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Wampas, Marcel et son orchestre, Oberkampf,...

Wampas, Marcel et son orchestre, Oberkampf,
Parabellum, Subway, Suprêmes Dindes, Greedy Guts

Festival de Marne 2003

Sorte de revival du punk-rock alternatif français sous le grand chapiteau, découvertes sous le petit : l’affiche de ce samedi 11 octobre, dans le cadre du Festival de Marne, était alléchante. Et le public ne s’y est pas trompé, qui a blindé les lieux et s’est montré assez démonstratif durant les concerts.


Les vétérans de Parabellum donnent le ton dès 17h30 : tout à fond. Nettement plus carrée que lors de la première partie de Nashville Pussy au Trabendo (décembre 2002), le troupe de Papa Schultz embraye sur "Cayenne": «Mort aux vaches/Mort aux condés/Vive les enfants d’Cayenne/A bas ceux d’la Sûreté». La foule, qui remplit déjà presque complètement le chapiteau, reprend en chœur.

Les pogos ont, eux aussi, démarré au quart de tour, sur pratiquement toute la largeur de l’avant-scène, bientôt suivis des slams (le "surf" sur le public). Toujours aussi débonnaire -en chemise blanche et cravate-toc rouge-, Schultz a l’air tout heureux que le public, pourtant pas trentenaire en moyenne, connaisse un minimum le répertoire. «On arrête toutes ces conneries... Maintenant, on ne fait que du Star academy», ironise-t-il entre deux décharges.

Les légendes ne meurent jamais... même si elles prennent parfois quelques kilos. Parabellum achève son set par une espèce de pot-pourri (sacrilège! Nous n’avons le droit qu’à quelques secondes de "Anarchie en chiraquie") et balance une deuxième fois "Cayenne" en version speedé.

Seul ombre au tableau: la montée sur scène d’un lourdaud (déjà bourré?), qui se fait alpaguer par les gros-bras de la sécurité et leur résiste. Le concert s’interrompt quelques instants. Schultz essaie de calmer tout ce monde: le bourrin et les gros-bras (j’ai clairement vu deux manchettes partir au moment où le type, déjà ceinturé, était emmené backstage).

Le bar se trouvant sous le petit chapiteau, cela y rabat automatiquement le public assoiffé... et permet d’assurer une audience assez compacte aux groupes qui se produisent en ce lieu (d’autant que le grand chapiteau est presque blindé, dans la fosse comme dans les gradins). Je déguste ainsi ma première "mousse" en découvrant les quatre filles de Subway, juste au moment où elles dégoupillent une adaptation de "Mourir pour des idées" (Georges Brassens). Dans le genre power-rock au chant mélodique, le quatuor assure sévèrement. Le groupe fait preuve d’une bonne aisance scénique et dégage une énergie tout ce qu’il y a de positif. Le public le lui fait savoir. Un combo à suivre.

Retour vers la grande scène et quinze ans en arrière tout à la fois, avec Oberkampf. Le groupe fait durer l’intro le temps que le public se masse dans la fosse... Et vlan! Les vieux keupons vous saluent bien. Oberkampf œuvre dans un style à l’anglaise (c’est-à-dire sous influence Sex Pistols et Clash), avec chant en français. Mais la salle est moins démonstrative qu’avec Parabellum, alors que la musique me paraît bien plus accessible (qui a dit: «moins bourrin»?).

Pour la deuxième fois, un type grimpe sur scène. Il tourne autour du chanteur («T’as quelque chose à dire?»), qui lui cède le micro. L’invité surprise (fringué à la gloire de Bérurier noir) dénonce le savatage en règle dont aurait été victime le gazier qui avait pété son boulon pendant

Parabellum.

Oberkampf n’a quand même pas fait de la figuration. Mais peut-être le public attendait-il un groupe qui se donne un peu plus sur scène? Le gig se termine toutefois sur un coup de force (paroles: «Putain! c’est vachement bien, nous sommes tous des Européens», avec un inclusion d’un passage de "I’m so bored with the USA" des Clash).

Nouveau transit vers le petit chapiteau, où les pompes à bière ont déjà rendu l’âme, faute de fourniture. Question à cent balles: est-ce le rocker qui boit beaucoup, ou l’organisation qui avait vu trop court?

Les Suprêmes Dindes décrochent la palme du groupe le plus loufoque de la journée. Visualisez donc l’affaire: le batteur est habillé en vieux comptable terne et, sur le devant de la scène, se démènent trois femmes, habillées façon secrétaire de direction coincée (petit tailleur, jupe calée sur le genoux) dans un décors de fleurs en plastique. Kitsch! Précisions que l’un des trois secrétaires (les "dindes", donc) est un secrétaire puisque, sous l’accoutrement, se cache un ancien des VRP.

Le public, mi-surpris, mi-rigolard (malgré quelques réactions de pseudo puristes qui n’ont toujours pas compris que le punk-rock n’exclue pas l’humour) leur fait un joli succès. Surtout que la chanteuse fait péter le tailleur et se lance en slam (saut depuis la scène dans la fosse, rattrapé par le public) en sous-tif. Et la musique dans tout ça ? Disons que ça ressemble assez à des comptines pour enfants pas sages et biberonnés au rock alternatif, parfois entrecoupées de petits sketches. Ne ratez pas les Suprêmes Dindes si elles passent près de chez vous!

