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Taal : Skymind (Musea) ‑ Pangæa : A time and a place

Taal : Skymind (Musea) - Pangæa : A time and a place (BMI/Musea)

La magnifique surprise que voilà! Taal déboule sans promo ni trompettes, mais avec pas moins de dix musiciens (guitare, basse, batterie et percussions, clavier, flûte, violon, saxo, alto et violoncelle). Le groupe (euhm… l’orchestre?) combine avec une alléchante joyeuseté une base encore rock à du jazz, à du folk, à un doigt de classique, à du heavy-progressif. Ne me demandez pas une étiquette plus précise. Si j’étais disquaire, je renoncerai à vendre cet album tant je serais emmerdé pour savoir où le ranger.

Le premier titre utilise la ficelle bien élimée qui consiste à donner l’impression de chercher une radio: quelques secondes ci, un grésillement, quelques secondes de ça, etc. Mais le gimmick prend ici tout son sens, car il annonce un vrai brassage, une lessive à 90°c qui, en plus, n’abîme pas les couleurs.

Une intro avec un beat et un violoncelle, un riff de guitare musclé, puis la mélodie déboule, qui se fond dans un murmure, puis dans un chant presque déclamatoire, puis bientôt un break au piano limite jazz barré, puis plus loin quelques secondes de clavier qui font immanquablement penser à «Riders on the storm» des Doors. Ce pourrait être le bordel. C’est, au contraire, très construit et facile à suivre.


Une musique visuelle

Le deuxième morceau, avec sa flûte qui évoque immanquablement Jethro Tull, l’intervention d’un piano façon classique qui déraille, des chœurs à la russe, des moments qui rappellent «Love is all» (Butterfly Ball, vous vous souvenez ?) ou encore un violon à la tzigane, accroît ce sentiment de musique surréaliste (avec paroles à l’avenant), à l’allure bancale, qui ne sait sur quel pied danser, titube et se rattrape toujours.

Pas la peine de disséquer tous les morceaux. Chacun a sa folie, certains plus rock (les quasi dix minutes de «The purple queen’s lips»), d’autres plus sereins. Quelques passages sont même porteurs d’une certaine sensualité, d’autres vous évoqueront le Pink Floyd de «The final cut» ou Marillion… mais jamais un morceau en entier.

Il faut souligner aussi que la profusion d’instruments est utilisée à bon escient. Chacun intervient tour à tour pour apporter sa touche. Ce qui, au final, permet sans doute mieux de goûter au travail de la batterie et des percus, ou de la basse, que sur nombre d’albums de rock.

La musique de Taal s’avère évocatrice, c’est-à-dire visuelle. Elle fait naître des images, des sensations, qui m’ont parfois fait penser à Dali. En six morceaux, qui s’étirent de 6 à plus de 13 minutes, Taal fait montre d’un sacré caractère et d’un amour de la musique évident. D’un amour qui ne se satisfait pas de la routine mais qui, jamais, malgré les facéties et imbroglios ici joués (et «jouer» est vraiment le verbe approprié), ne privilégie pas la prise de tête sur la prise de plaisir.

Il n’y a pas de chanson en tant que telle, à peine un refrain (et encore, j’appelle refrain des paroles récurrentes) et pourtant on suit tout cela en arrivant à le fredonner, le nez en l’air. Seulement, Taal a le don pour vous faire un croque-en-jambe et, là où vous commenciez à siffloter, les guitares ressortent les griffes. Et quand vous tapez du talon, c’est un piano et un violoncelle qui font appel à votre sensibilité.

Progressif à l’américaine

Malgré toutes ces qualités, Taal laisse encore entrevoir un bon potentiel de progression -notamment parce que je suis sûr qu’ils peuvent encore gagner dans la fusion des diversités, sans pour autant jouer par principe du mariage des opposés. Sur «Skymind», le foisonnement ramène, peu ou proue, souvent au même type d’ambiance.

Ce disque, leur cinquième réalisation mais leur deuxième véritable album, ne pourra pas plaire aux die-hards de l’un ou l’autre style qu’ils abordent. «Skymind» doit s’écouter avec l’esprit ouvert et dispo, et surtout avec l’envie d’aller voir ailleurs si on y est, sans peur de se confronter à une musique inhabituelle.

Coup de chapeau, enfin, à Loic Bernardeau, le chanteur-parolier-percussioniste, qui signe aussi l’artwork du livret et ses esquisses.

Taal est de ces groupes qui font que, après avoir écouté leur disque, on aime la musique encore un tout petit peu plus qu’avant. Et qu’on attend le prochain avec impatience.

Pangæa, c’est un peu l’anti-Taal. Taal, accroche dès la première écoute malgré sa diversité. Mais j’ai eu besoin de plusieurs écoutes pour prendre goût à l’album de Pangæa. Il m’a semblé assez linéaire au premier abord et même un peu ennuyeux.

Ce n’est pas que «A time and a place» manque d’arguments. Ce progressif à tendance néo (entendez: assez boosté) s’ouvre sur un titre au refrain parfaitement mémorisable, «Something happened yesterday». Sans doute le meilleur représentant de cette espèce de heavy-prog’-FM, très américain : propre (sans doute trop), très travaillé, notamment du côté des voix et des chœurs, avec force claviers pour enrober le tout.

Pochette pas surprise

Voilà un groupe qui maîtrise son sujet… et y perd en spontanéité. Les références sont à chercher du côté d’un Symphony X quand ça cavale, et du Pink Floyd récent pour les passages plus planants. Même si, en plein milieu de l’album, on trouve une reprise de «Time» de… Pink Floyd, titre qui fête ses 30 ans cette année.

Le combo des frères Schenk, qui ont invité pour l’occasion Robert «Magna carta» Berry, ne dédaigne pas le lyrisme sur ce disque aux faux airs de concept-album, qui tourne autour d’une quête d’amour et de sérénité (un peu autour du pot aussi).

La pochette résume en fait assez bien l’ensemble: un homme assis sur un bord de terre surplombant un océan bleu-synthétique, des nuages lointains, des étoiles, un quartier de Lune, une triade d’oiseaux, un trois-mats flottant dans les nuages vers un haut portique à colonnade, derrière lequel brille le soleil. Temps... réflexion… introspection… infini… ça voudrait dire beaucoup de chose mais ça en fait trop, c’est trop policé à la fois, et l’illustration en devient gnan-gnan.

Mais comme ceci est extrêmement pensé et en place, le groupe parvient le plus souvent à faire oublier son manque d’originalité. Notamment quand il accélère le mouvement ou qu’il sort du chemin qu’il s’est tracé («The panther», avec un passage rythmique tribalistique, le final de «Myth», ou encore la toute fin de l’album avec «Anthem (one world)» qui cligne de l’œil vers le rock-US millesimé 70’s). C’est alors que sa fluidité fait merveille.

Bref, Pangæa ne s’adresse pas à aux progueux «canal historique» qui aiment jouer à casse-noisette avec leurs neurones, plutôt aux amateurs de bonnes chansons à la fois planantes et entraînantes, et qui ne font pas peur à la jolie voisine du dessus.

www.musearecords.com
www.taal.free.f
r (extraits en écoute sur le site)
www.pangaea-rock.com (« Something happened yesterday» en écoute ici).

 
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Semaine du Lundi 29.09.2003

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