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Toto live in Nice

Toto live in Nice.
Nikaïa. 26 Janvier 2003.

Par un froid polaire (enfin pour Nice), je me rend au Palais Nikaïa en ce dimanche après-midi. Le concert est en effet prévu à 18 heures, et dehors, des milliers de personnes attendent déjà. Elles sont toutes transis par le froid, mais motivées. Motivées car elles vont voir l’un des meilleurs groupes du siècle. Que ceux qui ne connaissent pas Toto se réfèrent tout d’abord à la bio que j’avais rédigé il y a quelques semaines, à l’occasion de la sortie de leur dernier album : « Through the looking glass ».

En résumé, Toto est la réunion, il y a de ça 25 ans aujourd’hui, des meilleurs musiciens de studio de l’époque. Nous avions donc les trois frères Porcaro (Jeff, à la batterie, Steve, aux claviers et Mike à la basse), David Paich aux claviers, Steve Lukather à la guitare, et Bobby Kimball au chant. Et c’est après moult péripéties que se retrouvent que se retrouvent, à l’occasion de cette tournée, les musiciens fondateurs, avec deux des frères Porcaro en moins. Steve a préféré arrêter les tournées, mais continue à collaborer aux albums. Le regretté Jeff, quant à lui, nous a quitté le 5 Août 1992, peu de temps après la sortie de l’album « Kingdom of Desire ». Officiellement, il est mort d’une réaction allergique à l’insecticide qu’il rependait dans son jardin. Il est remplacé depuis par un autre monstre de la batterie, Simon Phillips.

Vous l’aurez donc compris, cette tournée est spéciale. Il s’agit de la tournée du 25 ème anniversaire du groupe. Et pour l’occasion, vous allez voir qu’ils nous réservent quelques surprises.


La première, et non des moindres, c’est qu’après 25 ans de carrière, le groupe s’est aperçu que le meilleur chanteur pour Toto, c’était Bobby Kimball, en clair : leur premier chanteur. Ce que tous les fans savaient depuis longtemps.

La seconde est que, contrairement à ce que j’ai pu lire dans le torchon local, les membres de Toto ne sont pas rouillés. Certes ils n’ont plus vingt ans, et le fait de voir Bobby déambuler sur scène avec son pantalon moule-burnes vire très rapidement à la franche rigolade, mais… Et bien pour cet événement extraordinaire dans la vie d’un groupe ( NDR : Essayez donc de répertorier les groupes qui ont tenu 25 ans, pour voir… ), tous les musiciens se sont enfermés en répétition pour nous livrer deux heures vingt de pur bonheur musical ! Les arrangements des morceaux ont été refaits et modernisés, mais les chansons n’ont pas perdu leur efficacité.

Chut ! Les lumières baissent, des ombres se dessinent… Bienvenue à l’une des plus belles soirées de ma vie…

18h07. Le premier arrivé sur scène est Simon Phillips , le batteur. Aussitôt ovationné par les 4000 personnes présentes, il est vite rejoint par David Paich , aux claviers, et Steve Lukather , à la guitare. Le morceau commence, « Girl Goodbye ». Mike Porcaro, à la basse, est toujours aussi classe. Mais ? Oh surprise ! Un deuxième guitariste ? C’est nouveau ! Il s’agit de Tony Spinner qui viendra renforcer les parties guitares de Steve. Les ambiances se créent, les jeux d’ombre sur le rideau de scène de fond aussi. David s’en donne en cœur joie. C’est alors qu’il arrive. Qui ? LE chanteur mythique de Toto : Bobby Kimball . Celui qui a enregistré les quatre premiers albums de Toto a encore sa voix d’adolescent. La voix mythique fonctionne encore, et quelle voix ! Durant tout le concert, Bobby va s’évertuer à pousser des cris de bêtes sauvages. Ah il a la forme le vieux !

Les trois premiers morceaux sont une telle tuerie hallucinatoire que j’en ai oublié les titres. Il faut dire que j’étais collé à la scène, occupé à prendre des photos. J’ai quand même reconnu l’un des morceaux instrumentaux les plus connus du groupe, « Child Anthem ».

A partir du quatrième morceau, je vais m’asseoir et j’apprécie. Steve dédie la chanson de George Harrison ( NDR : Qui figure sur le magnifique album blanc de Beatles, paru en 1968 ), « While my guitar gently weeps » à leur frère, Jeff Porcaro. Toto l’avait repris sur leur dernier allbum, et en plus, la chanson sert aussi d’hommage à Harrison… S’en suit « Bodhisattva », la chanson de Donald Fagen sonne plus rock que jamais. Voici, entre autres, pourquoi il fallait deux guitares sur scène. Surtout qu’en plus de bien jouer, le jeune Tony chante !

Ah, voici l’un des moments forts du concert. Steve présente son complice David Paich aux claviers, et la salle reconnaît instantanément l’intro d’une des chansons mythiques du groupe : « Africa ». Décidément, David Paich chante de mieux en mieux. Et là, l’incroyable se produit ! Comme tous les fans, j’attends ce moment depuis plus de dix ans. Quel moment ? Le refrain ! Avec cette voix suraiguë qui le caractérise, Bobby Kimball entonne les paroles du refrain, et là, c’est le délire ! Ca y est, ils y sont arrivés ! Après avoir changé plusieurs fois de chanteurs, Toto réussi enfin à faire sonner « Africa » telle qu’elle a été enregistrée, en 1982 ! C’est une jouissance incommensurable ! Finie l’époque des chanteurs de salles de bain : Toto a (re)trouvé son chanteur.

