ACCUEIL RECHERCHE JEUX-CONCOURS CONCERTS FORUM CONTACT
Recherche
  Recherche rapide
 
Archives de A à Z
Recherche Avancée...
Catégories
  Variété Internationale Variété/Chanson Française Jazz/Blues/Country Rock/Metal
Groove/Funk
Pop/Disco
Electro/TripHop Techno/Dance HipHop/Ragga/Reggae Soul/R’n’B
Latin/Afro-cubain Traditionnel/Gospel World/Fusion Classique/Contemporain Film/Bande Son Compilation/Multi‑Genre Inclassables...
Communiquer !
 
Inscription à la Newsletter
 
Désinscription
Annonces Concerts
Petites Annonces
Forum
Amb France
  Aide
Contact
Webmaster
Liens
  Artistes
Labels
Radios Online
Resources Musiciens
Sites mp3
Structures
Studios
Webzines
Ajouter un site
Ajouter un studio
Partenaires
  COLUMBIA
EMI
EPIC
F COM
LABELS
NAIVE
PIAS
WAGRAM
WARNER JAZZ
WEA
...
Publicité/Promo
  Devenir Annonceur Opérations Promotionnelles

Sous le soleil exactement 2003 Brillantissime !

Sous le soleil exactement 2003 Brillantissime !

A partir de cette année, la ville de Draguignan pourra s'enorgueillir d'avoir assisté à la genèse d'un nouveau festival. Et on peut dire que "sous le soleil exactement" fut une réussite. Pendant trois jours, le public a été au rendez-vous, avec, certes, une petite baisse de régime pour la dernière soirée. Il faut dire que Draguignan n'avait jamais connu un festival de cette ampleur ! La population commençait même à se demander si, un jour, il allait se passer quelque chose d'intéressant chez eux. Michel Martig et toute son équipe ont relevé le défi et ce fut le carton plein.

Tout commença sur les chapeaux de roue, le 14 Août, par une soirée salsa. Au programme, deux légendes : Barbarito Torres, joueur de laud (luth) invétéré qui a participé au projet "Buena Vista Social Club" aux côtés de Compay Segundo, Ibrahim Ferrer et Ry Coder; et Yuri Buenaventura, que l'on ne présente plus.

Barbarito monte sur scène, et pendant plus d'une heure et demie, à grands coups de tres, de laud, de percus en tout genre et d'harmonies vocales rodées, Barbarito et su Piquete Cubano vont nous faire partager la musique traditionnelle cubaine. Le public commence à affluer et à participer activement, en tapant des mains et des pieds. Dommage que le groupe manque de percussions pour que la musique décolle vraiment.


Mais la majorité du public est là pour Yuri. Il a suffit de 3 albums et d'une bonne humeur communicative pour que ce petit bonhomme s'attire la sympathie de tous les gens présents. C'est la première fois que je le voyais sur scène, mais je ne m'attendais pas à ça. J'étais grand fan des albums de Yuri, mais en live, c'est dix fois mieux. Je suis littéralement tombé amoureux du personnage et de sa musique. Sur scène, il drive son équipe de musicos de main de maître, et saute dans tous les sens. C'est parti pour une heure quarante d'un show super rodé. Pas une hésitation, pas une fausse note, pas un moment de faiblesse. Les morceaux de ses trois albums ("Herencia Africana", "Soy" et "Vagabundo") sont au rendez-vous, agrémentés de deux reprises :"Mala Vida" de la Mano Negra, par laquelle il commence son show, et "Ne me quitte pas", morceau culte qui l'a fait connaître en Europe. Grandiose !

Le lendemain, changement d'ambiance : soirée reggae. Au programme trois groupes : Raspigaous, Kana et Tryo.

Les Raspigaous sont une joyeuse bande de fadas de Marseille qui distillent du reggae / ragga d'une excellent qualité. J'ai été agréablement surpris. Après avoir vendu leur premier opus auto-produit à plus de 15 000 exemplaires, ils viennent de sortir leur deuxième album : "Chien des Quais". Sur scène, la formation oscille entre 11 et 15 musiciens, et sont déjà très pros : ils sont super sympas, ne se prennent pas la tête (contrairement à certains…), et jouent bien. En plus, j'ai comme l'impression que l'immense majorité du public présent ce soir-là les connaît déjà. Pour preuve : ils chantent les paroles à tue-tête. A suivre de très près…

Deuxième groupe programmé ce soir-là : Kana. Je les avais déjà vu il y a quelques semaines au Cannes Palm Festival, j'ai donc été moins surpris par ce groupe popularisé avec le titre "Plantation". La bonne humeur est toujours présente, et le groupe remporte un franc succès, même si le public ne connaît que leur deux singles "Plantation" et "Pas de problèmes"… Tout ce qu'on peut espérer, c'est que le succès ne leur monte pas trop (vite) à la tête.

