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Barbara Cyrille

Barbara Cyrille

Partie à la rencontre de Barbara Cyrille, Séverine a cherché à comprendre l’histoire d’une ascension de Barbara qui a toutes les caractéristiques d’une exponentielle.

S : Comment avez-vous commencé ?
B : J’ai été élevée dans le monde artistique, musical, mon père est musicien chanteur. Au départ je l’accompagnais au coeur et au fur et à mesure je me suis passionnée pour la musique. C’est quelque chose de fabuleux, c’est avant tout une passion, mais j’ai aussi voulu avoir un autre métier, quelque chose de bien stable. Alors j’ai fait des études d’hôtellerie. On a pas forcément envie d’aller vite et, quand ça vient, ça fait d’autant plus plaisir.  
Mon travail s’est concrétisé en février 2001 avec la sortie de mon premier  album, Tempête de rêves. Ça commence à voir le jour, j’ai des contrats, j’ai fait la couverture du magazine France outre-mer... J’ai aussi reçu le trophée de l’espoir de la musique en France outre-mer. C’est cool quoi, ça fait plaisir, ça me passionne, je suis en train de travailler sur un deuxième album.

S : Comment décrivez-vous votre musique ?
B : mon premier album est très métissé. J’ai voulu mélanger mes origines,   du coté de mon père, c’est-à-dire caraïbéénes et donc tropicales avec le zouk, et puis les influences américaines, le groove et la soul. Les gens qui connaissent Tempête de rêves me disent souvent qu’ ils sont obligés d’aimer au moins un morceau, parce que qu’il y a des styles très différents. Ce qui ne plaît pas forcément aux grosses maisons de production qui aiment bien pouvoir s’y retrouver. Chaque artistes doit être inscrit dans une catégorie et ne jamais en sortir. C’est vrai que pour nous c’est difficile, parce que ceux qui aiment indifféremment différents types de musiques, sont presque forcé  s’ancrer dans un créneau. Moi je pense plutôt, en allant vers le deuxième album, mêler les deux : faire du zouk / R’n’B.


S : Il semble que votre musique était plus zouk avant. Y a-t-il une évolution ?
B : Non, je ne faisais pas plus de zouk. J’ai beaucoup évolué avec la variété française et la musique américaine du New Jack au R’n’B très saccadé. Puis, derrière moi, toujours les influences zouk. Je m’intéresse à mes origines. J’aime bien savoir et montrer d’où je viens. Mais je ne me suis jamais spécialement focalisée sur le zouk spécialement. Mais j’aime quand même bien montrer d’où je viens. Ma mère est Bretonne et mon père Guyanais et je suis fière de revendiquer mon métissage créole. Ça se retrouve dans ma musique. Il y a toujours des choses à revendiquer, même si elles ne sont pas forcément tragiques, j’aime parler d’amour, j’aime parler des pensées qu’ont les femmes de mon âge. La musique permet tellement de choses...

S : Le zouk tournait mieux il y a quelques années...
B : C’est vrai que là on est beaucoup dans l’ambiance latino, mais il va revenir, j’espère grâce à moi tiens d’ailleurs...

S : Changer la tendance ?
B : Je suis en train de tourner mon clip en ce moment. On va commencer par le diffuser aux Antilles puis essayer de le faire rentrer ici. Je pense que si les choses sont efficaces et faites professionnellement, il n’y aura pas de soucis. Je suis toujours à fond dans le métissage dans le clip. On souhaite mêler les races et montrer que malgré tout il y a une union qui est là et que les jeunes sont beaucoup plus à-même d’être à l’aise avec des personnes de couleurs et de cultures différentes que nos parents et que nos grand-parents. Enfin, mes parents étaient à la mode avant. C’est vrai, aujourd’hui on voit beaucoup de couples d’hommes black avec des filles white ou le contraire. Et c’est donc plus courant aujourd’hui mais, il y a trente ans, on fusillait mes parents du regard.

