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Les Ogres de Barback, Les Hurlements d’Léo, 17 Hippies

Les Ogres de Barback, Les Hurlements d’Léo, 17 Hippies
Festival de Marne 2003

Une musique folko-festive sur des textes inspirés: finalement, ce n’est pas si difficile que ça de faire un carton en concert. Découvrant les trois groupes à l’affiche, ce vendredi 17 octobre sous le chapiteau dressé à Choisy-le-Roi, pour le Festival de Marne, je ne m’attendais pas à gigoter à ce point.

La soirée débute pourtant par un scandale qu’il me faut dénoncer. On nous annonce les Berlinois de 17 Hippies comme première partie. Fort bien. La troupe envahit la scène. Il y a là la contrebassiste au faux air de Brigitte Fontaine, le tromboniste en veste noire mais collier à grosses perles colorées, l’accordéoniste blonde en pantalon vert, le violoniste à lunettes au look d’étudiant en lettres... et de la clarinette, du violoncelle, de la trompette, de l’accordéon, du banjo, de la guitare... Le compte n’y est pas, ils sont «seulement»... 15!

Et ils se font adopter par la salle en moins de 30 secondes, grâce à un répertoire qui conjugue une musique traditionnelle d’Europe de l’Est et une énergie rappelant les grandes heures des Négresses Vertes.


C’est chaleureux, vivant, parfois plus slave ou hispanisant. La plupart des morceaux restent instrumentaux. Leurs mélodies faciles et leurs rythmes entraînants reçoivent un soutien sonore du public.

Un thème principal est lancé, repris par plusieurs instruments, ponctué, décliné et agrémenté par les autres. Les passages chantés s’avèrent plus calmes. Après une bonne moitié du set, le groupe, qui paraissait jusque là un peu timide, commence vraiment à communiquer avec le public et joue avec ses réactions, va le chercher quasi physiquement.

Seul petit décrochage sur un titre présenté comme «une chanson catholique sur la mort», un brin guimauve. Puis ça repart à fond, pour un final crescendo, qui laisse le public, tout à sa surprise, réclamer le retour sur scène de cette étonnante première partie. Un grand orchestre... splendide!

«Hardcore troubadours»

Le registre musical ne change pas vraiment avec Les Hurlements d’Léo. Même si le groupe se fait parfois un peu rock -cette fois, il y a une batterie, en plus de la contrebasse, de la trompette, de l’accordéon, de la guitare et… du violoniste qui joue à moitié étendu, un pied dans le plâtre. Prenez Louise Attaque. Vous leur retirez leurs «celtitudes» et les remplacez par les mêmes influences que pour les 17 Hippies, vous rajoutez un peu de poésie dans les textes et vous y êtes... presque.

Le public, toujours aussi chaud, voit même quelque slammers lui passer au-dessus de la tête. On regrette toutefois que le son, un peu brouillon pour le chant, empêche de comprendre les paroles.

Ils étaient déjà huit sur scène, quand une demi-douzaine des 17 Hippies les rejoignent pour un morceau appelé «Hardcore troubadours». Puis le chanteur du combo allemand prend le micro sur le titre suivant.

Les HDL (lettres qui s’affichent en grand et en clignotements en fond de scène) annoncent: «Maintenant, messieurs dames, on avait envie de vous jouer une bonne vieille valse». L’occasion de présenter chacun des musiciens, mais aussi des techniciens qui assurent le show. La valse est plutôt speedée, c’est de la guinguette à décollage vertical. Avec au passage un petit slogan sur le combat des intermittents: «Aillagon, c’est pas du Calgon, c’est pire que la Mère Denis». Comprenne qui pourra...

Les Hurlements, qui ne hurlent pas vraiment, empruntent parfois aussi les chemins de sonorités jazzy, version «big-bande». Et finissent en trombe, très rock, évoquant fortement Mano Negra.

Les Ogres de Barback: voilà enfin un groupe à peu près normal, croit-on quand ils arrivent sur scène. Du moins par le nombre -ils ne sont que quatre. Pour les instruments, on reste cependant loin des standards du rock avec une claviériste, chanteuse, flûtiste et tromboniste; une violoncelliste et tromboniste; un chanteur, guitariste et accordéoniste; un violoniste, guitariste et trompettiste. Pas de batterie, ni de percussions? Non. Puisque le public est là pour taper dans ses mains et sautiller en rythme!

Le set du quatuor est une promenade loin des sentiers battus, qui traverse des vallons de poésie, gravit des collines d’entrain, s’appuie sur un bâton d’humour, avec ce petit chanteur enthousiaste comme guide, qui d’emblée nous propose «un peu d’amour dans un monde de brutes» et se fout des émissions de télé où l’on élève les stars en batterie.

Un vent de folie dans les cuivres

La première partie du concert aurait pu être intimiste, n’était cette voix pleinement engagée, qui sert à merveille des textes forts (qui larguent sans problème 90% de ce qu’on vous présente comme de la chanson-à-texte), entre Vian, Prévert et Brassens. Et sans avoir à rougir de la comparaison. Ils en ont la finesse et l’ironie, la tendresse et le mordant. Et quand cet ogre parle d’amour, c’est sans mièvrerie («Si j’avais été jolie fille»).

