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SUPERTRAMP, « some things never change »

SUPERTRAMP, « some things never change »

Humbles vagabonds que nous sommes, perdus dans les affres de l’existence, les cultes et mythes nous sont chers parce qu’ils semblent échapper aux vers. SUPERTRAMP, affublé de toutes parts de superlatifs, est beaucoup plus qu’une perfection musicale : un éloge de l’enfer et du paradis sur terre.

C’est en 1969 que Rick Davies crée le groupe, gracieusement épaulé par les milliards d’un hollandais surnommé SAM. Ce dernier deviendra leur mécène, quelques années plus tard…Rick, Roger Hodgson, Richard Palmer et Robert Millar composent un premier album en 70 : « Supertramp » n’aura aucun succès, malgré la symbolique qu’ils exposent sur la pochette de leur œuvre musicale. Mais déjà se dessinent un goût prononcé pour la symphonie et l’irrésistible désir de faire gueuler certains maux que l’on s’efforce de taire, sur terre. Le groupe est en état de crise, on se sépare et une autre formation naît en 71 pour « Indelibly stamped ». Il faudra attendre 1974 pour atteindre l’Idéal : « Crime of the Century ». Rick et Roger prennent en charge le chant, les mots, les pianos, les orgues, les harmonicas et les guitares. John Anthony Helliwell est le saxo-clarinettiste, Dougie Thompson le bassiste, et Bob Siebenberg le batteur. D’la poésie, comme pour faire honneur à l’auteur qui leur a inspiré leur nom de scène, William H Davies, dont nous citerons ici ces quelques vers : « he watched the sky, and he could tell for sure what afternoons would follow stormy morns ». Celui qui erre à travers cieux, celui qui songe et qui perçoit ce que l’on nous donne à voir ; « Dreamer », « Hide in your shell », « School », sont des morceaux qui nous rappellent que les jours sont trop courts. Il y est question de voyage, de trajectoire et des égarements de cette dernière. Le crime du siècle est peut être celui qui nous empêche de vivre un peu de ce livre ouvert aux images. Et l’enfer, c’est le hurlement que l’on entend, au tout début de « School » précisément. Supertramp-errant, à ne jamais prendre au pied de la terre, nous incite à déborder les lignes-mêmes, à penser ce qui aurait pu être…

Retour sur notre notice biographique qui finalement se perd en considérations métaphoriques…1975, « Crisis? What Crisis? » dépasse tout ce que l’on aurait pu imaginer. « You’re started laughing » raconte l’histoire d’un amour condamné à la désuétude. La crise, c’est le début du progrès et aussi celui du crédit que l’on nous donne ou pas. La vie en alternance. Alors, on se marre devant un homme qui croit encore aux bons sentiments. Supertramp ne s’attend pas à un plus grand succès, et puis, après une épopée de tournées, un exil de deux mois en pleine montagne, « Breakfast In America » arrive en 79. Toujours ce thème de l’humble vagabond qui raconte le monde, avec légèreté et précision, sans foi ni d’autre loi que celle d’être libre observateur de ce qui nous entoure : « Sweet devotion it’s not for me, just give a motion and set me free » (« Goodbye Stranger »). Et puis surtout le titre-phare de l’album qui prend le parti de rire de cet espace illimité d’artifices que sont les Etats Unis.


1982, the « Famous last words » sont les derniers que Rick et Roger chanteront ensemble. Après la tournée de 83, Roger Hodgson quitte le groupe définitivement. Trois ans de pop sans fond ni forme, pâles imitations de Supertramp qui renaît en 85 avec « Brother where you bound », entièrement écrit par Rick Davies. L’engagement dans cet album aux accents politiques : expression de défense de la Cité humaine. Un bel hommage à l’aventure de ces deux hommes qui se sont séparés : de jolis mots, une violence crue ( le cri, les échos qui se fondent dans chacune de leur chanson), tout ça est concentré et noirci avec « Brother where you bound ». « Sentences », « Execution », « Big Brother »…L’actualité, les souvenirs qui reviennent. Le lexique est naturel. L’homme et sa nature. « Free as bird » en 1985 est un bide : les chansons simples d’amour ( ou d’amour simple) ne touchent plus personne.

Ces variations rythmiques et affolantes tant elles sont fortes, enragées, parfois un peu tristes, nous donne l’envie d’aimer. Et d’aimer la vie, ses emmerdes ; d’engager le doute aussi. Et puis ces voix, ces claquements de doigts dans « Goobye Stranger », … Ce que j’en pense, c’est que tout ça est bien réel.
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Semaine du Lundi 04.02.2002

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