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Studio des Sirènes

Studio des Sirènes

Le studio des Sirènes est né à Marseille en septembre 1998, dans une ancienne minoterie plusieurs fois utilisée comme local commercial, après deux mois de travaux d’aménagement.

 Après la transformation des lieux ont commencé les premiers enregistrements. Et cela fait maintenant un peu plus de deux ans que des groupes d’influences musicales très diverses choisissent ce studio : pour son équipement polyvalent et ses locaux qui permettent de multiples configurations de travail, mais aussi pour la convivialité, la décontraction et surtout la considération dont fait montre l’équipe technique.  Nous avons rencontré sur place Matthieu et Quentin qui ont accepté de répondre à nos questions…


Qu’est-ce qui vous a amené à créer votre propre studio ?

Quentin : Moi, je suis musicien depuis que je suis jeune ; déjà vers 15-16 ans, Matthieu s’occupait de la ‘technique’ quand je jouait dans mon groupe. L’envie de base a toujours été présente.
Matthieu : Oui, j’étais toujours là pour la technique. C’est avec le groupe de Quentin, Güs Weg Watergang, que j’ai commencé.

C’est donc grâce à ce qu’on peut appeler une ‘vocation’ ?

M. : C’est ça. Et l’évolution s’est faite progressivement. Ensuite, le déclic véritable a eu lieu suite à un concours de circonstances qui nous a amené à Marseille, alors que nous sommes originaires d’Avignon.
Q. : Nous voulions trouver un nouveau local, que nous avons fini par trouver après une longue période de recherche.

M. : Et à ce moment-là, je m’occupais bien sûr de la technique pour Güs Weg Watergang, mais je commençait aussi à travailler avec d’autres groupes ; je trouvais ça bien de pouvoir collaborer avec plusieurs formations différentes. Comme on arrive à avoir plus de contacts en milieu ‘pro’, et qu’on venait de trouver un local qui pouvait parfaitement s’y prêter une fois aménagé et équipé, le « Studio des Sirènes » est né…

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Q. : Eh bien, on a cherché le local pendant à peu près 6 mois…

M. : Le gros problème à ca niveau-là, c’était les contraintes de place, de possibilités d’aménagement, et… de prix ! Heureusement, le propriétaire de notre local a été sympa, il voulait soutenir des jeunes. On n’avait qu’un budget modéré : du coup, toute la ‘mise en forme’ des lieux a été faite par nous, pour ne pas générer de surcoûts. Ensuite, toujours par des apports personnels, nous avons investi dans un magnétophone professionnel.

Q. : On a choisi un matériel fiable mais simple à mettre en œuvre, pour pouvoir se consacrer vraiment à la musique pendant les séances de travail.

M. : La fiabilité était une donnée très importante, pour le respect du client. Puis le travail à proprement parler a commencé, mais nous continuions en même temps l’aménagement du studio !
Q. : C’était pas évident du tout.

M. : Et puis surtout il a fallu trouver une clientèle : la concurrence des ‘Home-Studios’ se fait de plus en plus sentir, bien qu’un studio pro offre des possibilités, des avantages hors de portée de ce genre de structures. Aujourd’hui, tout se passe bien, on a tissé un réseau relationnel avec différents musiciens, des associations ; en plus de ça, nous bénéficions d’un référencement à l’ARCAM (Agence Régionale pour la Coordination des Activités Musicales et chorégraphiques, région P.A.C.A, ndlr).

En contrepartie de ces difficultés, avez-vous pu bénéficier d’aides ?

M. : D’une manière générale, il n’y a pas vraiment d’aides pour les sociétés ; nous avons simplement la chance d’être établis dans une zone assez exonérée. En revanche, on bénéficie indirectement de « l’effet culturel » du moment : il existe pas mal d’aides et de subventions aux acteurs du milieu culturel en général, et musical en particulier, dispensées par les institutions - Conseil Régional, Départemental, etc.. - et par les associations à visée artistique. Quand les groupes perçoivent une de ces aides financières, ou qu’ils gagnent dans un tremplin quelques journées d’enregistrement en studio, nous sommes directement concernés.

Pour quel type d’utilisation le studio est-il le mieux équipé : enregistrement, mixage,  post-production ?

M. : On n’a pas d’orientation ‘typée’, spécifique ; on ne voulait pas se limiter au niveau des possibilités, c’est pourquoi on a opté pour un équipement polyvalent. Ici, nous pouvons réaliser tout type de travaux, de la maquette MIDI à la prise ‘live’ jusqu’à 10-12 musiciens simultanément.
Q. : C’était important pour nous d’avoir la possibilité de gérer plusieurs musiciens en même temps, étant donné que nous sommes nous-mêmes issus d’un groupe.