S : Ils étaient avant-gardistes
B : Carrément. Je suis née d’une union qui dans la logique ne devait pas exister. Un Guyanais et une Bretonne qui n’avait jamais vu de black. C’est pour ça que c’est fabuleux d’être métisse car on vient souvent de deux personnes qui ont bravé beaucoup de choses même si ça paraît simple aujourd’hui. C’est pour ça que je m’intéresse à mes influences dans ma musique.

S : Alors avec une mère Bretonne et un père Guyanais on pourrait s’attendre à se que vous mélangiez plutôt le zouk et la musique celtique...
B : Je laisse ça à Manau parce que ce n’est pas évident. C’est difficile de bien placer la musique celtique. Il faut voir si c’est quelque chose de faisable parce que le zouk est une musique qui balance alors que la musique celtique est très rigoureuse dans le rythme. Bon, je vais essayé de travailler ça (rires). Il y a énormément de choses à faire.

S : C’est un truc à moi mais, pour comprendre les choses, j’ai  besoin de savoir dans quel sens elles vont. Vous m’avez dit que vous travaillez déjà sur un nouvel album. Qu’en est-il de vos tactiques pour vous faire connaître ?
B : Vous savez, tout est un travail de promotion. Tout est calculé et je crois qu’il ne faut pas non plus se voiler la face. L’artistique c’est beau parce qu’il y a le milieu studio, ce qui est du travail des paroles, composition de la musique puis de la voix. Mais à coté il y a tout ce qui est relationnel, se faire connaître. Je crois que faire un clip, c’est pour ça, pour faire connaître un visage. C’est très bien que les gens connaissent un nom mais il faut qu’ils puissent l’associer à un visage. Aujourd’hui la télé est souvent réservée à un petit groupe de personnes. Ce sont toujours les mêmes qu’on voie et je trouve ça dommage parce que, à côté, il y a tellement d’artistes qui ont du talent. Je ne me mets pas dedans mais ça me fait mal au coeur de savoir qu’il y a plein d’artistes qui pourraient faire des choses. J’ai eu du mal à comprendre ça au début parce que, quand on est jeune, c’est vrai que la télé c’est magique. Mais on ne sait jamais, des occasions pourraient se présenter. C’est du boulot mais il y a des projets et notamment ce projet de clip.      

S : Vous, vous préférez prendre votre temps
B : Avant de se mettre à faire parler de soi, il faut avoir quelque chose après le disque pour pouvoir dire ce que l’on a fait avant, et là ça commence à se monter. J’ai eu l’attention de plusieurs magazines. C’est comme ça que ça commence. Bientôt, il y aura mon clip et les gens pourront se rendre compte qu’il y a du boulot de fait. Et, une fois que les gens commencent à vous connaître, tout s’enchaîne.
Ça fait un peu démago, mais c’est le public qui est là qui sait ce qu’il doit choisir ou ce qu’il doit aimer. On peut les bassiner avec une musique mais on ne trompe pas les gens pendant longtemps. J’espère que ma musique continuera à plaire. C’est un début. Ça ne m’intéresse pas d’exploser comme ça et puis, après...

S : Ça me parait très sage, souvent quand on commence vite on tombe vite aussi...
B : Ça fait rêver tout le monde mais quand on aime vraiment on veut faire les choses dans la durée parce que, sinon, il y a quoi après ? Rien du tout ?
C’est vrai qu’à 22 ans, j’aimerais des fois que les choses avancent plus vite. Mais je suis bien entourée. Quand les choses doivent arriver, elles arrivent... Je voulais trop presser les choses et je vois que plus on les attend moins elles viennent. Les histoires du destin aussi, j’y crois beaucoup.

Vous pouvez vous procurer le C.D. Tempête de rêves dans les FNAC de la région parisienne (catégorie musiques du monde) ou via l’Internet à l’adresse : http://www.chab-production.com
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Semaine du Lundi 04.02.2002

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