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Stereophonics : You Gotta Go There To Come Back

Stereophonics : You Gotta Go There To Come Back (V2)

En Mars 2002, les trois musiciens qui composent le groupe Stereophonics, Stuart Cable (batterie), Kelly Jones (chant et guitare), Richard Jones (Basse), achèvent la tournée de leur album "Just Enough Education To Perform". Tout au long de l’année, notamment sur la route, Kelly Jones écrit de nouvelles chansons. Il s’installe ensuite dans un petit studio londonien pour enregistrer des "démos", avec l’aide de l’ingénieur du son ‘live’ du groupe, Jim Lowe.

De cette nouvelle méthode de travail, particulièrement excitante pour Kelly, résultera le quatrième album de Stereophonics : "You Gotta Go There To Come Back". " Je me rendais au studio de 10 à 18 heures avec pour objectif de finir un morceau par jour. Je savais que c’était une méthode de travail qu’avaient adopté certains artistes tels que John Fogerty de Creedence Clearwater ou les auteurs-compositeurs du Brill Building. Non seulement cela m’a permis de me concentrer sur mon écriture, mais aussi de trouver la direction et le son de ce nouvel album. J’ai apprécié cette liberté de travail et le fait de devoir résoudre des problèmes comme essayer de trouver le son correspondant exactement à l’idée que je m’étais faite dans ma tête. Par ailleurs en travaillant avec Jim, j’avais l’impression de découvrir des choses, de retrouver une certaine fraîcheur. J’ai naturellement continué à suivre cette méthode de travail qui m’a amené à produire l’album. "

Stereophonics prend ensuite la décision de se remettre au travail et de répéter les nouvelles chansons de l’album dans le garage de Stuart, le batteur. Pour la première fois le groupe allait jouer les nouvelles chansons sur lesquelles Kelly avait travaillé tout l’été. Pour la première fois également, depuis près de six ans, les trois membres du groupe allaient se retrouver seuls, sans équipe, ni manager. Un contexte qui les a naturellement amené à se rapprocher tant sur le plan amical que professionnel. Lorsqu’on leur a demandé quelques temps plus tard d’évoquer l’enregistrement de l’album qui avait démarré en septembre 2002, ils répondirent simplement : " Ce fut notre meilleur moment en studio ! On a retrouvé les mêmes sensations qu’avant notre signature sur une maison de disques. C’était à la fois un peu fou et très créatif. On était content de nous et l’ambiance était excellente. Nous sommes convaincus qu’il s’agit de notre meilleur album à ce jour et tant que nous parviendrons à faire de tels progrès d’album en album et à faire évoluer notre son à chaque nouvel opus, tout en gardant une certaine fraîcheur, nous parviendrons au bout du compte à atteindre nos objectifs. "


L’enregistrement de "You Gotta Go There To Come Back" s’est achevé en décembre 2002 avant d’être mixé en janvier 2003 à Los Angeles. Tout cela dans un laps de temps assez court. " Nous voulions réaliser un album plus dynamique, plus varié et plus émouvant. Nous avions le sentiment que le formatage radio rendait les productions de plus en plus uniformes, sans personnalité, privilégiant les sponsors au détriment de l’émotion. Chaque note et chaque mot de cet album viennent du fond du cœur. Il ne faut pas oublier que la musique, ce n’est pas une question de célébrité et de gloire, mais avant tout d’émotions. Je crois que cela a en fait été notre principal objectif sur cet album. "

Quelques mois plus tard, voici donc le quatrième album du groupe. Après l’immense succès qu’ont remporté les titres "Have a nice day" ou "Handbags and Gladrags" (qui est un titre de Rod Stewart), on les attendait au tournant. D’autant plus qu’ils ont été choisis pour faire la première partie des concerts français des Rolling Stones…

Comme tous les disques, le premier contact avec "l’objet" est la pochette, typiquement britannique. On y voit un père et son fils attablés autour d’une bière, et visiblement en pleine partie de cartes. Ca risque d’en choquer plus d’un, mais bon, continuons…

Le titre est assez mystérieux : "You Gotta Go There To Come Back" (il faut être aller là-bas pour en revenir). Le groupe explique : " c’est sur les expériences de l’existence, les erreurs que l’on fait, les bons et les mauvais moments, ce qu’ils nous apprennent sur la vie, sur nous-mêmes et sur le fait de se bonifier au fil du temps. Mohamed Ali a un jour déclaré : " Si tu es le même à 60 ans que tu l’étais à 30, c’est que tu as perdu trente ans de ta vie. "