Pour récupérer de ce moment de bravoure, rien de tel qu’un p’tit solo de claviers. David Paich reste donc seul sur scène, et entame un solo piano assez jazzy ( NDR : c’est comme ça que j’appelle un solo dans lequel il y a des fausses notes …). Steve Lukather le rejoint quelques instants pour un « Don’t stop me now », enregistré, à l’époque avec Miles Davis, et repart presque aussitôt pour laisser David dans son impro New Orleans. Bon, c’est bien, mais c’est un peu long. Ah, ça s’arrête !

La deuxième partie du concert redémarre avec Tony Spinner, le deuxième guitariste, qui est convié à chanter « Can’t stop loving you ». Question chant, il se défend bien, le bougre ! Après ça, Toto nous refait le coup du solo, mais cette fois-ci, c’est Steve Lukather qui s’y colle. Assis sur une chaise avec une guitare acoustique. C’est parti pour la démonstration… Tous les guitaristes de la salle versent une larme.

On continue avec un « Waiting for you love » assez calme. Je m’aperçois alors qu’il y a un deuxième clavier / choriste caché derrière la scène. Etonnant ! Pourquoi ne pas lui faire une petite place sur scène ? Mystère… S’en suit « Georgy Porgy », et son lot d’impros déjantées à la fin, mélangeant joyeusement des passages de la BOF « Dune », et de « Hydra ». C’est le feu au Nikaïa. Le public n’en croit pas ses yeux ! Les musiciens présents dans la salle non plus. Après 25 ans de carrière, les musicos de Toto sont encore capables de ça ? Et bien oui, et mille fois oui. La meilleure preuve reste la chanson « English eyes ». Bobby a encore un peu de voix ? Alors on y va. Ceux qui ne connaissent pas la chanson et qui ne savent pas qu’elle commence par une note surrrrrrrrraiguë, quasiment impossible à chanter par un mec, ne peuvent pas mesurer l’exploit.

Attention les yeux et les oreilles, ils nous refont le coup du solo ! Ils se barrent tous de la scène, et y laissent le grand (!) Simon Phillips, derrière sa batterie. Précisons que Simon est un batteur extraordinaire, mais qu’en plus, c’est le producteur du dernier opus de Toto : « Through the looking glass ». Deux bonnes raisons de le laisser se défouler… Je n’aurai qu’un seul mot pour décrire sa performance : Bof. Le grand Simon nous avait habitué à mieux. Et la suite laisse penser qu’on s’enfonce dans le mauvais goût. En effet, Toto reprend une de ses anciennes chansons, « Can’t hold you back », à la sauce moderne. Comprenez avec séquence et playback, et tout le reste. Effectivement le morceau sonne différemment, mais il n’y a que Mike Porcaro (basse) et Steve Lukather (guitare) qui jouent. Toutes les autres parties sont en playback. Dommage d’en arriver là ! Attention à la star académisation !

Bon, après cette incartade au pays magique des WhatFor, les musiciens de Toto prouvent qu’ils restent de grands musiciens en attaquant leur deuxième plus gros tube : « Rosanna ». La voix de Bobby y fait encore des ravages, mais on sent qu’il est très fatigué… Comprenez : il commence à chanter faux. La fin de la chanson verra les exploits de Steve Lukather aux claviers… Oui, oui. Il vire son pote David de derrière ses claviers, et entame un p’tit solo. Bon… Il joue mieux de la guitare que du clavier ! Heureusement que David Paich repasse derrière pour ne pas nous un laisser un trop mauvais souvenir.

Je ne suis pas devin, mais ça sent la fin… Après un « Afraid of love » dont le groupe aurait pu se passer, ils terminent le concert par LE tube : « Hold the line ». Ca tombe bien, c’est le morceau que je déteste. Enfin, je dois reconnaître qu’il reste le tube n°1 de Toto. Le public chante à s’en rompre les cordes vocales, et Bobby fait de même. A croire que son objectif est de se casser la voix pour le reste de la tournée. Après un « Can’t get next you » super speed, et super écourté, le groupe quitte la scène.

De retour sur scène, ils nous font l’honneur d’un « Home of the brave » dédié à la paix dans le Monde. Ils auraient pu s’arrêter là, mais non ! Ils sont à l’aise, ils sont heureux, et nous gratifie d’un « White Sister » dont j’aurai personnellement pu me passer.

Que garder de ce concert marquant les 25 ans du groupe ? Deux choses :

Toto étaient, restent, et resteront d’excellents musiciens. Des bêtes de scène. Pour ne pas lasser leurs fans, ils n’ont pas hésité à revoir totalement les arrangements de plusieurs titres. Résultat ? Originalité et fraîcheur même après 25 ans de carrière.

Bobby est toujours aussi déchaîné. Durant le concert, il a tellement poussé des cris de bête sauvage qu’on se serait cru à un concert de métal hargneux ! Résultat ? Il a toujours une très belle voix, mais peut-être plus pour longtemps.

Site officiel : www.toto99.com
Merci à Image Publique…

 
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Semaine du Lundi 03.02.2003

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