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Thiefaine ‑ En concert

Thiefaine - En concert

        Vendredi 22 Mars 2002, salle Nikaïa (Nice). En cette belle soirée, je suis assez heureux car je vais découvrir un nouvel artiste. Je dis "nouvel artiste" car, malgré ses 53 ans, personne ne connaît réellement Thiéfaine. Il boude volontiers les médias : il ne passe jamais à la télé et n'accorde que de rares interviews. Parmi ses fans, dans le public, j'entends qu'on le compare souvent à Higelin ou à Lavilliers... Dans quelques instants, je serais fixé.

        Première impression. Le concert n'a pas encore débuté que j'ai une certitude : c'est rock, avec tout ce que ce cela comporte. La bière coule à flots, et malgré l'interdiction de fumer, je commence à sentir des vapeurs identiques à celles d'un concert de Jamiroquai (il est vrai que Thiéfaine aimerait que l'on dépénalise la marijuana).... Deuxième impression : C'est la première fois que je vois le Palais Nikaïa si petit. Les trois cinquièmes de la salle ont été condamnés, et l'on atteint péniblement les 1400 personnes (sur les 9000 que peux recevoir le Nikaïa). Les gradins ont été avancés, ils jouxtent presque la scène. Quant à cette fameuse scène, elle a subi le même sort et paraît ridiculement microscopique. Troisième impression : parmi le public on retrouve la tranche d'âge 15-35 ans, mais aussi, Thiéfaine oblige, la "génération Woodstock".        Après une première partie complètement nulle (il faut dire au guitariste d'accorder un peu son instrument. Ca aide...), Thiéfaine entre sur scène. Entouré de 5 musiciens, il débute le spectacle en chantant assis sur un tabouret, dos au public, le titre d'ouverture de son dernier album ("Défloration 13"). : "Une ambulance pour Elmo Lewis". Le son est parfait, le jeu de lumières est inquiétant à souhait... Ca démarre pas mal. Je découvre très vite que l'intérêt principal chez Thiéfaine, ce sont ses textes (NDR : Ca y est, je sais où certains artistes français se prétendant "rock" ont piqué leur inspiration...). En revendiquant haut et fort qu'il est est influencé par Léo Ferré, Rimbaud ou Lautréamont, on est obligé de remarquer le ton à la fois anarchique, mais aussi sombre et sans espoir. Si l'on écoute Thiéfaine, nous sommes déjà morts; "il suffit de regarder le journal télévisé" nous dit-il... Au fil de ses chansons, Thiéfaine égratigne d'ailleurs les médias. Presque tout le monde y passe : TF1, M6, France Télévision, le Figaro, le Monde...        Le premier morceau passé, Thiéfaine commence à s'agiter frénétiquement. Celui qui est "incapable de rester droit devant un micro", d'après ses propres termes, allie volontiers le jeu de jambes d'un boxeur à l'attitude d'un Mick Jagger survolté. Le spectacle est réellement complet : les textes sont mis en valeur par les jeux de lumière. En effet, les musiciens ont joué presque l'intégralité du spectacle dans la pénombre, et l'on a rarement vu Thiéfaine en pleine lumière. Choix délibéré de l'artiste, qui, pourtant, ne nuit pas à la qualité du show. D'un point de vue musical, nous assistons à un mélange difficilement explicable. Cela varie entre rock, pop moderne, ballade, reggae, mais aussi (et surtout) trip-hop. Je ne m'y attendais pas du tout, et je dois dire que le mélange me plaît assez. Par contre, pour les fans, le spectacle semble un peu mou. Preuve est de constater que le "son Thiéfaine" a changé sur son dernier album. Il est beaucoup plus électronique, utilisant synthétiseurs et programmations électroniques. Sur scène, les morceaux ne sont pas totalement "live". Nous pouvons entendre des programmations et des choeurs préenregistrés (séquences). Quoiqu'il en soit, cela ne gâche rien à la musique, bien au contraire...        Après un première partie un peu molle, Thiéfaine va revenir à ses premières amours : le rock. Enfin !"On se croirait au Théâtre de Verdure"(NDR: Une ancienne salle de spectacle niçoise...) lance t'il à la foule, avant de recueillir sur scène un enfant d'un dizaine d'années qui allait se faire piétiner dans la fosse... En effet, le spectacle va réellement commencer maintenant. Le public s'endort et gueule, pas d'problèmes, on va les déchaîner. C'est partie : "Joli Mai, mois de Marie" réveille la foule; "Alligator 427" enchante le public, "Also sprach Winnie l'ourson" les divertie. Une mention spéciale à cette dernière chanson, dans laquelle on remarque tout le génie de Thiéfaine. Tel un nouveau Dieu (référence directe à "Also sprach Zarathoustra, de Nietzsche) Thiéfaine amasse tout ce qui le révolte (la télé, la guerre, le cinéma) dans un inventaire façon Prévert, ce qui le rend quasi-burlesque.       

