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System Of A Down : Steal this album

System Of A Down : Steal this album
(Columbia)

Ô injustice! Pourquoi certains s’escriment-ils des années durant à jouer correctement un titre d’AC/DC tandis que d’autres énergumènes balancent des disques de frappadingues comme ils changent de chemise ? D’ailleurs, System Of A Down ne prend même plus la peine de changer de chemise. Steal this album n’est pas leur nouvel album. Après seulement deux efforts studio (dont Toxicity, encensé ici même par Damien P.), le groupe a regardé ce qu’il lui restait dans les cartons et s’est dit : tiens, y’a encore de quoi remplir un cidi ! Soit 16 titres, ou ébauches de titres, enregistrés entre 1995 et 2001.

Peu amateur des « nouvelles tendances méchamment sautillantes du métal » (pour rester poli), j’ai enfourné la galette dans mon lecteur avec scepticisme. Bah ! Des rogatons à peine dignes d’une face B de 45 tours d’un tribute-band à Julio Iglesias, ils ne vont pas me faire avaler ça. Errare humanum est, sed perseverare diabolicum.


Dès la première écoute, la conclusion s’impose : la plupart des musiciens pourvoyeurs de saturation de la planète enverraient leur petit frère visiter le bureau de Bush avec un écriteau « I Y Saddam » dans le dos, si le diable, en échange, leur permettait de composer rien qu’une demi-douzaine de titres du niveau de ces chutes.

Ce qui fascine surtout, c’est la capacité du groupe à captiver l’auditeur. Les charges hurleuses du power-métal laissent place à de pures mélodies mélancoliques, entrecoupées de hoquets guitaristiques schizophrènes, avec retour par la case heavy-métal. La voix se situe quelque part entre le dragon-pas-content et Droopy-enfin-dépucelé. Avec quelques arrangements et touches d’instruments traditionnels qui tombent comme du beurre frais sur une tartine.

Essayez donc de classer un mélange pareil ! Risquons tout de même quelques cousinages - dans l’esprit, plus que dans la musique : Faith No More, Zimmer’s Hole et Devin Townsend (les premiers n’allant jamais sans le second), Mucky Pup, Carnival In Coal (sans le côté disco-métal !). Bref, que des joyeux désherbés du bulbe.

Bien sûr, les morceaux n’ont tout de même pas été livrés brut de décoffrage. Rick Rubin et Daron Malakian (guitariste de SOAD) se sont occupés de la production, Andy Wallace du mix. On laboure donc bien en terrain américain. Gros son. Syncope à go-go. Refrains extatiques. Il n’y a vraiment rien à jeter. Le résultat s’avère original, extravagant (le premier titre vous livre la recette de la pizza !), très personnel et, au final, addictif.

Maintenant, une question se pose : après s’être imposé à l’échelle mondiale en seulement deux albums, puis avoir osé sortir aussi vite un disque de "rarities" (que normalement seuls s’offrent les vieux briscards, ou les groupes qui ont splitté), qu’est-ce que le gang américano-arménien va nous faire péter à la gueule la prochaine fois ? Une chose est sûre : pas mal de groupes « plus actuels que nous tu meurs » risquent de se sentir comme l’auto-stoppeur, désespéré, qui pointe le doigt sous la pluie, en se faisant éclabousser par les camions vrombissant de toute leur inarrêtable masse.

Pour finir, deux remarques, histoire de râler un minimum. Primo, ce titre idiot. "Volez cet album". OK, et c’est vous qui vous frotterez avec la sécurité de Carrechour, les potos ? Bien sûr, c’est une blague, genre "on fuck le système". Dans ce cas, z’aviez qu’à le mettre en téléchargement gratos sur Internet, votre skeud, camarades ! D’autant que, à vous entendre, la moitié de la planète avait déjà piraté les versions non mixées des morceaux.

Deuxio, pourquoi la version collector de l’album était-elle vendu sans pochette ? Une fois le blister ôté, on se retrouve avec un joli dessus de boîtier transparent. Et pour avoir les paroles et les "credits", il faut aller sur le site du combo. Alors même qu’il a eu les moyens de sortir ce collector en quatre versions, avec quatre dessins différents sur la rondelle, réalisés par les membres du groupe. Quand on voit la qualité des œuvres, on a vraiment envie de leur dire : ne faites par raquer les fans pour des prunes et contentez-vous de la musique. Cela suffira à notre bonheur.

Site officiel : www.systemofadown.com
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Semaine du Lundi 24.03.2003

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