Ah justement, le troisième et dernier groupe de ce soir est le groupe reggae à la mode : Tryo. Après avoir débarqué avec plus de 2h30 d'avance avec un camion démesuré qui en fait encore rire certains, avoir passé la moitié de l'après midi à monter le décor reconstituant une plage (leur dernier opus se prénommant "Grain de sable"…), et avoir râlé contre beaucoup (trop) de choses, les quatre musiciens de Tryo montent sur scène. Sur scène, comme sur leurs albums, la puissance du groupe, ce sont les textes. Guizmo (guitare, chant), Manu (guitare, chant), Mali (guitare, accordéon, chant) et Daniel (percus) distillent un reggae akoustik mais aussi politik. Ils n'ont pas peur de râler (à bon escient cette fois-ci…) contre les injustices de ce bas monde. Parmi leurs cibles favorites, on retrouve le G8 et le phénomène de mondialisation, les technocrates, les extrêmes (l'album ayant failli s'appeler "Avant l'orage" à la suite du premier tour des Présidentielles)… Comme je le disais il y a quelques semaines, à l'occasion de la chronique de leur dernier album : enfin une musique qui fait réfléchir, loin des stars académiques …

Par contre, il est vrai que de râler tout le temps, et de s'improviser redresseur de tort peut devenir lourd, surtout sur scène. Les textes étant réellement intéressants, ils demandent une attention soutenue que ne peuvent peut-être pas fournir tous les gens venant s'éclater sur la musique de Tryo. Cependant, comme le groupe s'implique réellement, les membres de Tryp préfèrent naturellement le live, difficilement censurable. C'est ainsi que le groupe avait évité d'inclure le titre "Cogema" sur leur album pour ne pas être attaqué en diffamation (c'est ce que m'a appris Manu dans notre interview), mais a tenu à l'inclure dans leurs concerts… C'est aussi sur scène que leur message concernant les intermittents du spectacle prend tout son sens. Au milieu du concert, Mali prend le micro pour expliquer le problème des intermittents. Ensuite, pour bien faire comprendre au public l'avenir d'un pays sans intermittents (donc sans culture), le groupe descend de scène (officiellement pour 5 minutes…). Les Tryo osent. L'action fait suite aux beaux discours, donc le public ne peut pas leur en vouloir.

La troisième et dernière soirée du festival mélange à outrance les différents styles : ska avec le groupe local (et qui le restera…) les Parkinsonians, blues rock avec la légende Popa Chubby, et néo-métal avec les Karma Sutra.

Après avoir ingurgité un nombre de bières impressionnant, les lycéens du groupe Parkinsonians montent sur scène. Stressés à outrance, bourrés comme des coins, et ne mesurant pas la chance qui leur est donnée de jouer dans un festival, il font une musique difficile à supporter… Je ne dirai rien de plus, à part : n'achetez pas le disque.

Bon, place aux pros… En provenance directe de New-York, où il a été bloqué pendant 2 jours suite à une panne électrique, la légende du blues bien gras : Popa Chubby. Attention, le sieur Popa Chubby ne fait aucune concession. Sa devise pourrait être : "prends toi ça dans la face !" Déjà qu'il nous avait scotché pendant la balance, il remet ça. Comment dire ? … Il joue divinement bien. Le problème, c'est qu'il ait imprévisible. Parti pour jouer 1h30, il nous gratifie de presque 2 heures de show détonnant. Les Karma Sutra deviennent verts, car ils doivent jouer après… Mais bon, on apprécie la musique et … le spectacle (NDR : Claude … une guitare et un miroir svp !). Sur scène et hors scène, Popa met de l'ambiance. Rien à dire, il sait mettre le feu, son jeu de guitare me rappelant étrangement celui de Stevie Ray Vaughan… Sur lui, la guitare paraît un jouet, mais dès la première note, on découvre un jeu brut mais pourtant extrêmement sensible. Attention, le spectacle continue. Une des cordes de sa guitare est cassée, et il n'en a pas de rechange. Qu'à cela ne tienne, il vire le batteur de derrière sa batterie, et lui donne une leçon. Dix minutes de solo batterie made-in-Popa. Dans un dernier sursaut d'orgueil, le batteur improvise même un duo de batterie avec lui. Grandiose. Ceux d'entre vous qui l'ont ratés seront heureux de le retrouver le 19 Novembre à Juan les Pins. Notez-le sur vos tablettes !

Pour clôturer la soirée, mais aussi le festival, débarque un groupe de Pithiviers : Karma Sutra. Ayant eu la chance d'écouter leur album, "Laisse-toi faire", qui sort le 25 Août, je savais à quoi m'attendre : une musique puissante et revendicatrice. Dans ce style de musique, on trouve rarement des textes si bien écrit. Car tout comme Tryo, les Karma Sutra s'engagent. L'accès à l'eau potable, les femmes battues (qui trouve malheureusement un écho dans l'actualité), l'annexion du Timor Oriental, la dette du Tiers-Monde, en clair : les inégalités sociales sont montrées du doigt. Les Karma Sutra ont tout pour eux : ils jouent bien, pas trop fort (ce qui est rare dans ce style de musique), et sont, surtout, très sympas. Certes la majorité du public était partie après Popa, mais les Karma ont envoyé la sauce, et ont joué avec la même énergie que s'ils jouaient devant 15 000 personnes. A découvrir de toute urgence !

Grâce à une bonne programmation et à l'affluence du public, la première édition du festival "Sous le soleil exactement" a été, globalement, une réussite. La population de Draguignan, et même de plus loin visiblement, a accueilli ce nouveau festival comme il se devait, en répondant présent. L'équipe technique de la société Twin System, qui assurait le son et les lumières, a été fidèle à sa réputation grandissante : impeccable ! Suite à une défection de dernière minute d'une minable association locale (les Masques Feuillus), chacun des membres de la production, ainsi que certains partenaires (enfin ceux qui avaient jugé bon d'être présents…), avons mis la main à la pâte, outrepassant de très (très) loin notre rôle. Espérons que les erreurs de cette année serviront à la réussite de la prochaine édition.

Merci à Michel, Alain, Jean-Pierre, Claude, Corinne et Fabrice…

 
Si vous souhaitez réagir à cet article, cliquez ici !

Semaine du Lundi 25.08.2003

Avertissement | Partenaires | Recrutement | Contact | Confidentialité des Données Personnelles
1999 - 2017 © Amb France Music - GROUP. IMAGES 2. Tous droits réservés