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Saxon + Nocturnal Rites + Evidence One + Wolf : live

Saxon + Nocturnal Rites + Evidence One + Wolf : live
Vendredi 24/01/2003, Elysée-Montmartre (Paris)

Trois premières parties et un concert de presque deux heures pour finir : les chevelus étaient à la fête pour ce concert tout à la gloire des 80’s. Et les vieux loups de scène de Saxon n’ont pas déçu, confirmant leur retour en grâce.

Wolf prend la scène d’assaut peu après 18h, baskets aux pieds, devant une salle presqu’encore vide. Pas follement original. Les musiciens ne se sont pas remis des débuts d’Iron Maiden (époque Killers, avec Paul Di’anno), le chanteur des premiers Helloween. Juste de quoi se chauffer la nuque pour les head-bangings qui se préparent, mais Wolf devra encore affirmer sa personnalité.


On passe au look futal en cuir avec les Allemands d’Evidence One, dont l’album Criticize the truth est sorti en octobre. La sauce commence à prendre sur leur heavy-power-hard. Le chanteur à chapeau noir, en véritable showman, fait penser à ses confrères de la scène glam US. Efficace et bien joué.

Quand les Suédois de Nocturnal Rites et leurs futs’ camouflage gris viennent ravager les planches, la salle est remplie au deux tiers et la chaleur monte. Dans la bonne humeur. On se crache de la flotte dans la gueule, on se chatouille entre zicos. Le chanteur tente de se qualifier pour le championnat d’Europe de la distinction en envoyant un superbe glaviot à la verticale et en essayant de le rattraper dans la bouche… hélas, ça lui retombe sur le menton… miam, miam…

Des rescapés

La musique, elle, ne rigole pas. Les Nocturnal Rites, forts de cinq album (Shadowland est sorti en mai 2002), prouvent que la vraie patrie du heavy-metal à la teutonne (c’est-à-dire speed avec chant mélodico-guerrier) se situe désormais dans les pays d’Europe du nord. Est-ce ces mois entiers sans lumière, ou le froid, ou l’alcool? Les groupes suédois et finlandais ont une capacité peu commune à torcher des compositions qui vous bastonne l’estomac en vous massant délicatement les tympans. Une (petite) partie du public connaît les paroles. Pour le dernier titre, le chanteur, un tantinet démago, passe un t-shirt Saxon. Nocturnal Rites termine sa prestation sous les applaudissements, en saluant comme au théâtre.

Pour Saxon, c’est du tout cuit. Du tout faisandé, dirons les mauvaises langues. C’est que leur premier album remonte à 1979. Le groupe du Yorkshire compte presque autant de disques que d’années de carrière. Un DVD, The Saxon Chronicles, est même prévu pour mars 2003.

La bande du chanteur Biff Byford et du guitariste Paul Quinn, à la fin des 70’s-début des 80’s, fit partie des figures de proue de la glorieuse NWOBHM. La quoi ? La new wave of British heavy metal, pardi ! A cette époque explosaient aussi Iron Maiden et Judas Priest, entre autres.

Saxon compte parmi ce trio de rescapés. Mais sans le succès continu des deux autres : le groupe a connu un gros passage à vide, du milieu des années 80 à la fin des années 90 (la faute à une tentative ratée de conquête du marché américain, puis à la vague grunge qui noya tous les autres styles à saturation), avant un retour en force ces dernières années. La recette n’a pas changé : rythmique en plomb, deux guitares, solis furieux et entraînants. En somme, de l’excellent hard-rock de tradition, moins recherché que celui d’Iron Maiden mais plus direct.

Alors oui, quand Monsieur Biff débarque avec son long manteau noir, on constate d’abord que… ses cheveux tournent au gris. Pour le reste, pas d’inquiétude : Heavy Metal Thunder déboule d’entrée (c’est aussi le titre de la compilation que vient de sortir NTS). Pogo. L’Elysée-Montmartre, maintenant rempli, allez, aux quatre cinquièmes, se secoue. Au début du set, le public scande des “Saxon ! Saxon Saxon !” entre les titres.

Pour la petite histoire, la moyenne d’âge dans la fosse doit tourner autour de la trentaine, avec, aux extrêmes, quelques quinquagénaires et un minot de 6 ou 7 ans. Juché sur les épaules de son père, il remue la tête comme un metalhead de toujours et déjà familier du signe de ralliement des hardos : bras en avant, index et auriculaire tendus, les autres doigts repliés sur la paume.

