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Jack In The Box : Matrice

Jack In The Box : Matrice
(Accrock Matic Productions)

Heureusement que je ne connaissais pas Jack In The Box avant d’écouter leur album, car j’aurais été plein d’a priori. Le rock-indus, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Et si l’on m’avait parlé d’une reprise du «Whole Lotta Love» de Led Zeppelin, l’un de mes titres préférés du mythique combo, à cette sauce pleine de tripatouillages, j’aurais organisé illico une chasse à cour avec prime à qui me rapporterait la tête des hérétiques sur un pic. Mais voilà… Cet album est riche, fougueux, innovant. Il m’a bluffé sur toute la ligne.

«Elle a», le premier titre, pose d’emblée les fondations: une intro électro, de la guitare trafiquée, une attaque rythmique cousine des orgues de Staline, et un chant vindicatif partant parfois dans les aigus (qui peut faire penser à celui de Chatte-Chatte d’Absurd, dont on vous parlait ici même il y a peu).


Le son est plein, malgré une production légèrement sous-calibrée. Il conserve un caractère humain, qui joue à plein la confrontation entre les ambiances et l’agressivité, entre les sonorités synthétiques et les influences plus traditionnelles du heavy ou du hard des années 1970-80, entre l’expérimentation et la mécanique.

Jack In The Box est un groupe qui a de la personnalité et cela est, à mes yeux, une qualité primordiale. Pas suffisante ? Certes. Sauf que «Matrice» prouve à chaque titre, et il n’y en a pas un qui fasse figure de remplissage, que le trio: primo, possède du talent et de l’imagination; deuxio, jouit d’une capacité à retranscrire ses ambitions et des émotions; tercio, sait expérimenter et maîtriser ses expérimentations. Tout cela d’un coup dans un premier album, c’est assez admirable!

Jack In The Box, tout en développant tout du long un même esprit, souvent sombre, claustrophobique, voire misanthropique, a l’intelligence de l’illustrer par différentes facettes.

Ainsi, les premiers morceaux donnent plutôt dans le machinisme spasmodique très travaillé, sans être artificiel. Un instrumental déboule vers le milieu, avec une intro où bataillent guitare et claviers, avant de prendre une tournure épique, pas loin de l’esprit du black-metal symphonique. Tandis que la fin laisse la place à des titres plus traditionnels, plus rock en un sens, quoique toujours intéressants, jusque dans les moments limite trash qui concluent le disque avec «Racines du mâle».

Un potentiel explosif

Les paroles, en français, collent bien sûr à la noirceur globale, avec des thématiques sexuelles («Elle a», sur le SM) ou qui abordent une vision pas très fanfaronne des rapports humains, des dépressions intérieures ou de la "déviance" (pas au sens sarkozien!), comme sur «Rire d’un fou» -à écouter en priorité. A noter que «Eclats de verre» est inspiré de la catastrophe AZF, intervenue peu avant l’enregistrement de l’album… à Toulouse (bien qu’il ne sorte que maintenant). Les refrains, eux, s’avèrent efficaces et percutants.

La modernité de Jack In The Box s’appuie donc sur un héritage sensible, avec des passages instrumentaux que l’on pourrait assimiler à du progressif ou, bien sûr, cette cover de Led Zep. Le groupe a d’ailleurs fait preuve d’une sacré "vista". Car, aussi incroyable que cela puisse paraître, «Whole Lotta Love» se prête admirablement à ce traitement indus, qui en fait ressortir toute l’énergie (jamais je n’aurais cru un jour écrire un truc pareil…). Chapeau!

Avec cette petite bombe, Thierry Claderes (guitare, chant, programmations), Bruno Brouard (basse, programmations), Hervé Chiquet (batterie) et le presque quatrième membre Jean-Pierre Soulagnet (claviers, programmations) démontrent un potentiel assez énorme et explosif. Sans vouloir tomber dans le lamento traditionnel sur les formations françaises, je serais curieux de savoir ce qu’il adviendrait des Jack In The Box s’ils venaient des USA.

Seulement voilà, ils n’ont pas derrière eux un gros label, ni de sticker «parental advisory, explicit lyrics» sur la pochette. Il leur manque aussi encore le "gros son", quoique cela puisse s’arranger pour la suite (mais il ne faudra pas tomber dans le travers opposé, qui ferait perdre son humanité à leur musique). Enfin, les morceaux gagneraient à être un peu plus compacts. Ils sont un poil étirés et, même s’il l’on est loin de s’ennuyer, ils ne seraient pas dénaturés avec une minute de moins par tête de pipe.

Si Jack In The Box était une attraction foraine, ce serait sans doute un train fantôme lancé à pleine vitesse dans un palais des glaces, ou un manège à sensation dont la nacelle se décrocherait en plein vol. Prenez vos tickets. Ici, pas de perdants.

www.jackinthebox.fr
Des extraits sont en écoute sur: http://perso.wanadoo.fr/jackinthebox/jack_mp3.htm

 
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Semaine du Lundi 06.10.2003

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