C’est donc emprunt de cette philosophie que je découvre les chansons composant l’album…

Tout commence sur les chapeaux de roues avec "Help me", véritable épopée rock de 6:54 minutes. Six couplets et des riffs de guitare(s) et clavinet dans tous les sens. En clair, un son rentre dedans. Belle entrée matière ! On affine le son et on arrive sur "Maybe Tomorrow", vraisemblablement le deuxième single. Il suffit d'entendre une fois le refrain pour le retenir. Efficace. "Madame Helga", le premier single sorti le 19 mai, est un titre rock’n’roll comme je les aime à la fois glam, crade et torride, que le public avait déjà pu entendre lors des dernières performances du groupe dans des festivals l’an dernier. Pour bien l'apprécier, poussez le volume de votre chaîne à fond !

On arrive à la brit-pop typique avec le titre suivant, "You stole my money honey". Tout y est : la voix éraillée, la progression harmonique, les instruments… Bref : l'atmosphère. S'en suit le joyau "Getaway", nostalgique à souhait, qui évoque l’innocence perdue et la simplicité de l’enfance. (NDR : Si ce titre vous rappelle "Have a nice day", ce n'est pas un hasard…)

L’album réunit également d’autres perles telles que "Climbing The Wall", au texte très simple et personnel sur l’ennui qui mène à la masturbation et des interrogations telles que : " Si le soleil disparaissait de Los Angeles est-ce que toutes les stars du cinéma feraient leurs valises ? " (NDR : On reste dans la philosophie). Notez que pour la première fois, le groupe a fait appel à des cordes et des cuivres. Pour "Jealousy", ils ont ressorti le son guitare crade à souhait, sur un tempo lancinant et obsédant qui aurait plus à un John Lennon. Mais qu'est-ce donc ? Des chanteurs gospel font les chœurs. Ca aussi, c'est une première !

"I'm alright (You gotta go there to come back)", qui donne son nom à l'album, est loin d'être une merveille. On y retrouve un tempo lancinant, mais on s'ennuie. Hop, je zappe… Ah, ce qui suit est visiblement meilleur : "Nothing Precious At All" et son intro piano. Agréable sans plus. Pour "Rainbows and Pots of Gold", ballad pop, les Stereophonics ont ressorti les cordes, et même un mellotron, histoire encore plus comme les Beatles... La voix de Kelly est toujours aussi éraillée, à croire qu'il a avalé une boite de clous ! Mais paradoxalement, c'est très agréable a écouter.

"I miss you now" est, elle aussi, dans la pure veine de la brit-pop. Des voies dans tous les sens, noyés dans une reverb gate. Ceux qui connaissent "I want you", des Beatles, comprendrons l'atmosphère pesante de cette chanson. Dommage que la majorité des titres tournent sur les mêmes tempos lancinants. Il y a, en effet, assez peu de chansons qui bougent. Ah ! Voilà ! "High the ceiling" relève le niveau et le tempo. La puissance y est, et ça fait plaisir ! C'est une véritable tuerie. Un solo guitare wha wha, une voix haut perchée, tout en puissance (NDR : "time is on my side"). Dommage que ce titre se retrouve à la fin de l'album !

Avec le dernier titre, "Since I Told You It's Over", on atteind la perfection. La progression harmonique est cool, les cuivres créent une atmosphère particulière, mêlant puissance et sobriété. Dommage que la chanson s'arrête trop vite.

En définitive, un album assez mélancolique, empreint de nostalgie et de noirceur, autant dans les textes que dans la musique. Si sur le plan musical, cet album est le plus varié de toute la carrière de Stereophonics, au niveau des textes il réunit indéniablement les chansons les plus personnelles, explicites et introspectives de Kelly Jones à ce jour. C’’est d’ailleurs assez difficile d'imaginer que les trois musiciens ont pris du plaisir à enregistrer ces titres, malgré ce qu’ils ont pu dire. Mais une chose est sûre : avec "You Gotta Go There To Come Back" le son de Stereophonics s’affirme (NDR : C’est sans doute cela que les maisons de disques et les media appellent l’album de la maturité…). A découvrir.

Site officiel : www.stereophonics.com et www.v2.fr/stereophonics.html (en français)

 
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Semaine du Lundi 09.06.2003

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