C'est maintenant l'heure des rappels. C'est seul à la guitare que Thiéfaine entame "Affaire Rimbaud". Le public apprécie, mais visiblement, tout le monde attend la même chanson : "La fille du coupeur de joints". Thiéfaine a récemment déclaré que, lors de ses concerts, s'il ne jouait pas cette chanson, le public la chantait quand même à la fin du spectacle... Cela se vérifie encore ce soir : à peine Thiéfaine a t'il égrené les deux premiers accords que le public part au quart de tour. Ceux qui tiennent encore debout (et oui, la bière ça fait tourner la tête ...) s'en donnent à coeur joie ! Très belle fin de spectacle.


Hubert, moi je vous dit : Bravo et vive la mort ! Voici, pour terminer, quelques "vers" extraits de l'album "Défloration 13" (Epic / Sony). A méditer ....

"Dommage que Dieu ne soit plus à la hauteur" ("Quand la banlieue descendra sur la ville")
"La rue s'effondre et le peuple se lève, et j'avoue que ça me laisse pas indifférent" ("Quand la banlieue descendra sur la ville")
"Dès que tu nais, on te mets le pied à l'étrier" ("Also sprach Winnie l'ourson")
"Tu es fiché sur le fichier qui fait chier" ("Also sprach Winnie l'ourson")
"Boire ou bander, il faut choisir" ("Also sprach Winnie l'ourson")
"Il y a les horreurs que nous livre l'histoire, à la une des journaux pour faire jouir TF1" ("Also sprach Winnie l'ourson")
"L'amour est un enfant de coyote enragé" ("Also sprach Winnie l'ourson")

Et si vous aimez Rimbaud, ne manquez pas de lire les paroles des "fastes de la solitude".

Site officiel : http://www.thiefaine.com
Site de la maison de disques : http://www.sonymusic.fr

DISCOGRAPHIE :

Tout corps vivant branché sur secteur étant appelé à s'émouvoir (1978)


Autorisation de délirer (1979)
De l'amour, de l'art ou du cochon (1980)
Dernières balises (avant mutation) (1981)


Soleil cherche futur (1982)
Alambic sortie-sud (1984)
En concert vol.2 - live (1986)
Météo für nada (1986)
Eros über alles (1988)


1978-1983 - compil (1988)
Routes 88 - live (1988)
1984-1988 - compil (1989)


Chroniques bluesymentales (1990 )
Bluesymental tour - video (1992)
Fragments d'hébétude (1993)


Paris-Zénith - live (double album) (1995)
Paris-Zénith - video (1995)
La tentation du bonheur (1er volet du diptyque) (1996)


Le bonheur de la tentation (2ème volet du diptyque) (1998)
1978-1998 - compil (1998)
Bercy - live (double album) (1999)


Bercy - video (1999)
Bercy - dvd (2000)
Deloration 13 (2001)

Merci à Epic d'avoir permis la rédaction de cet article...

 
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Semaine du Lundi 25.03.2002

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