Le public continue d’avoir des fourmis dans les jambes et envoie des décharges d’adrénaline vers la scène, où l’on s’échange les instruments sans arrêt. Pendant que, dehors, la température ne cesse de baisser, le chapiteau prend encore plus des allures d’accélérateur de particules quand déboule le renfort de la Fanfare du Belgistan. Soit : saxo, trompette et percus, qui se calent en fond de scène. A partir de là, un vent de folie va souffler dans les cuivres.

Franchement, il n’y avait pas plus d’ambiance une semaine auparavant quand Marcel et son Orchestre jetait ses classiques en pâture ou quand Didier Wampas se faisait acclamer comme «le roi».

Energie, gaieté, forte personnalité, talent… Que demander de plus ? C’est le chanteur à la «petit pimousse» (genre : pas grand mais avec du caractère) qui nous le suggère : «Est-ce que vous êtes venus avec votre âme d’enfant ?» Le public confirme. C’est que les Ogres sont des habitués des interventions dans les écoles.

Un titre plus tard : «Vous en voulez encore, les enfants ?» Dans le public, en fosse comme en gradins, on a le sourire permanenté jusqu’aux tempes. «Je me suis mis de l’eau dans mon cerveau, ça m’refroidit quand il fait chaud…» Suit encore une chanson qui énumère tout un tas d’animaux, rappelant étrangement l’ABCdaire composé par Boris Vian et Henri Salvador il y a un demi-siècle (et jamais édité en CD, me semble-t-il).

De l’enfantillage (sympa et bien tourné), on revient aux choses sérieuses : les intermittents. «Si ça se trouve, c’est notre dernier concert. Alors je me suis entraîné pour me recycler», ironise le chanteur, qui nous annonce un tour de magie. Il commence à jouer de la guitare, s’arrête. Mais la guitare, elle, continue. Et d’expliquer le fonctionnement tout bête d’une «loop station». Tout n’est-il qu’illusion ? On attend l’avis des candidats de la Star academy sur le sujet…

Salutations déglinguées

Sans temps mort, sans faiblesse, les Ogres de Barback enchaînent les titres et déchaînent le public. Les lumières, chaudes et bien dosées pour coller aux ambiances chuchotantes comme chahuteuses, ajoutent à la qualité du gig. Et de petites phrases traversent trop vite le chapiteau, au milieu d’un vol de capotes gonflées: «Voici un texte sur les feignants»... «Quand on aura cent ans et le moral au chaud...» ...«C’est pas si facile d’être un moins que rien...»

Enfin les rappels. D’abord un titre chant plus accordéon («Pour vous: Jojo, le champion du monde d’accordéon!»). Puis les Hurlements d’Léo ré-investissent les lieux (ce n’est pas une surprise, les deux combos ont déjà tourné et fait un disque ensemble) pour un final de volcan qui n’en finit pas de gronder avant de cracher sa dernière lave. Nous voici tous assis à crier: «Aillagon, tête à gnons».

Et c’est l’éruption finale, la reprise de «Salut à toi» de Bérurier Noir (qui se reforme d’ailleurs pour un concert le 4 décembre aux Transmusicales de Rennes), qui démarre tout doux et finit en explosion. L’ovation se poursuivra une fois toutes les lumières rallumées...

J’ai écouté un peu plus tard, et pour la première fois, Les Ogres de Barback sur disque. C’est totalement différent, bien sûr plus calme, sans doute plus subtil. A vous de vous faire un avis. Mais sur la scène de Choisy, il aurait fallu être aveugle et sourd pour ne pas se laisser dévorer tout cru.

PS 1 : Profitez-en, les trois groupes tournent en ce moment. Les dates figurent sur leurs sites respectifs. www.lesogres.com www.hurlements.com www.17hippies.de

PS 2 : Un bon concert, c’est avant tout de bons musiciens et un bon public. Mais pas seulement. Pour cette soirée, comme pour les concerts du samedi précédent (Wampas, Marcel et son orchestre, Parabellum...), on soulignera donc les points suivants:

- Un son globalement satisfaisant;

- Des changements de matériels rapides (15-20 minutes) entre les groupes;

- Un stand de prévention qui distribuait des bouchons anti-bruit, des éthylotests et des capotes par poignées entières, mais aussi des fruits, des chips ou des bonbons entre les concerts, ainsi que de l’eau. Cela n’a l’air de rien mais, entre deux passages ruisselants dans la fosse, je vous assure que c’est salvateur. Félicitations. Excellente initiative aussi que la promotion du covoiturage.

- Les deux points de rationnements (un bar et un stand bouffe) n’avaient pas une capacité d’abattage suffisante pour satisfaire la soif et/ou la faim des spectateurs, d’où des queues interminables. Idem pour les toilettes: six cabines en tout et pour tout, c’était vraiment pousser les spectateurs (masculins) à aller pisser contre les barrières, tandis que les demoiselles tressautaient sur place.

 
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Semaine du Lundi 03.11.2003

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