Marcel et son orchestre était très attendu, pour le moins, surtout que le nouvel album vient de sortir ("Tous pour un… Chacun ma gueule"). Comme prévu, ce troisième concert d’une tournée d’une trentaine de dates à travers la France fut une heure de délire.

Il ne s’était pas passé cinq minutes que, déjà, sur "Petite culotte", un exemplaire de l’accessoire en question atterrissait sur scène! Tandis que des pétards balancés depuis les backstages (visiblement sans que le groupe s’y attende) ajoutaient leur grain de poudre.

La meilleure description de leur prestation est tout simplement le titre de leur (très bon) album live: "Youpii, Groovii, Heavii, Crazii, Sexii, Show!!!". Car, outre la musique, il y a le spectacle. Tous sont déguisés, font les andouilles, grimacent et jouent de l’auto-dérision. Imparable.

Ce qui n’empêche pas les Marcel de dire ce qu’ils pensent (cf. le refrain: «Jacques a dit: c’est interdit/Y’a qu’à lui que tout est permis», spécial dédicace à Chirac-Sarkozy). Ou de faire monter deux filles sur scène et de les attifer en fées. Ou de dédier une chanson aux filles qui sortent avec

des boulets, genre punks «qui ne mettent pas de déodorant pour pouvoir acheter trois Valstar». Ou de reprendre à la façon "Le pornographe" de Brassens.

Que la zic vire latino ou punk, mambo ou rock, métal ou reggae, on se marre. Bien sûr, slamming et stage-diving sont incessants. Vers l’avant de la fosse, la chaleur devient étouffante. Et hop! Cette fois, c’est un ado que le groupe fait monter dans un canot pneumatique avant de le lancer dans une foule qui remue sur un gros ska à la dynamite.

Le tube "Où sont passées mes pantoufles?" clôt l’affaire, juste avant que, comme de tradition, les Marcels fassent entonner à la salle «Meuh-meuh font les vaches/Les vaches font meuh-meuh»... C’est très con (et ils peuvent se le permettre car, par ailleurs, les Marcel ont la crédibilité de leurs engagements) mais c’est très bon. Et tant pis pour les pisse-vinaigre. A noter qu’une fois les allumés du nord sortis de scène, un "petit-train" de plusieurs dizaines de spectateurs s’est mis à tourner spontanément dans la fosse! Le deuxième effet Marcel, sans doute.

Mille excuses: j’ai loupé Greedy Guts. Mais franchement, programmer leur concert juste avant le début de celui des Wampas n’était pas une excellente idée...

Que dire du show de ces derniers? Que dire de plus que tout ce que vous avez déjà lu ou entendu, et que l’on vous a déjà dit ici même à propos de leur performance monstrueuse aux Solidays? «Didier Wampas est le roi»: ce n’est plus un refrain, c’est une réalité. Sans doute pour s’adapter au public du jour, le groupe a encore ajouté un coup d’accélérateur par rapport à Solidays... mais aussi par rapport à leurs tournées précédentes, me confiait un ami scotché sur place après coup.

Un seul titre suffit à Didier Wampas pour se chauffer. Ensuite... Ce qui se passe sur scène tourne à l’hallucination visuelle. L’investissement extraordinaire et total du chanteur-qui-chante-faux-exprès force le respect (et déjà qu’on le respectait beaucoup pour sa longue carrière jusque là plutôt underground!). Mais aussi cette façon simple, pleine d’une naïveté revendiquée, enfantine, d’aller chercher le public pour jouer avec lui, de le faire participer, de lui annoncer que «Ce soir, c’est Noël», même si ce n’est pas Noël, mais on s’en fout, car c’est Noël si on veut!

Oublie-t-il les paroles sur une chanson? Il le chante (sans que le public s’en aperçoive!) Un type monte-t-il sur scène pour prendre Didier dans ses bras? Il lui fait la bise! On eut encore droit à : la navigation sur la mer de la fosse debout sur une chaise; la tournée de bises au premier rang du public puis à travers la fosse; la chanson interprétée sur une caisse, une fois de plus au milieu du

public accroupi; les dizaines de spectatrices invitées à montées sur scène pour "Petite fille", puis qui en descendent... en se jetant dans les premiers rangs (où on a fini par crouler sous le boulot, surtout que Wampas finit par faire de même, bientôt rejoint par une donzelle qui lui a atterri sur le torse...).

Dans la fosse, le terme «bain de foule» prend tout son sens. Même si "bain", tout court, est plus adapté. On dégouline autant que le groupe sur scène. Arggh! Un peu d’oxygène, SVP! A ce point de folie, la musique, tout à l’arrachée, passe au second plan. Le tube («Si j’avais le portefeuille de Manu Chao...») relève carrément de l’anecdotique, bien que repris à gorges déployées.

Bref, les Wampas ont tout ravagé. Et l’on est ressorti de là à moitié abasourdis, primairement heureux. A croire que, comme ils le proclament par dérision, «Les Wampas ont inventé le rock’n’roll». En tout cas, ils le font vivre.

Sites officiels :
www.wampas.com
www.supremesdindes.com
www.subway-officiel.com
www.chanmaxrecords.com/greedyguts

 
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Semaine du Lundi 20.10.2003

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