M. : Oui. Et puis nous avons à cœur de nous adapter aux besoins du client : récemment, on a réalisé une pub télé, et aussi une bande son pour une exposition…

Y-a-t-il un genre musical de prédilection au sein du studio ? Quel est votre type de clientèle ?

M. : Personnellement, nous avons une orientation plutôt ‘jazz’, ‘jazz rock’, musiques très acoustiques, mais ça, ce sont nos goûts personnels ! De toute façon, j’ai toujours écouté différents styles de musique. Au niveau du studio, nous n’avons pas d’orientation artistique particulière. Lors du premier contact avec les groupes, je fais en sorte de rassembler le maximum de renseignements pour bien cerner le travail à réaliser ; à partir de là, on s’adapte de manière à satisfaire aux exigences. Il nous est arrivé de faire des aménagements particuliers pour contenter nos clients ; on a même enregistré un groupe en pleine forêt durant trois jours ! C’est le soucis primordial : être compétents et souples pour que les client repartent satisfaits.

Q. : C’est ce qui fait tout l’attrait mais aussi toute la difficulté du métier : en fonction des artistes qui se présentent, le travail est toujours différent.

M. : Et puis si jamais il y a quelque chose qu’on ne peut ou ne sait pas faire, on le dit tout de suite : « C’est pas dans nos cordes ».

Comment réagissez-vous face à la recrudescence des nouvelles technologies (norme 96 kHz/24 bits, mp3, matériels et logiciels informatiques…) ?

M. : Pour nous l’important, c’est de réaliser des produits de bonne qualité, pas d’être équipés du matériel dernier cri. Nous travaillons dans une optique d’efficacité : il ne faut pas se noyer dans le technique ou le technologique ; ni surestimer les besoins réels et surtout les possibilités de rendu sonore qui existent en aval. Le 96 kHz/24 bits, c’est très bien, mais de toute façon, pour les chaînes Hi-Fi actuelles, le format est celui du CD, soit 44,1 kHz/16 bits…

Q. : Tous ces problèmes sont très délicats : ils demandent beaucoup d’expérience, c’est très empirique.
M. : Nous avons un multipiste numérique Otari 16 bits/48 kHz, mais nous mixons sur 1/4 de pouce analogique Studer, ce qui permet de bénéficier du meilleur des deux techniques. De toute manière, quelle que soit la technologie adoptée, c’est la qualité du ‘son’ du musicien lors de la prise qui est importante, le travail que nous réalisons avec lui pour obtenir la meilleure source possible.

Q. : Oui, cet aspect est essentiel !

M. : L’important est de définir une ligne artistique au départ pour aboutir à un résultat cohérent, à un bon son…

Q. : Par exemple, sur les albums de Led Zeppelin, même si la qualité audio du support n’est pas à proprement parler ‘excellente’, on sent une véritable adéquation entre la musique et la technique : le son (l'impression, l'image) qui en résulte est très bon, voire meilleur que sur pas mal d’enregistrements récents où l’on sent une uniformisation du son pour des groupes pourtant très différents.

Avez-vous prévu des évolutions pour le studio ?

M. : On va mettre en place une extension pour les répétitions juste à côté des pièces d’enregistrement, ce qui permettra aux groupes de pouvoir bien préparer leurs séances. On va aussi augmenter notre parc de microphones, c’est un point très important.

Q. : On a aussi l’intention d’étoffer la partie MAO (Musique Assistée par Ordinateur, ndlr) avec des expandeurs, etc.

M. : Et puis on prépare un site web, mais je n’en dis pas plus…

Si vous deviez donner un conseil à des jeunes qui voudraient venir faire une maquette chez vous, quel serait-il ?

M. : De se préparer le mieux possible !!! Il est très important de savoir ce qu’on veut, pour ne pas se perdre en pleine séance et donc pouvoir si nécessaire changer des choses pendant l’enregistrement (on ne peut faire de vrais changements que quand on sait vraiment ce qu’on voulait au départ). Aujourd'hui, la technique offre tant de possibilités qu'il faut faire des choix parmi celles-ci, comme un peintre va se créer une palette pour obtenir un résultat précis : c'est un travail indispensable que nous réalisons en collaboration avec le groupe quand nous préparons la séance.
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Semaine du Lundi 04.02.2002

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