseille à l’Italie. Vu depuis la douane, c’est beaucoup plus planant. Mystique, même. Le premier morceau, Aurea Carmina, démarre avec des cloches et un chant masculin, sur un panorama de clavier soutenant longtemps la note, et un arrière-plan de chœurs d’inspiration bulgaro-polyphonico-religieuses.

Monsieur le président, s’inquiète la greffière, ne nous serions-nous pas trompés de dossier? Ne sommes nous pas en train de confondre avec l’affaire Dead Can Dance? Crénom! Que nenni! Ecoutez donc les conclusions de l’instruction jusqu’au bout! Car Aurea Carmina se poursuit de façon plus bizarre, entre les bruitages et la voix déformée. Et là, alors qu’on pensait mener un interrogatoire en règle, le prévenu nous balance en pleine face la première révélation fracassante dans ce dossier.

Sacro Re déboule et, avec lui, une batterie nous dénonce en bloc le gang du rock progressif. Alors, vont-ils nous saigner ou nous raconter une belle histoire, les Ted Zepi ? Ces derniers ricanent dans leur box. C’est toute leur stratégie de vous balancer de l’un à l’autre. Un peu barrés, un peu folk, un peu goth, un peu psyché, ils s’évadent dans les 70’s. Avant de se réinsérer dans des courants plus modernes, comme l’éducation anglaise néo-prog.

Le chanteur a du coffre et, comme il ne l’a pas volé, il aime à le montrer. Il érige ainsi de son organe des ambiances parfois monumentales. Puis il laisse des rythmes répétitifs rafler la mise. Ou une guitare qui semble vriller au travers du blindage.

Le principal argument de Ted Zepi est cette diversité, qui résonne de deux duels fratricides: ténèbres contre sacré, spatialité contre volcanisme. Ce qui nous fournit une transition bêtement trouvée pour évoquer, non pas une célèbre marque d’eau minérale auvergnate mais bien, comme le souligne la bio du groupe, l’héritage de Magma.

On sent que Ted Zepi a de l’expérience. La formation connaît les ficelles de la composition et sait les arranger à sa manière. Sans en mettre partout musicalement, ce qui est fort appréciable pour la cohérence et l’équilibre du tout

Les Italiens tentent tout de même là de franchir la frontière avec leur quatrième album, après 15 ans passés dans ce genre de trafics, stigmatise le procureur. Ces récidivistes nous donnent le vague sentiment d’avoir entendu des bouts de tout cela à droite ou à gauche. Ça manque de dépaysement.

De quoi vous plaignez-vous ? S’étouffe de rage l’avocat. Et le chant en italien? Il constitue une circonstance plus qu’atténuante. D’une part, parce que cela relève encore d’un certain courage de ne pas chanter en anglais quand on a espoir de s’exporter; d’autre part, parce que cela impose plus facilement le style du chanteur.

Le non-lieu est donc rendu dans cette affaire. Avec invitation pour les amateurs du genre à procéder au moins à une écoute pour se faire une idée personnelle.

www.runawaytotem.com

The Vow : Trojan

Nos investigations à la poursuite des turbulents enfants du prog’ se terminera en Allemagne. The Vow est un duo, composé de Holger Goetz au chant et aux claviers, et de Ralf Link aux quatre et six-cordes, ainsi qu’aux synthés.

Ça plane pour eux aussi, indique l’intro parlée. La guitare qui s’immisce sur une note de clavier évoque Pink Floyd. Mais le son redevient vite plus actuel et tourne au néo-progressif.

Avec quelques bruitages aquatico-animaliers et la voix, The Vow tente de nous plonger dans un conte. Les paroles de ce concept-album suggèrent que, de l’autre côté d’une imaginaire frontière, des surprises nous attendent, il suffit d’oser. Le personnage pénètre dans un jeu vidéo! En voilà qui ont vu Tron au cinoche quand ils étaient petits.

Après douze minutes de calme musical, The Old And Wise Man, accélère légèrement et très temporairement le tempo. Synthés (parfois très new-wave des années 80, ou à la Jean-Michel Jarre… de la même époque) et guitares prédominent. Le chant ne déroutera pas les habitués du genre: pop-rock, mélodieux et lyrique, clair, rassurant. Pas envahissant.

On vogue agréablement, sur un tranquille lac qui manque de perspectives. C’est barré avec application mais sans génie. Même si The Vow refuse la facilité. Pas de refrain pour vous obnubiler la caboche, pas de rythmes pour remuer ses orteils. C’est de l’attention qu’ils attendent de l’auditeur.

Cette courageuse entreprise demanderait cependant une réelle originalité que The Vow ne trouve pas, rabâche le procureur. La musique évanescente, pour captiver vraiment, se doit de toucher à la transcendance. Les bruitages, par exemple, auraient pu prendre, vu le concept traité, une dimension plus importante et moins conventionnelle.

Le président se demande si The Vow n’a pas voulu composer une histoire en musique plus qu’une musique sur laquelle une histoire se développait. Les prévenus en appellent alors au témoignage du titre In The Maze. Qui débride légèrement l’ambiance et déride enfin l’avocat, alors que l’on en est à près de 50mn de musique. Plus riche que ses prédécesseurs, le morceau capte l’attention des magistrats par un riff, un refrain. Sauf que le procureur rie sous sa robe en entendant cette flûte pauvrette (ce pipeau ?) sur la fin.

Quand même, du néo-prog aux trois parfums (cyber, new-age, fantasy), ce n’est pas tous les jours qu’on en mange, c’est alléchant, lance la défense. Seulement, The Vow a encore le nez sur son livre de cuisine, rugit en retour l’homme du parquet. The Vow suit sa recette à la lettre. Et prévoit trop de rab. Trojan dépasse les 70 mn, en huit morceaux. Pour laisser à l’histoire le temps de monter? Ou pour donner l’impression en étirant la pâte qu’elle est plus consistante? C’est bien fait, bien présenté, ça sent bon. Mais les papilles ont mieux pour s’extasier à la table du prog’.

Verdict : condamnés à ne plus jamais tripoter leurs jeux vidéos pour enfin se concentrer sur la musique.

Un titre de The Vow est en écoute en mp3 sur le site de Musea : www.musearecords.com
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Semaine du Lundi 12.05.2003

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