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Jethro Tull, le rock cocufié à la flûte

Jethro Tull, le rock cocufié à la flûte

Inclassable, le groupe du flûtiste Ian Anderson écrit l'une des plus longues histoires du rock. Une partouze qui invite folk, jazz, blues et hard.

Rolling Stones, Lynyrd Skynyrd, Deep Purple, ZZ Top: parmi les mythes du rock, peu rivalisent avec la longévité de Jethro Tull. Sans doute l'une des formations les plus originales des trente dernières années. Sa musique tour à tour aérienne, festive, chantante, agressive, mais toujours très évocatrice, a parfois fait classer ce combo britannique dans la famille du progressif (souvenez-vous: Yes, Marillion, Pink Floyd, le early Genesis). Ian Anderson le mène depuis 1968. Il en reste le principal compositeur, le chanteur et le maître es-flûte, l’instrument qui insuffle la "Tull-touch”. Martin Barre, à la guitare électrique, apporte un soutien très incisif mais parfaitement complémentaire. Au -long- cours de sa carrière, Jethro Tull a porté les étiquettes blues, jazz, folk ou même hard-rock. Cette combinaison a gravé son succès mais en fait aussi la difficulté d approche. Aucun n'album ne se révèle à la première écoute. Cherchons les petites bêtes. La voix d'Anderson compense une étendue vocale moyenne par une grande suggestivité émotionnelle. Un peu comme celle d'un conteur ou -suggère l’imagerie un temps développée par le groupe- d'un ménestrel moyenâgeux. L’entendre déclamer "Walk on slowly/don't look behind you/don't say goodbye love/I won't remind you" sur l'album "Broadswoard and the Beast" (1982), c’est l’adopter. Deuxième critique: Jethro Tull n'évolue pas. La réponse est... oui! Mais alors, comme les Stones ou Deep Purple précédemment cités. Jethro Tull possède un son, identifiable comme le serait une intervention de la diva Maria Callas dans la version originale de "Joe le Taxi" by Vanessa Paradis. Mais entre le blues-rock-folk-prog’ des débuts et le rentre-dedans franc de la sueur d’un "Crest of a Knave" (1987), on traverse un canyon, sur un filin d’improvisation, notamment en concert. L’âge d'or, peut-on rechigner, est terminé. Vrai aussi: Jethro Tull s’est cherché, après un génie précoce. On conçoit des défauts autrement rédhibitoires! Et plus de vingt albums, quelques compilations et lives, auxquels s’ajoutent trois sorties en solo d’Anderson et une de Barre, ne suggèrent pas une ornière de stérilité. La musique des cycles

"La musique que je préfère écouter reste celle de Muddy Waters, la musique classique de Beethoven et indienne, et la pop", assure Ian Anderson. Il confirme ainsi que l’éclectisme de Jethro Tull ne doit rien aux modes. Le groupe en a vu passer! "Le plus gros changement a eu lieu à la fin des années 60 et au début des années 70. L'introduction d'influences musicales issues de nombreuses cultures du monde et périodes de l'histoire a engendré une évolution rapide et un environnement musical d'une grande richesse créative. Le folk, le classique, le blues, le jazz et les musiques d'Asie ont élargi la palette de la pop et du rock d'influence américaine. Tull a suivi cette évolution", analyse Ian Anderson. Ses fans affirment volontiers que sa musique a été en avance sur son temps. A côté du temps serait peut-être plus juste. "Depuis le milieu des années 1970, le développement a été plus technologique que musical. Les samplers, les synthétiseurs, les séquenceurs et la révolution informatique ont permis à tout le monde de faire de la musique à un prix abordable. Mais la musique fonctionne par cycles. Avec toujours les mêmes vieilles rythmiques, mélodies et harmonies, les chansons structurées couplet-refrain-pont", poursuit le leader du groupe. "Rien ne change vraiment. Mais chaque génération de jeunes musiciens redécouvre la roue. Donne un pot de peinture à un gamin et il te repeindra sa maison. Avec les mêmes briques en-dessous. La techno et le rap? Ce sont simplement des nurseries où grandissent des rythmes, avec de l'attitude. De bonnes idées mais qui tournent sur de tout petits cycles."


Jethro Tull comptabilise plus de 2500 concerts, à raison d’une centaine par an. En passant par la France. Pour ceux qui préfèrent d’abord risquer une oreille sur album, on a défriché pour vous... "This Was" (1968): tout premier album, très blues. "Stand Up" (1969): cette rondelle inaugure une période d'état de grâce. Elle ajoute aux blues des pincées de classique, de jazz, de folk et de ce qu'on appellera un quart de siècle plus tard la world-music. Résultat: n°1 en Grande-Bretagne, première tournée en Europe et aux USA, trois soirs au Madison Square Garden. "Benefit" (1970): peut-être le plus représentatif de la symbiose Anderson-Barre, entre la mélodie et l'énergie, le riff et la flûte, le folk et le rock. Pas une faiblesse. A écouter allongé et yeux fermés. "Aqualung" (1971) lui dispute la palme. Plus rock, cet album est souvent considéré comme le classique des classiques. Malgré leur trois décennies, “Aqualung” et surtout “Benefit” restent frais, tout en gardant une marque de leur époque. Un peu comme le whisky: une fois en bouteille, il ne vieillit plus, mais le 20 ans d'âge sera toujours meilleur. "Broadsword and the Beast" (1982): un disque un brin à part, qui introduit plus de claviers et moins de flûte qu'à l'habitude, alternant ambiances et retour sur guitare. Du tout bon. "Crest of a Knave" (1987) est à l'origine d'un des plus beau gags de l'histoire du groupe. Il a ramassé le Grammy Award du meilleur album de... heavy-metal. Paraît-il qu'Anderson lui-même n'a toujours pas compris pourquoi. Vigoureux donc, comme son très accessible successeur, "Rock Island" (1989), aux structures assez classiques. "Roots to Branches" (1995): le meilleur de ces dix dernières années, dixit la bio officielle. Et un retour aux sources selon les fans.

"J-Tull Dot Com" (1999), ultime album en date du groupe, a reçu un bon accueil critique. Plus orienté rock que flûte, il retrouve les sonorités d’Asie. Et un coup de bouzouki pour le quinquagénaire, un!
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Semaine du Lundi 04.02.2002

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