Solo à trois baguettes

Le set est axé sur les succès du groupe. Donc sur le début des années 80. La moitié de l’album Strong arm of the law (1980) décrasse ainsi nos oreilles, contre seulement un morceau du dernier, Killing Ground. On aura quand même droit, pour la première fois à Paris selon Biff, à Ride like the wind, la reprise de Christopher Cross qui figurait sur Destiny (1988).

A mi concert, solo de batterie. Il se termine façon grand-guignol avec un numéro auquel, personnellement, je n’avais jamais assisté : essayez donc de jouer de la batterie avec… trois baguettes. Le principe? Il suffit de jongler! Prenez une baguette dans la main droite, une dans la main gauche et une dans la bouche. Frappez votre fut avec celle de droite mais lâchez-là juste avant qu’elle atteigne sa cible. Ainsi, elle rebondit sur la peau. Vous la chopez aussitôt avec la main gauche, qui vient de faire passer sa baguette dans la bouche, cette dernière étant venue rejoindre la main droite, débarrassée, comme nous l’avons vu, de sa précédente baguette (vous suivez toujours ?). Et ainsi de suite. Impressionnant.

Pour parfaire la nostalgie, le concert repart sur The eagle has landed. Du fond de la scène, l’aigle légendaire de Saxon aveugle soudain le public. Conçu à la grande époque, cet immense oiseau de lumière et d’acier incrusté de deux centaines de spots avait été mis au rencard, avant de ressortir sur un festival métal allemand, il y a deux ans.

On sent le groupe expérimenté, à l’aise sur scène. Même si les musiciens ne courent plus dans tous les sens et que Biff ne pousse pas autant sa voix que sur album (il dit avoir chopé un petit coup de froid). Le public n’en a cure, qui chante et fait la claque sans qu’on le lui demande. Alors, quand c’est Biff qui l’en prie, avec le naturel du type venu acheter sa pinte de bière au bar, la réponse arrive cul-sec.

Les rappels confirment que Saxon est surtout là pour jouer l’efficacité, avec uniquement des vieilles gloires : Crusader, Dallas 1 P.M., 747 (Strangers in the night), Denim and Leather et, enfin, au bout de près de deux heures de concert (comme quoi les anciens peuvent encore en remontrer à la jeune concurrence), Wheels of steel.

Fan de hard, on te plumera…

Quatre combos, une belle montée en puissance, une affiche homogène et de qualité, un Saxon qui prouve que l’aigle n’a pas encore de plomb dans l’aile et n’attend que son prochain album pour revenir piquer sur Paris, et même un son de qualité pour tous les groupes (on est ressorti sans sifflements dans les oreilles : chapeau!) : que désirer de plus? Pas grand chose… En revanche, on souhaiterait bien quelque chose de moins ou, plutôt, de moins cher. Certes, 25 euros ne sont pas à proprement parler du vol pour voir quatre groupe, dont une légende.

Mais j’ai quand même l’impression d’une inflation ces derniers mois sur certains concerts de hard-rock. Prenez, à la Locomotive, Dark Tranquillity et Sinergy, qui ne sont pas précisément des seconds couteaux (avec une première partie en prime) et qui ne dépassaient pas 16,5 euros. Nashville Pussy et Parabellum, au Trabendo n’atteignaient pas 20 euros.

Je veux bien comprendre que la taille de la salle, le cachet demandé par les groupes, ou le matos qu’ils traînent, influent sur le prix. Mais quand on prend les enfants de Belzébuth* pour des connards saumâtres, alors que ce sont souvent des jeunes pas vraiment pleins aux as, on s’expose à ne pas remplir la salle : ce fut le cas pour Saxon. Comme pour Anthrax et Motorhead récemment au Zénith, ou encore Manowar à la salle Marcel-Cerdan, deux gigs à plus de 30 euros.

* : à tout hasard, vue la réputation que se farcit le métal en ce moment, je tiens à préciser qu’il s’agit là d’une image.

www.saxon747.com
www.nocturnal-rites.com
www.evidenceone.de
www.wolf.nu

 
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Semaine du Lundi 03.02.2003

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